CHAPITRE 11. — INDICATEURS DE fHVEAU
qui permet également de déterminer la hauteur du niveau, et qui est applicable aux chaudières dont le devant est plus facilement abordable que la partie supérieure. Le tube par lequel doit se dégager l'eau ou la vapeur est horizontal et mobile autour de son axe à tra-
Fig. 19». Fig. 195.
vers une boite à éloupe. Son extrémité est courbée à angle droit. On voit, d'après cette disposition, qu'en tournant lelube, au moyen <lu manche eu bois, jusqu'à ce qu'il sorte de l'eau par le robinet, la flèche, qui est parallèle et égale en longueur à la partie recourbée du tube, indiquera la hauleur du niveau. Cet appareil et le précédent sont sans emploi dans la pratique
1073. On peut ranger dans la même classe l'appareil {fig. 196 et 197) qui a été employé dans les chaudières en Amérique : adcd est une pièce en cuivre, filetée à son extrémité et introduite dans un trou taraudé d'une chaudière ; cette pièce est percée d'un canal central occupé par une tige d'un diamètre un peu plus faible, terminée d'un côté par une soupape qui, dans la Fig. 197. position indiquée par la figure, ferme complètement l'orifice du tube, et de l'autre c6té par une espèce de chapeau m, monté à vis. Le tube intérieur communique avec un petit canal latéral e, ouvert à l'extérieur et dirigé verticalement. Lorsqu'on veut savoir si 1 eau dans la chaudière est à la hauteur du tube, on donne un petit coup
sec sur la tête de la tige ; la pression intérieure la ramène aussitôt à sa position primitive ; mais dans l'intervalle il se dégage par l'ouverture e de l'eau ou de la vapeur, suivant que le niveau est au-dessus ou au-dessous du tube.
Actuellement, en Europe comme en Amérique, c'est le système des trots robinets directement appliqués sur la chaudière, qui seul est employé.
■■lleatcaM à tnh* de verre.
1074. Ces appareils consistent en un tube de verre vertical qui communique par le bas avec la partie de la chaudière qui doit toujours être remplie d'eau, et par le haut avec la chambre de vapeur. Il est évident que, par cette disposition, le liquide se met dans le tube au même niveau que dans la chaudière. La figure 198 repré- ^ sente la disposition la plus élémentaire de
■' CCS appareils- A et B sont deux pièces de
cuivre percées dansdeuii directions perpendiculaires; elles sont réunies par un tube de verre CC ; et leur écartemenl est maintenu par une tige de fer FF; la première de ces deux pièces communique avec le réservoir de vapeur par un tube muni d'un robinet E; la seconde communique de la même manière avec la partie inférieure de la chaudière ; aux deux extrémilés du tube de verre, lo joint est rendu étanche par de la filasse et du mastic rouge (mélange de minium etd'huile j^. ,gg de lin) ; des bouchons fdetés posés dans les
prolongements des tubes horizontaux permettent de les nettoyer ; les robinets I\ et R' sont destinés à interrompre la communication avec l'appareil quand il y a des fuites ou que le tube est cassé; un bouchon vissé, placé au-dessus de la pièce A, permet de remplacer le tube quand c'est nécessaire. Enfin, deux tiges de fer D et E recourbées et fixées au massif du fourneau entourent l'appareil et senent à le préserver des chocs. Dans le môme but, on emploie quelquefois un grillage en fil de fer.
1J)75. L'appareil représenté figure 199 est beaucoup plus fréquemment employé ; il a la plus grande analogie avec le précédent. Les robinets (/ et (i' servent à établir ou à intercepter la communication