‹ Traité de la chaleur (volume 2)Chapitre 132 sur 283 · CHAPITRE PREMIER. — DISTILLATION SIMPLE. 2i · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER. — DISTILLATION SIMPLE. 2i

iodl. Le premier appareil de condensation qu'on a essayé de substituer au serpenlin, est composé (/îy. 3H ) de deux cônes tronqués ' ABCD et À'B'C'D' ayant un même axe; l'intervalle est exactement fermé en bas par un diaphragme annulaire qui est soudé avec chacun des canes ; il est fermé en haut par un couvercle à rebords plongeantdansunerigole annulaire remplie d'eau; la partie inférieure est un peu inclinée etpoHeau point le plus bas un tuyau à robinet ; à la partie supérieure se trouve un tuyau F destiné à recevoir un tube d'un phis petit diamètre qui amène les vapeurs de la chaudière. Cet appareil est, comme le serpenlin, fixé à demeure dans une cuve dont l'eau s'écoule par la partie supérieure et se renouvelle par le bas ; il est d'une conslniction simple, el, ce qui est Irès-avantageux dans p. ^^^

un grand nombre de cas, d'un nettoyage facile, le couvercle supérieurpouvants' enlever aisément. Cetappareil, connu depuis longtemps, a été employé et a donné de bons résultats.

SoHmani, dans son alambic que nous décrirons plus loin, a employé un condensateur de forme différente, composé de deux lames de cuivre pliées parallèlement en zigzag, et qui laissent entre elles un intervalle d'une hauteur constante formé latéralement par des lames de cuivre exactement soudées aux premières. Cet appareil reçoit par la partie supérieure le tuyau d'arrivée des vapeurs, et porte à la partie inférieure un tuyau à robinet par lequel s'écoute le liquide condensé ; it est, comme le précédent, fixé dans une cuve pleine d'eau. Pour cette disposition, il est plus avantageux d'employer une cuve carrée.

On pourrait aussi employer une disposition que l'on doit à M. Brune), el dont cet ingénieur s'est servi dans une machine où it se proposait d'utîhscr l'acide carbonique comme force motrice. Ce réfrigérant est composé de deux caisses cylindriques exactement fermées, et qui communiquent entre elles par un grand nombre de tubes parallèles, dont les extrémités sont exactement soudées au fond inférieur de la première caisse el au fond supérieur de la seconde ; la première caisse reçoit le tuyau qui amène les vapeurs, et la seconde un tuyau à robinet pour l'écoulement du liquide qui provient de la condensation; le fond inférieur de la .seconde caisse est un peu incliné, et l'appareil se place, comme les précédents dans une cuve en bois pleine d'eau.

Od pourrait se servir d'un tuyau à section rectangulaire, dont un des côtés serait très-grand par rapport à l'autre et qui serait contourné en spirale. On a aussi employé la disposition représentée dans la figure 312 ; c'est une caisse cylindrique AA', renfermant une série de vases lenticulaires CC, DD', EE'..., qui communiquent entre eux; chacun d'eux renferme une calolte isolée bb, ce, dd..., qui oblige la vapeur à suivre la surface supérieure de la lentille. 1508. Toutes ces dispositions ont le grand inconvénient de ne pas permettre l'expulsion complète de l'air, et par suite de produire moins d'effet utile à surface égale que les serpentins. Les serpentins, dont on peut multiplier le nombre à volonté, doivent être préférés aux autres dispositions, à moins que les vapeurs ne forment des dépôts qui ne pourraient pas être enlevés par un lavage ; dans ce cas, il faudrait employer l'oppareil figure 312, ou un appareil composé de tubes verticaux communiquant par leurs extrémités avec deux boites munies de couvercles faciles à enlever.

Pig. 3IÏ. Nous avons donné précédemment

le moyen de calculer la surface d'un condensateur dans chaque cas particulier ; mais il sera toujours avantageux de prendre une surface un peu plus grande, afin de refroidir le liquide condensé.

ISOd. Dans les opérations suivies, on peut utilùser la chaleur qui provient de la condensation des vapeurs pour chauffer le liquide qui doit servir à l'opération suivante, comme cela se pratique dans les distilleries de vin. Examinons quelle est l'importance de l'économie de combustible qui résulte de cette disposition.

S'il s'agissait de la distillation de l'eau ordinaire, la vaporisation du liquide introduit dans la chaudière devant être complète, on ne pourrait utiliser qu'une faible partie de la chaleur de condensation ; en effet, la vapeur d'eau émettant par sa condensation une quantité de chaleur capable de porter de 0° à 100* S fois \ son poids d'eau, et la charge de la chaudière étant égale à la quantité de vapeur formée, on ne pourrait profiter que de ^ de la chaleur de condensation.

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