CHAPITRE II. — INDICATEURS DE NIVEAU
avec la chaudière; les bottes à étoupe a, a' rendent étanches les joints du tube de verre //, avec les douilles qui doivent le recevoir; en enlevant les bouchons vissés b et b\ on peut nettoyer les tuyaux de communication de l'appareil avec la chaudière ; et enfin le robinet e permet de nettoyer le tube en y faisant passer un courant d'eau.
Les dispositions indiquées (1069, 1070) sont toujours très-utiles pour diminuer les oscillations de la colonne d'eau dans le tube de verre ; et elles sont indispensables quand les eaux d'alimentation sont bourbeuses ou que Teau de la chaudière Test devenue par les dépôts, parce qu'il se forme alors un bouillonnement tumultueux qui empêche d'apprécier le niveau de l'eau dans le tube indicateur.
4076. M. Meunier, ingénieur en chef de l'Association normande des propriétaires d'appareils à vapeur, recommande l'emploi de l'appareil suivant : Entre le tube à niveau et la chaudière se trouve interposé un récipient en fonte muni à sa partie inférieure d'un robinet de purge et communiquant avec la chaudière par deux tubulures de O^^OS de diamètre intérieur; la communication inférieure avec la chaudière est à 0"*,i5 environ au-dessus du robinet de purge; de sorte que les matières solides en suspension dans l'eau se déposent au fond du récipient et ne pénètrent pas dans le tube de verre, qui reste ainsi propre et indique toujours exactement le niveau. Cette disposition présente en outre l'avantage que l'eau de la chaudière ne peut arriver au tube de verre qu'après son passage à travers le récipient où elle subit un refroidissement ; de sorte que les variations de température dans le tube sont très-peu sensibles.
M. Meunier recommande surtout de faire les garnitures métalliques du tube à niveau assez fortes pour permettre la manœuvre du presse-étoupe et du bouchon de nettoyage. Afin de fermer rapidement les robinets en cas de rupture du tube, on en relie les clefs par une bielle à poignée qu'on peut manœuvrer du haut ou du bas à volonté.
M. Meunier recommande l'emploi de tubes en verre vert dont on enlève les arêtes vives des extrémités à la meule ou en les fondant à la lampe d'émailleur ; il recommande de les maintenir, jusqu'au
Fig, I9S.
30 LIVBE VII. — VAPORISATION.
moment de s'en servir, dans le sable qui recouvre la chaudière ; on obtient ainsi un recuit favorable à la conservation des tubes.
* Les douilles qui reçoivent les extrémités
du tube doivent être parfaitement en ligne droite ; le tube ne doit pas être trop long, pour ne pas obstruer les ouvertures des robinets ; il ne doit toucber aucune partie métallique et doit être maintenu exclusivement par la garniture en caoutchouc du presse-
' étoupe.
1077. tl. Damourette, ingénieur à Paris, construit sous le nom de porte-tube séparateur un appareil représenté {fig. 200) ; il se compose d'une bouteille cylindrique verticale, avec ou sans robinets de jauge, et qui
Fi soo renferme une cloison verticale qui sépare
l'eau de la chuudière de celle du tube ; cette cloison est percée de deux orifices, de sorte que l'eau peut passer d'un compartiment dans l'autre et se mettre de niveau ; l'un de ces compartiments forme une chambre dedépôts ; ceux-ci sont évacués par un robinet de vidange placé à la partie inférieure. A l'aide de ces dispositions le tube reste propre, ne subit que de faibles variations de température, et se conserve. 1! faut bien prendre garde à ce que le lube ne fournit plus d'indications au-dessous du niveau de l'orifîce supérieur A percé dans la cloison, puis que l'eau reste dans tous les cas au moins à cette hauteur dans le tube.
1078. M. Bourdon construit un niveau imaginé par M. Daniel et dont les dispositions ont pour but de maintenir le tube de verre constamment froid ; il ■ se compose {fig. 201) d'une colonne en fonte C terminée à la partie inférieure par un espace annulaire dans lequel se trouve placée une surface hé-
fig, ïoi. iiçoidale formant un conduit dans lequel se