‹ Traité de la chaleur (volume 2)Chapitre 104 sur 283 · CHAPITRE X. — DISPOSITIONS DES aÉNÉHATEURS A VAPEUR · texte numérisé non relu

CHAPITRE X. — DISPOSITIONS DES aÉNÉHATEURS A VAPEUR

que la précédente ; afin de rendre le joint étanche, le filetage a été enduit de poussière de zinc méléeà du suif et une rondelle de plomb est mise entre le collet en bronze et la tôle ; la température de la fumée, pouvant atteindre souvent plus de 400" sur les navires, il est peut-être douteux que ce joint puisse résister à toutes les épreuves ; une rondelle de cuivre doux serait donc préférable à celle de plomb. La plaque tubulaire d'acier est affaiblie aussi par Tagrandissement des trous et le filetage dans la tôle ; ce filetage, s'il venait à se détériorer à la suite de plusieurs montages et remontages, forcerait à remplacer les plaques tubulaires elles-mêmes. Le tube, à sa seconde extrémité, ne reçoit aucun appendice, il est simplement bagué dans sa plaque tubulaire ; on a essayé les tubes Langlois sur des chaudières à basse et à moyenne pression.

Ce sont des tubes en fer qu'on emploie pour les chaudières d'usine et pour les locomobiles ; leur remontage, après un certain temps de chauffe, n'est pas toujours facile en pratique ; il exige toujours une certaine habileté, et on ne peut le confier avec sécurité au premier chauffeur venu, car un tube mal posé peut occasionner .un grave accident, aussi l'appUcation des tubes mobiles est-elle jusqu'ici fort limitée.

1382. De nombreuses expériences ont donné par kilogramme de houille brûlée dans les chaudières tubulaires à foyer intérieur 8, 9 et même 10 kilogrammes de vapeur ; la chaudière à retour satisfait au meilleur rendement, et si elle possède un vaporisateur amovible établi dans de bonnes conditions, elle offre l'avantage de fournir le maximum d'eff'et d'une manière à peu près permanente, puisqu'on a la faculté de maintenir les surfaces de cjhaufle constamment nettes.

1383. •Divers ateliers ont appelé improprement chaudière tubulaire la chaudière ordinaire à bouilleurs, dans le corps principal de laquelle on place un faisceau de tubes en fer compacte, comme celui des locomotives. La chaudière est à foyer extérieur par conséquent, et l'air brûlé, après avoir chauffé les bouilleurs dans son premier parcours, entre dans les tubes. On augmente ainsi la surface de chauffe à étabUr dans un espace donné, mais la chaudière reste à foyer extérieur et le faisceau tubulaire ne peut être nettoyé ; on a donc les inconvénients du faisceau tubulaire compacte sans avoir les avantages du foyer intérieur. On a, dans des installations de sucreries, placé ce modèle de chaudière, en supprimant les bouilleurs et en mettant le foyer extérieur directement sous le corps de chaudière

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