‹ Traité de la chaleur considérée dans ses applications. 4. éd. publiéeChapitre 77 sur 298 · CHAPITRE VIII. — INCRUSTATIONS DES CHAUDIÈRES · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII. — INCRUSTATIONS DES CHAUDIÈRES

Chlorure de magnésium 0,0090

Carbonate de magnésie 0,0088

Sulfate de magnésie 0,0125

Chlorure de sodium 0,0120

Sulfate de soude 0,0l4G

Acide sulfurique 0,0082

Chlore 0,0073

Savon à 30 p. 100 d'eau 0,1061

Acide carbonique 0,003

1274. Nous avons indiqué précédemment la difficulté qui résulte de la lenteur du dépôt des précipités formés dans l'eau par les réactifs qui servent à la purifier. Pour remédier à cet inconvénient, différents inventeurs ont imaginé des dispositions d'a[)pareils servant à mélanger l'eau avec une quantité préalablement déterminée du ou des réactifs convenables et à la filtrer ensuite, de façon qu'on peut ainsi obtenir une alimentation continue d'eau purifiée et claire.

127o. Epurateiir hyânotimétrique à filtre multitubidaire de M. A. Le Tellier. — Cet appareil représenté [fig. 260, 261 et 262) se compose de deux corps cylindriques en tôle rivés sur un même socle de fonte. G est le vase où s'opère la dissolution préalable du ou des réactifs ; H représente le système d'introduction de la masse d'eau à traiter, de celle qui doit dissoudre les réactifs et d'une certaine quantité d'air à laquelle l'auteur attribue l'entraînement de l'acide carbonique libre (cet entraînement nous paraît peu probable en présence d'un réactif dont l'effet est de précipiter l'acide carbonique). I est le filtre où se rend l'eau mélangée au réactif et où se fait la précipitation et la filtration.

L'eau à épurer arrive par le tuyau H muni d'uu robinet dont le boisseau est serré à l'aide d'un presse- étoupe et que l'on manœuvre au moyen de la clef K. Ce robinet étant ouvert, une partie de cette eau va remplir et alimenter le vase G par le tuyau N ; il est nécessaire que l'eau d'arrivée ait une pression de trois mètres environ. Le boisseau du robinet est creux et se termine par une tuyère L qui traverse l'eau à épurer. Une tige tronc-conique, munie d'un petit volant de manœuvre M, est filetée et traverse la tête de la clef du robinet qui lui sert d'écrou ; elle se termine par un obturateur tronc-conique qui sert à fermer ou à ouvrir plus ou moins l'orifice de la tuyère L, suivant la quantité d'eau qu'on veut traiter.

Le vase G porte une tubulure 0 en fonte, munie d'un couvercle qu'on ferme au moyen d'une presse-mobile ; cette tubulure sert à in-

troduire les réactifs à l'état solide. Un ressort à boudin P placé au fond du] vase G porte un petit champignon métallique sur lequel arrive le jet d'eau fourni par le tube N; il en résulte des oscillations

Fig. 260 et 2C1.

du ressort qui ont pour effet d'agiter le liquide et de faciliter la dissolution. Le nettoyage du vase G se fait au moyen d'un tampon de purge R.

L'eau qui traverse la tuyère L est lancée dans une seconde tuyère S qui communique avec le vase G par un tuyau T muni d'un robinet qu'on ouvre plus ou moins pour régler l'arrivée du réactif en-

Page 1