CHAPITRE Y. — RÉGULATEURS DE TEMPÉRATURE
échelle placée à côté d'une des branches du siphon ; en les supposant égales en sections, 10*" correspondraient à une variation de la hauteur de chaque colonne égale à 0",0278 . 0,5 = 0",0139; on poun'ait même, à chaque lecture, faire la correction résultant de la hauteur du baromètre : ainsi, si la variation de longueur d'une des colonnes était de 0"',20, et si le baromètre était à O'^Ji, il faudrait retrancher 0"',02 de la différence de hauteur des deux colonnes, ou seulement 0",01 d'une seule, et la colonne réduite serait de 0",19, ce qui correspond à 0~,19 : 0,00139 = 136'.
1740. L'emploi de la dilatation des métaux ou du mouvement des tuyaux courbes fermés, renfermant seulement de l'air ou dé l'air et de l'eau, aurait l'avantage de donner des indications qui ne seraient pas soumises à l'influence du baromètre. A la vérité, les tiges métalliques extérieures, destinées à transmettre le mouvement à la balance, seraient soumises à l'influence des variations de la température extérieure ; mais ces influences sont très-petites : en effet, la dilatation linéaire 'd'une tige de fer est de 0,00123 de sa longueur primitive, pour une variation de température de 100*; et pour une longueur de 10 mètres et une température de 20% l'allongement serait de 0", 00246. Ces appareils sont d'une construction plus simple que celui de M. Rolland, et pourraient souvent être préférés, mais en conservant toujours la disposition des plaques d'accès qui évitent rinfluencedu tirage. Cependant, s'il était important d'avoir la température moyenne sur une grande étendue, les tubes à air pouvant avoir un très-grand développement seraient préférables ; et en employant la disposition indiquée (1739), on obtiendrait avec une grande précision l'excès moyen de la température intérieure sur la température extérieure.
1741. Les appareils fondés sur l'électricité sont trop compliqués ; ils exigent une pile en permanence, et ne peuvent indiquer que la température du lieu où se trouve le thermomètre ; d'ailleurs l'abaissement du registre aurait lieu brusquement en totalité, et non pas progressivement, comme dans les dispositions fondées sur les principes précédents.
1742. Pour les basses températures, l'appareil de M. Rolland devrait être abandonné, parce qu'alors l'influence des variations de température devient trop considérable : il faudrait dans ce cas avoir recours aux appareils fondés sur la dilatation des métaux ou sur les mouvements des tubes fermés.
1743. Tous les appareils dont nous venons de parler sont fondés
sur le rétrécissement de Torifice d'accès de l'air extérieur dans le foyer ; mais il est important que ce rétrécissement puisse avoir lieu dans une très- grande proportion ^ attendu que le même poids de combustible peut être brûlé avec des volumes d'air très-différents, suivant la quantité de ce gaz qui échappe à la combustion. Ainsi, si la combustion avait lieu avec un volume d'air double de celui qui est rigoureusement nécessaire, en diminuant la surface de l'orifice d'accès, on augmenterait l'effet produit, et ce ne serait qu'au delà de cette limite que la consommation du combustible diminuerait, en supposant toutefois qu*il ne se formât point d'oxyde de carbone. Il résulte évidemment de là que le mouvement des registres doit être très-grand et qu'ils doivent même pouvoir fermer complètement les orifices.
. Après avoir exposé les principes généraux du séchage par l'air ou par le chaufl'age direct, nous allons examiner les différentes dispositions employées pour les séchoirs.