‹ Traité de la chaleur (volume 2)Chapitre 209 sur 283 · CHAPITRE VII. — SÉCHAGE DU LINGE · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII. — SÉCHAGE DU LINGE

sol de ces cabinets est formé par des plaqites de tôle t^t, percées d'un grand nombre de trous. Au-dessous se trouvent 20 tuyaux parallèles (système Pe'rkins) dans lesquels circule de Teau à une haute température ; ils ont 0",02S de dfamètre extérieur, 0^,012 de diamètre intérieur. Chacun d'eux forme un circuît fermé ighk. disposé comme l'indique la figure ; les tuyaux qui se trouvent à là partie la plus basse du circuit forment la grille du foyer F ; au-dessous est le cendrier C. Les variations de volume de Teau en circulation s'effectuent dans le vase a. Au-dessous de chaque cabinet, la surface des tuyaux de chauffe s'élève à 3",()0. D'après M. de Saint-Léger, la température des tuyaux dépasserait 266". Les femmes étendent leur linge le mieux possible sur les nombreuses traverses de grands chevalets en bois, de (",40 de longueur, 0",40 de largeur, et 1"',70 de hauteur: ces chevalets sont placés dans les cabinets, dont les portes sont ensuite fermées. Daprès les renseignements fournis sur les lieux à M. de Saint-Léger, l'air extérieur ne peut entrer que par les fissures des portes ; on soulève les soupapes, quelque temps après le commencement du séchage, pour donner issue à la vapeur formée ; puis on les ferme, pour ne les ouvrir qu'à la fin de l'opération. Le séchage dure environ une demi-heure. Le rapport ne contient aucun renseignement sur la quantité d'eau évaporée, ni sur la quantité de coke consommée.

1760. Dans l'établissement de Goulston-Square, à Londres, qui, ainsi que le précédent, renferme des bains et des lavoirs publics, le séchoir est disposé d'une manière très-différente. La figure 407 en représente une coupe transversale. A et B, tuyaux de fonte que la fumée d'un foyer à coke parcourt successivement en sens contraire : chacun d'eux a la longueur du séchoir. Le canal en maçonnerie dans lequel ils sont placés a l",oO de largeur, 10 mètres de longueur, et environ 0",50 de profondeur. CD, pièces de fonte qui supportent un grillage de fil de fer galvanisé, qui s'étend sur toute la longueur et la largeur du canal. GHIK, châssis en fer, garni de pièces longitudinales L, L en fer galvanisé ; les deux faces opposées, GH et IK, sont pleines, de manière à fermer complètement l'ouverture de la face antérieure du séchoir, quand le châssis est complètement en dedans ou en dehors du séchoir. On fait mouvoir ces châssis au moyen de la poignée M; ils sont supportés par des poulies, N et P, qui roulent sur des rails EF. Les châssis ont i^yOS de hauteur, 0",34 de largeur et 1",60 de longueur. Q, canal d'écoulement des vapeurs ; il communique avec le séchoir par des ouvertures garnies de soupapes

qu'on ouvre à volonté. Lorsque le linge d'un châssis est sec, on Tait glisser celui-ci sur ses roulettes, jusqu'à ce que la face IK vienne fermer l'ouverture du séchoir; on enlève alors le linge sec, on le remplace par du linge humide, et on enfonce de nouveau le châssis. La capacité du séchoir est de 32">°, et la surface de chaufTe es)

Fig. m.

de 30"^. M. de Saint-Léger n'a pas vu fonctionner l'appareil : mais, d'après les résultais obtenus dans celui de Easton-Square, il n'est pas douteux que cette nouvelle disposition ne réussisse parfaitement, d'autant plus que les surfaces de chauffe peuvent être élevées à une plus haute température. Le projet est de laisser les registres fermés jusqu'à ce que la température intérieure se soit élevée à 100'; on doit alors ouvrir convenablement les soupapes, de manière que celte température soit maintenue. M. Hawes assure que le procédé est d'autant plus rapide et plus économique, que l'air éprouve plus de difficulté à se renouveler.

1761. L'élablissement de bains et lavoirs pubhcs de Saint-Martin des Champs (à Londres), contient des cases à sécher, disposées d'une

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