‹ Traité de la chaleur (volume 2)Chapitre 199 sur 283 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Dispositions des séchoirs à air ohaiid.

1744. On n'a eu longtemps que des idées inexactes sur le séchage pur la chaleur; on pensait que la chaleur seule suffisait, et que le renouvellement de Tair était inutile. D'après cela, les séchoirs étaient exactement fermés, et on les échauffait par des tuyaux métalliques dans lesquels on faisait circuler de l'air chaud ou de la vapeur. Alors il fallait des séchoirs d'une grande capacité, et on devait élever beaucoup la température de l'air pour qu'il pût tenir en dissolution toute la vapeur formée par l'eau qui mouillait les matières à dessécher; et d'ailleurs, quand la température que devait atteindre l'air était limitée, une fois que Tair était saturé et que sa température devenait constante, l'évaporatiou cessait complètement, et les matières pouvaient rester indéfiniment dans le même état.

11 parait que, dans plusieurs ateliers, la ventilation ayant été établie par un accident, tel que la rupture d'une vitre, on reconnut que la dessiccation était plus prompte, et qu'il était avantageux d'avoir une ventilation continue ou seulement intermittente.

1745. Les étuves des raffineries de sucre, qui ont pour objet de dessécher les pains, étaient disposées autrefois d'une manière très-

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