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CHAPITRE I. — DES GÉNÉRATEURS DE VAPEUR EN GÉNÉRAL

En prenant 22 kilogrammes pour limite d'élasticité correspondant à 45 kilogrammes de rupture, c'est-à-dire les conditions des marchés de la Marine, on aurait

Àtt

22a = i5A d'où « = 5! A a = 0,681/,

et si

/=H™», on a a = 0,68^f = 7»",59,

soit 7", 1/2.

Les épaisseurs des bonnes tôles douces d'acier pouraient donc être, suivant les qualités, égales à 0,60 ou 0,70 de celles des bonnes tôles de fer placées dans les mêmes conditions de résistance.

On peut admettre qu'il est possible d'avoir des tôles douces d'acier dont la résistance à la rupture soit de 48 à SO kilogrammes par millimètre carré et des tôles de fer pour lesquelles la même résistance soit de 32 à 35 kilogrammes. On fera travailler ces tôles au 1 /6 ou aul/S suivant qu'elles seront plus ou moins exposées à l'usure, contre laquelle on pourrait d'ailleurs se prémunir en augmentant l'épaisseur de 1, 2 ou 3 millimètres suivant les cas.

1056. D'après les différences qui existent entre les diverses valeurs de résistance que nous avons rapportées, on comprend de quel intérêt il serait pour les constructeur de chaudière de posséder dans leurs ateliers une machine à essayer les tôles ; comme nous l'avons déjà dit, le décret de 1865 ne fixe plus d'épaisseurs et impose aux constructeurs par cela même un surcroit de responsabihté, contre lequel ils peuvent se précautionner soit par un essai direct, soit en obtenant des forges que ces essais y soient faits lors des livraisons.

1057. M. Barba, ingénieur des constructions navales, a étudié les effets produits sur l'acier par le perçage, le façonnage et le recuit. Ses expériences, d'une très-haute importance, sont exposées dans le mémoire qu'il a publié [Baudry^ éditeur. Paris, 1876).

Ces expériences ont été faites dans les ateliers de Lorient sur des tôles douces d'acier commandées par la Marine au Creusot et à Terrenoire ; le cahier des charges portait que ces tôles oflriraient une résistance mtnima à la rupture de 45 kilogrammes et un allongement d'au moins 20 pour 1 00 ; conditions qui furent remplies, comme nous l'avons vu et au delà ; cet acier est celui qu'on tend à désigner en France sous le nom de métal fondu.

Il résulte de ces expériences et de celles qui ont été faites dans

les ateliers de Tlndustrie que pour les tôles d'acier, les trous devraient être forés et non poinçonnés comme on a fait pour la tôle de fer; le cisaillage devrait être remptecé par Taction de la machine à raboter ; au lieu de travailler une pièce à forme compliquée par petites parties et avec des réchauiTages partiels comme pour la tôle de fer, il faudrait agir sur la totalité des surfaces façonnées ; eniin les pièces qui ont reçu des façons devraient subir un recuit au rouge-cerise, aussitôt la pièce terminée. Ce recuit peut être effectué au charbon de bois en tas; mais pour des pièces de grande dimension, les fours à gaz offrent, indépendamment de Téconomie, la facilité d'obtenir, sans la dépasser, la température convenable sur une grande étendue.

Un atelier pour la chaudronnerie d'acier a donc besoin d'un outillage spécial pour faire un bon travail courant et doit être pourvu d'une force motrice plus considérable que pour la tôle de fer.

D'après les expériences de M. Barba, le forage des trous de rivets, le découpage ou Taffranchissement des tôles à la machine à raboter n'altéreraient ni l'homogénéité ni la résistance de l'acier; il n'en est pas de même du poinçonnage, du cisaillage, ni du martelage fait sans précaution: dans ces actions par chocs, la limite d'élasticité est dépassée et il se produit sur le point attaqué une espèce de trempe locale d'où résultent ces ruptures instantanées que l'on a observées sur les pièces façonnées au sortir même des mains de l'ouvrier. Le recuit au rouge rétablit l'homogénéité et fait disparaître TaffaibUssement produit, mais il n'est pas toujours facile ni même possible à opérer sur les grandes pièces.

1058. M. Barba a constaté que l'on peut supprimer presque complètement l'inconvénient du poinçonnage en enlevant au foret, sur la rive des trous, une zone de 1 millimètre de largeur ; on supprime de même l'inconvénient du cisaillage par l'enlèvement d'une zone de 1 millimètre au moyen du rabotage. La résistance des barrettes d'essai percées d'un trou poinçonné a été de 1/^ environ moindre que celle des barrettes forées ; en élargissant de 2 millimètres le diamètre du trou poinçonné, l'affaiblissement de résistance disparait presque complètement.

M. Barba admet que pour les tôles d'acier Bessemer la perte apparente de ténacité produite par le poinçonnage est de 22 pour 100 et pour les tôles Martin de 21 pour 100 ; ces deux nombres sont sensiblement les mêmes.

1059. Cet ingénieur a constaté sur la tôle de ferles mêmes effets

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