‹ Traité de la chaleur considérée dans ses applications. 4. éd. publiéeChapitre 34 sur 298 · CHAPITRE III. — MANOMÈTRES ET THERMOMÈTRES · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. — MANOMÈTRES ET THERMOMÈTRES

donne facilement au cylindre de plomb la forme des cannelures des bouts des tuyaux, et le joint devient parfaitement étanche quand le mastic a pris un peu de consistance.

11 H . Les figures 222 et 223 représentent la disposition qu'on donnait assez généralement aux manomètres à air comprimé. Le mercure était renfermé dans une boîte en fonte, à la partie supérieure de* laquelle le réservoir de vapeur communiquait par un tube de fer ; cette cuvette portait à la partie inférieure un tuyau de fer dans lequel plongeait le tube de verre, afin d'éviter qu'une partie de l'air du tube ne s'échappât par un décroissement brusque de pression.

Les manomètres à air comprimé sont maintenant complètement abandonnés, parce que le volume d'air qu'ils renferment diminue graduellement par l'oxydation du mercure. On reconnaît facilement qu'il y a absorption d'oxygène, parce que les instruments indiquent, sous la pression de l'atmosphère, une pression plus grande, et parce que le mercure acquiert en peu de temps la faculté de mouiller le verre, ce qui indique qu'il tient de l'oxyde en dissolution. On a cru obvier à cet inconvénient en introduisant une petite couche d'eau au-dessus du mercure ; mais, parce moyen, le métal s'oxyde encore plus facilement.

H 12. L'inconvénient que je viens de signaler pourrait facilement être évité en substituant à l'air de l'hydrogène, de l'azote ou de l'acide carbonique, et cette substitution ne présenterait aucune difficulté. Par exemple, pour la disposition du manomètre indiquée figure 224. on remplirait l'appareil de mercure jusqu'au points, l'extrémité b étant ouverte ; en inclinant légèrement le tube, le

Fig. 22->.

Fig. 223.

Fig. 224.

mercure arriverait au point b. On mettrait alors le tube en communication avec une vessie renfermant le gaz qu'on voudrait introduire dans l'appareil, et on placerait l'extrémité b du tube dans l'ouver-

ture d'un bouchon de liège fixé dans l'ajutage du robinet de la vessie ; en pressant la vessie ou en redressant l'appareil, le gaz s'introduirait dans le tube ; on le fermerait au chalumeau, en un point où il aurait été étranglé, afin de faciliter l'opération. On obvierait ainsi complètement à l'inconvénient qui a fait abandonner les manomètres à air comprimé.

Manomètres métalliques.

H13. On emploie maintenant pour tous les générateurs à haute pression, et surtout pour les locomotives, des manomètres dont le jeu repose sur l'élasticité de certains métaux. Ces instruments ne donnent pas des mesures de la pression aussi exactes que les manomètres à air libre, et que les manomètres à gaz comprimés disposés comme nous l'avons indiqué (1112) ; mais comme ils sont d'un emploi beaucoup plus commode, et d'un prix peu élevé, l'usage en est très-répandu, et ils ont fait disparaître tous les autres systèmes de manomètres.

1114. Manomètres de Bourdoti. — Ces manomètres sont fondés

sur le principe suivant. Lorsqu'un tube creux et courbe esl soumis intérieurement à un( certaine pression, il tend à s'ouvrir d'autant plus que la pression est plus considérable. Les figures 225 et 226 représenteni la disposition la plus simple de l'appareil ; la section du tubej est une ellipse très- aplatie ; l'une des extrémités est fixe et com-1 munique avec la chaudière l'autre est libre et porte l'aiguille indicatrice de la pression. Lî graduation de l'échelle se fai!

par comparaison avec un mano^ mètre à air libre. Dans quelques appareils pour augmenter la course de l'index, l'extrémité libre di tube agit sur un levier ou sur un engrenage qui fait mouvoir l'ai guille indicatrice. M. Bourdon a donné à ces instruments un granc nombre de formes différentes : les uns permettent d'apprécier de

Fig. 225.

Fig. 226.

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