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CHAPITRE II

Appareils de distillation & effets multiples.

K^20. Dans la distillation simple, la chaleur absorbée par la chaudière se dégage en totalité dans la vapeur, et une grande partie de cette dernière passe dans le Hquide réfrigérant. Ainsi, dans la distillation de l'eau, en supposant que Teau condensée soit à i50% la vapeur renfermant 650 unités de chaleur, le liquide réfrigérant

absorbe les || de la chaleur entraînée par la vapeur. On peut

employer une partie de cette chaleur pour chauffer le liquide destiné aux opérations suivantes ; mais, à moins qu'une partie seulement du liquide ne doive être vaporisée, il y a toujours beaucoup de chaleur perdue.

^521. On peut employer un grand nombre de fois la chaleur qu'exige une première distillation, pour en produire d'autres. En effet, lorsque la vapeur se condense, elle émet exactement toute la chaleur qu'elle a absorbée lors de sa formation; et par conséquent, s'il n'y avait pas de chaleur perdue par le refroidissement de l'appareil, et si le liquide distillé était à la température extérieure, on pourrait employer un nombre infini de fois la même chaleur à produire la distillation de masses égales de liquide. Mais comme le liquide devrait entrer en ébuUition, il faudrait nécessairement que toutes les distillations se fissent à des pressions décroissantes, afin qu'il y eût entre le lieu où la vapeur se condense et le lieu où la chaleur latente de cette vapeur produit une nouvelle vaporisation, une différence de température nécessaire à la transmission de la chaleur. Nous cornpicLKT. n. i7

mcncerons d'abord par exposer le cas le plus simple, celui où les distillations successives ont lieu dans le vide.

1522. La figure 319 représente la disposition d'un appareil à effets multiples. C est une chaudière ordinaire dont la partie supérieure communique avec le serpentin H, qui aboutit au vase B. Le cylindre k, qui environne le serpentin H, communique de même avec un serpentin, et ce dernier avec le vaseB', et ainsi de suite. L'appareil est ainsi composé d'une série de chaudières et de serpentins terminés par des vases fermés, et chaque chaudière est chanlfée parla chaleur qui résulte de la condensation des vapeurs de l'appareil précédent. Un tube EE'. qui communique avec un générateur, conduit la vapeur de la chaudière C dans les vases A, k', A", k" par des tubes garnis des robinets a, a', a", a". Le lube DD', qui communique avec le réservoir du liquidé à distiller, le conduit dans les capacités

Fig. 319.

c. A, k', k" par des tubes garnis des robinets à, b', b", 1". Supposons que, toutes les capacités étant pleines d'air, on ouvre les^robinels o, a', tz'.n'", et ceux qui sont placés à la partie inférieure des vases 6, B', B° , B""; il est évident que l'air sera expulsé par la vapeur. Si, après quelques inlants, on ferme ces robinets et si on ouvre les robinets b, b\ b", b", les vases C, A, A', k", se rempliront du liquide à distiller ; lorsqu'ils seront remplis à la hauteur convenable, on fermera les robinets et on chauflera la chaudière C ; les vapeurs produites se réuniront en B, le liquide de A ne tardera pas à entrer lui-même en ébullition ; et, dans un temps assez court, l'ébuDition existera dans

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