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CHAPITRE I. — DES GÉNÉRATEURS DE VAPEUR EN GÉNÉRAL

plus loin ; aussi, quand on ne les observe pas, est-on sujet à voir des fissures, des déchirures se déclarer dans Tacier, sans qu'aucune cause apparente ne les motive, et cela même à l'atelier de chaudronnerie, avant tout usage de la pièce fabriquée.

. Pour Tapplication aux chaudières, il ne suffit pas que la tôle d'acier offre un très-haut chiffre de résistance à la rupture. Il faut surtout que la charge limite d'élasticité, c'est-à-dire le poids au delà duquel les allongements cessent d'être proportionnels aux charges supportées, soit élevé ; il faut de plus que les allongements à la rupture soient beaucoup plus grands que ceux que nous avons indiqués plus haut. Maintenant, et depuis plusieurs années déjà, l'industrie métallurgique est parvenue à fabriquer des tôles d'acier moins carburé que celui qii'on obtenait autrefois, et qui satisfait aux conditions que nous venons d'énoncer. L'emploi du ferro-manganèse a contribué à ce résultat et servira à rendre cette fabrication plus régulière.

On a des tôles d'acier pour lesquelles les charges de rupture sont de 43, SO et même 80 kilogrammes par millimètre -carré et pour lesquelles les allongements à la rupture atteignent 25, 20, 15, ou 10 pour 100. Ces aciers sont fabriqués soit au convertisseur Bessemer, soit sur sole dans le four Martin-Siémens ; les chiffres suivants sont les moyennes de plus de cinquante recettes opérées au Creuset et à Terrenoire par les ingénieiu's de la Marine pour les fournitures à livrer à nos ports.

Les tôles douces Bessemer ont donné comme résistance à la rupture par milHmètre carré de la section initiale : 48'', 80 pour le sens du laminage avec 22 pour 100 d'allongement et 48^60 perpendiculairement au laminage avec 21 pour iOO d'allongement.

Les tôles douces Martin ont donné 47'', 10 pour charge de rupture en longueur avec 24.20 pour 100 d'allongement, et 47'',30 en travers avec 23,50 pour 400 d'allongement.

On observera que, contrairement à ce qui se passe pour les tôles de fer, ces tôles d'acier présentent presque exactement la même résistance dans le sens du laminage que dans le sens perpendiculaire. Cela semble naturel si l'on réfléchit que la matière est un métal ondu. On a trouvé cependant, dans une autre forge, pour des tôles d'acier Bessemer, 52 kilogrammes pour charge de rupture avec 18 pour 100 d'allongement, dans le sens du laminage, et 48 kilogrammes avec 22 pour 100 d'allongement, dans le sens perpendiculaire.

A TAmirauté anglaise, d'après l'ouvrage de P. Reed, on exigeait pour des tôles d'acier 25 kilogrammes de résistayce à la rupture par Péclet. u. 2

millimètre carré dans le sens du laminage et 47 kilogrammes dans l'autre sens.

Des expériences faites à Tienne (Autriche), par M. de Burg sur de$y tôles douces d'acier pour chaudière^, avaient donné de 52 à 58 kilogrammes de résistance à la rupture par millimètre carré avec un allongement de 14 à 21 pour 100, ce qui avait conduit l'auteur à conclure que ces tôles pouvaient avoir les 2/3 ou les 5/8 de l'épaisseur des tôles de fer.

Le constructeur spécial de chaudières en acier, M. Stuckenholz (à Witten en Westphalie) compte SB kilogrammes par millimètre carré pour les tôles d'Essen et de Bochum qu'il emploie.

En regard des chiffres précédents, nous mettrons ceux qui sont relatifs à la tôle de fer, afin d'en pouvoir déterminer la diminution d'épaisseur que l'on peut adopter en substituant l'acier au fer. On admet généralement que la résistance à la rupture des tôles de fer varie de 30 à 41 kilogrammes suivant leur provenance et leur qualité. Divers expérimentateurs ont trouvé, comme charges de rupture, pour les tôles puddlées, 30 kilogrammes ; 31\48 ; 32 kilogrammes ; 35\46 et pour les tôlesde Low-Moor, 41 à 42 kilogrammes. La résistance dans le sens perpendiculaire au laminage est habituellement moindre que dans le sens du laminage; suivant la nature des tôles, la première a été de 0,87 à 0,90 de la seconde.

Les allongements, variables avec la qualité, sont de 5 à. 10 pour 100 et parfois atteignent le chiffre de fer à câbles.

10S5. Connaissant la charge limite d'élasticité de la tôle douce d'acier et celle de la tôle de fer qu'elle doit remplacer, il est facile de déterminer l'épaisseur à donner à la tôle d'acier.

Nous trouvons dans le tableau de la classification des aciers du Creuset que pour la tôle douce d'acier, rompant sous la charge de 49^,20 par millimètre carré, la charge limite d'élasticité est de 26", 60; pour la bonne tôle de fer, on peut admettre que cette limite va de 12 à 15 kilogrammes.

En appelant a l'épaisseur de la tôle d'acier et / celle de la tôle de fer, on a la relation

2r)a=15r, d'où a = i^r=0,577r;

si /était de 0",011, épaisseur fréquemment employée, a deviendrait

soit 61/2 millimètres.

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