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CHAPITRE X. — DISPOSITIONS DES GÉNÉRATEURS A VAPEUR

vance par des procédés chimiques. Les désincrustants, remède précaire et peu sur, comme nous l'avons déjà dit, ne suffisent pas pour empêcher Tencrassement du faisceau tubulaire par les dépôts ; ce faisceau compacte ne peut être nettoyé qu'en étant démoU et souvent même complètement remplacé.

Aussi, beaucoup de constructeurs de locomobiles ont-ils adopté la chaudière à retour, à foyer amovible, que nous avons décrite (n* 1372); les locomobiles proprement dites ont généralement une force comprise entre 3 et 10 chevaux; on dépasse rarement cette limite, et il n'est pas fréquent qu'on aille jusqu'à 12 ou 1 S chevaux ; il faut, en effet, qu'on puisse conserver la faculté de les rouler sur les routes ordinaires.

1405. On n'est point aussi limité quand il s'agit des machines dites mi-fixes. Ces appareils ont une chaudière à foyer amovible, à retour et à réserve d'eau ; le corps de chaudière repose par des patins sur des longrines, et supporte lui-même toute la machine qu'on pourvoit, en outre, de la détente, de la condensation, avec pompe à air à double effet. La mi-fixe ainsi disposée est devenue un moteur économique pour les usines. Unmpteurde SO chevaux, par exemple, a deux cylindres où la vapeur passe de l'un à l'autre pour la délente, qui est posé sur une calandre indépendante de la surface de chauGEs soustraite au mouvement et à l'usure possible de celle-ci, possède une fondation solide et durable, avec la possibilité d'un déplacement facile (1).

1406. Dans l'origine, la locomobile avait un emploi limité aux usages agricoles et à ceux de certains chantiers. Depuis un certain nombre d'années, elle a été introduite dans l'industrie usinière, mais particulièrement sous la forme de mi-fixe.

1407. Dans les pays producteurs de céréales^ où la houille est chère et où la paille n'a pas de valeur, on voit des locomobiles qui activent des machines à battre, chauffées avec de la paille ; la chaudière est tubulaire, du genre de celle des locomotives; le foyer est alimenté d'une manière continue par une trémie ; pour que le tirage n'entraîne pas la paille à demi brûlée dans les tubes, on place en avant de ceux-ci une grille inclinée, laissant des jours très-étroits : c*est là un agencement fort imparfait*

(1) Un atelier spécial pour la constraction des machines mî-flxes et locomobiles du système Thomas, Laurens et Pérignon a été établi à Pantin par MM. Weyher, Loreau et O*; cette association a été transformée depuis plusieurs années en société anonyme sous la raison sociale « Société centrale de construction de machines. »

lys LIVRE vu. — VAPOBrSATION.

On applique à des chaudières fixes, aussi bien qu'aux chaudières locomobiles, un syslème tubulaire vertical. Nous parlerons de ces installations spéciales lorsque nous nous occuperons des chaudières verticales.

1408. On s'est beaucoup occupé aussi de l'installalion de machines à vapeur ou locomotives routières; mais on n'a rien fait de particulier quant à leurs chaudières ; on en est resté aux modèles usités pour les locomobiles. Quant aux machines pour labourer, on les a munies des chaudières de locomotives.

1409. Chaudières verticales. — 11 n'y a guère d'autres chaudières verticales, à foyer extérieur, que le modèle de bouiHote de la figure 251 qui ne s'établit que sur des dimensions plus ou moins restreintes

et de plus quelques chaudières chauffées par les chaleurs perdues des fours à réchauffer ou à puddier. La générahté des chaudières verticales est à foyer intérieur. Elles sont toujours d'une assez faible puissance et portent, le p)us souvent, le moteur de petite force qu'elles dessen'ent. Celui-ci est appliqué, soit contre leur calandre, soit sur un bâtis en fonte qui encadre , le tout. Elles sont tubulaires ou non tubulaires.

1410. La plusanciennc de ces chaudières est représenlée figures 29b el 296, la coupe verticale passe par la porte du foyer, la coupe horizontale passe par le faisceau tubulaire. Celui-ci est formé de tubes n, ii, implantés sur la calotte du chaudron fghi qui contient le foyer, et qui passent partie dans l'eau, partie dans la vapeur, de telle sorte qu'ils ne sont pas soumis sur toute leur longueur aux mêmes conditions de transmission de la chaleur. La partie qui se trouve dans la vapeur peut s'échauffer et même rougir, si on pousse trop le feu, ce qui, en l'absence deloute liberté de dilatation, fatigue les tubes et leurs joints dans la plaque crf, inconvénient qui compense bien, et au delà, l'effet que peut produire cette disposition comme séchage de la vapeur. Plusieurs boulons, tels que o, o', relient les deux fonds cd et hi. La flamme ou la fumée vont directement à la cheminée mn.

141 1 . Les figures 297 et 298 représentent le syslème de L. Chevalier (de Lyon). Le plafond des chaudières mlik reçoit bien encore

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