CHAPITRE IV. — SOUPAPES DE &URETÉ ET PLAQUES FUSIBLES
grande longueur, ou une série de ressorts disposés de manière à produire le même effet que s'ils n'en formaient qu'un seul, parce que la variation de pression, pour le mouvement que doit prendre la soupape, diminue à mesure que le mouvement du ressort a une plus Jurande étendue.
1145. M. Naylor construit une soupape à ressort dont la tension est réglée au moyen d'une vis d'ajustement qu'on fait monter ou descendre en agissant sur une roue à main ; un index se promène sur une échelle et marque la pression ; l'axe du levier est placé entre la soupape et le point d'insertion du ressort ; celui-ci est en contrebas de l'axe, ce qu'on obtient en recourbant le levier. Quand la soupape se lève, le levier s'abaisse du côté du ressort, et l'excès de
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tension de celui-ci est compensé par le raccourcissement du bras de levier, le point d'insertion du ressort se rapprochant de la verticale passant par l'axe par suite de son mouvement circulaire.
H46, Les soupapes de sûreté des bateaux sont placées dans de larges tuyaux ouverts au-dessus du pont pour conduire en dehors la vapeur qui se dégage ; ces tuyaux doivent être munis à la partie inférieure d'un tube destiné à évacuer l'eau qui résulte de la con- <lensation, et qui, sans le tube de décharge, s'accumulerait dans le tuyau et augmenterait la pression sur la soupape. En outre, à chaque soulèvement, cette eau s'écoulerait dans la chaudière, y conden-
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serait la vapeur et pourrait amener une diminution brusque de pression qui, dans certains cas, pourrait produire l'écrasement de la chaudière par l'excès de pression extérieure.
1147. On emploie généralement dans les locomotives des soupapes à levier maintenues par un ressort à boudin. La figure 238 représente la disposition d'un de ces appareils. Il y a deux soupapes placées l'une à côté de l'autre sur une même boîte cylindrique en
Fig. 238.
fonte C. Le levier L est fixé à une tige A à double articulation a eta' . Le ressort à boudin est logé dans un cylindre b dont l'extrémité inférieure est maintenue par une pièce à charnière c fixée sur la partie antérieure de la boîte à feu. Afin que la soupape puisse s'ouvrir complètement, aussitôt que la tension de la vapeur est arrivée à la limite extrême, on a adopté une disposition particulière qui augmente brusquement la distance de l'extrémité du levier au ressort ; cette distance est occupée par deux tiges courbées en sens contraire, articulées, qui se superposent en partie^ aussitôt que la soupape commence à se lever, la distance du levier au ressort se trouve augmentée d'une quantité suffisante pour que la soupape s'ouvre complètement. Le changement dans la position des deux pièces est produit par une tige de fer extérieure au cylindre qui renferme le ressort; cette tige est maintenue verticale par deux arrêts ; mais, aussitôt qu'elle s'est un peu élevée, elle échappe et, en se redressant, elle produit l'allongement dont nous avons parlé.