CHAPITRE IV. — SOUPAPES DE SÛRETÉ ET PLAQUES FUSIBLES
de dimensions très-res-
■[ 1135. On place quelquefois le poids dans l'intérieur même de la chaudière ; quand le poids a un diamètre plus grand que celui de la tubulure de la soupape, on l'introduit par le trou d'homme. Cette disposition est peu employée, parce qu'on ne peut ni vérifier la charge ni la changer.
M 36. La figure 231 représente une soupape chargée directement par un poids qu'on peut soulever à l'aide d'un levier. Cette disposition peut être employée lorsque la partie supérieure de la chaudière est difficilement abordable. Elle permet de soulever la soupape de temps en temps pour empêcher l'adhérence de se produire. Dans la disposition indiquée, la vapeur s'écoule par un tuyau communiquant au dehors, afin de ne pas remplir de vapeur la chambre des chaudières, qui est généralement, dans ce cas, treintes.
1137. On a aussi employé des ressorts de différentes formes, agissant directement sur la soupape. Ce mode de charge a un grave in-
' convénient : la pression augmente par la tension du ressort à mesure que la soupape s'élève ; et, pour que la section de sortie de la vapeur soit suffisante pour laisser écouler toute la vapeur qui se forme, il faut nécessairement que la pression dépasse la pression hmite.
1138. Soupapes à levier. — La figure 232 représente une disposition de soupape à levier. La soupape S est chargée , par l'intermédiaire du levier AB, mobile autour du point A ; C est une fourchette qui sert à guider le levier dans son mouvement et l'empêche de s'élever trop haut; il est évident, que la charge de la soupape est égale au poids P multiplié par le rapport des distances horizontales de l'axe de rotation à l'axe de la soupape et au centre de gravité du poids ; mais il faut tenir compte du poids du levier lui-même. En désignant ce poids par/?, par / la distance de son centre de gravité au point A (distance qu'on déterminera par tâtonnement en suspendant le levier entre deux pointes, jusqu'à ce qu'il reste en équilibre), refTet
Fig. 232.
Fig. 233.
du levier sera évidemment égal à P/ divisé par la distancehorizontale de l'axe de rotation à l'axe de la soupape.
Il est toujours avantageux de placer l'axe de rotation à la hauteur du point de la soupape pressé par l'appendice du levier, afin que, lorsque la soupape se soulève, son premier mouvement soit bien vertical et que les frottements latéraux du guide soient réduits le plus possible. Dans la disposition de la figure 232, il suffirait pour cela de
recourber la tige mobile de manière à faire descendre le centre de l'axe de rotation au niveau do la pointe, comme l'indique la figure 233. Il est également important que les ouvertures du cylindre qui sert de guide à la soupape se prolongent jusqu'au plan de contact, afin* que la vapeur puisse se dégager par le plus petit mouvement de la soupape ; cette condition est satisfaite d'elle-même, quand la soupape est guidée par des ailes ou par une tige verticale.
H 39. M. Chaussenot a fait aux soupapes de sûreté un perfectionnement important. Cette disposition est représentée figure 234. Le
centre de rotation du levier est exactement dans le plan de contact de la soupape et de son siège. La tige, fixée au levier et qui appuie à la partie inférieure de la cavité conique percée dans la soupape, peut être placée exactement dans la position convenable au moyen d'un jeu suffisant dans l'orifice du levier, à travers lequel elle passe, et de l'écrou qui la fixe. Cette tige agissant toujours sur le même point de la soupape, celle-ci reprend toujours exactement la même position, et on a pu ne donner qu'environ 1 millimètre de largeur aux bords inférieurs de la soupape, ainsi qu'à la pièce fixe sur laquelle elle s'appuie ; il ne peut y avoir alors d'adhérence sensible entre la soupape et son siège, et la soupape se lève exactement à la pression pour laquelle elle a été calculée.
H40. La figure 235 représente une soupape destinée à faire dé-
Fig. 234.
Fig. 235.