CHAPITRE VIL — SÉCHAGE DU LINGE
manière particulière ; elles sont placées à la suile Tune de Tautre, de manière à n'être séparées que par des murs de refend. Leur face supérieure est à 3", 60 de la surface du sol, leur face inférieure à 1",80, et cette dernière face est formée par le fond du chevalet, qui porte le linge à sécher, qu'on élève ou qu'on abaisse par des cordes passant sur des poulies. La face supérieure est percée d'une ouverture garnie d'un registre mobile. Les cases sont chauffées par un calorifère à eau chaude (système Perkins) ; les tuyaux, de même dimension que dans le séchoir de Easton-Square, traversent horizontalement toutes les cases : dans chacune il y a deux rangées de tuyaux parallèles, à une distance de 0'°,02 à 0'°,03 des surfaces intérieures. Le nombre des tuyaux est de 10 : c'est dans leurs intervalles que le linge à sécher est suspendu sur les traverses du chevalet. La surface des tuyaux de chauffage d'une case est de 1™*ï,18; la capacité de la case est de 0™^,756. Le séchage dure de 15 à 30 minutes. La consommation de combustible est beaucoup plus grande que dans le séchoir de Goulston-Square.
1762. M. de Saint-Léger cite dans son mémoire les résultats de deux expériences faites dans les ateliere de M. Healy, avec des appareils semblables à ceux de Saint-Martin. L'appareil était composé de trois cases en bois; chacune avait 1°,4S de longueur, l'",23 de hauteur, 0™,19 de profondeur, et 0"%339 de capacité. A la partie supérieure de chaque case était une ouverture de 0",02, fermée par un registre mobile. La surface de chauffe était de 0"^,91 par case. Les expériences ont duré 8 heures. Dans deux expériences partielles, on a tenu compte de la quantité d'eau évaporée, dont les poids ont été, dans une seule case et en 30 minutes, de 1^,40 et 2'',60. Il est fâcheux qu'on n'ait pas mesuré le combustible consommé; cette mesure n'a été faite que dans des expériences où on négUgeait d'observer la quantité d'eau vaporisée. La quantité de coke brûlé par heure a été de 2'',53 pour les 3 cases. En supposant que tout se soit passé comme dans les expériences partielles dont nous venons de parler, la consommation par case aurait été de O^ySb pour vaporiser 2^,60 d'eau, ce qui donnerait 3 kilogrammes de vapeur par kilogramme de coke. L'ingénieur qui a construit ces appareils y a probablement reconnu des inconvénients; car, depuis la construction de l'appareil de Saint-Martin, tous ceux qu'il a projetés ont été disposés d'une manière différente.
1763. Dans un projet de séchoir pour l'établissement de HuU, dans l'East-Riding, qui était en voie d'exécution au moment de l'en-
us LIVRE X. — SÉCHAGE.
quête, M. Baly a supprimé les chevalets mobiles ; il conserve la circulation Perkins, mais il place tous les tuyaux dans un même plan vertical, au milieu de la case. Ce sont les tuyaux eux-mêmes qui supportent le linge ; seulement chacun d'eux doit être entouré d'un manchon en fil de fer galvanisé, maintenu à une certaine distance, pour empêcher le linge de toucher les tuyaux. En outre, les tuyaux devront occuper la partie supérieure des cases.
1764. Dans un projet, aussi en exécution à la même époque, pour un établissement de bains publics et de lavoirs de Westminsler à Londres, où l'une des principales conditions imposées était l'économie dans les frais de premier établissement, M. Baly a adopté la disposition de Goulston-Square.
1765. Dans l'établissement de Saint-Maryleborie à Londres, qui était aussi ^n construction, en 18S0, les cases des séchoirs étaient disposées comme à Saint-Marlin des Champs, c'est-à-dire élevées au-dessus du sol, et fermées en dessous par la plaque du chevalet, quand il était renfermé dans la case. Le chauffage devait avoir lieu par la vapeur à basse pression; l'appareil devait être formé de deux tuyaux verticaux placés aux deux extrémités du fond, communiquant entre eux par 32 petits tuyaux. Cette espèce de grille verticale était au fond de la caisse et derrière le chevalet, et séparée du linge par une grille légère en bois. Les cases devaient avoir 1°,S2 de longueur, 0°,305 de profondeur, et {"jSS de hauteur; les gros tuyaux de chauffage, 0°',06 de diamètre; les petits, 0",025; les premiers devaient être en fonte, les seconds en fer étiré de 0",0015 d'épaisseur, et les assemblages devaient être faits au mastic de fonte. Capacité d'une case, 0"%847 ; surface de chauffe, S^^SO. Dans des expériences faites sur une seule case, on a trouvé qu'une couverture mouillée, contenant 1*^,300 d'eau, en contenait encore, après 1 heure, 0^,172;
après 1 heure -, seulement O'',058 ; après 1 heure ^, elle était complètement sèche. La température moyenne de la case était de 38**. Un courant d'air la traversait constamment.
1766. De tout ce que nous venons de rapporter, il résulte évidemment, suivant l'avis de M. de Saint-Léger, que le mode de séchage par la méthode employée dans l'établissement de Goulston-Square est à la fois le plus simple et le plus économique, sous le rapport des frais d'étabHssement et de la consommation du combustible. Le chauffage Perkins, par de petits tuyaux à eau chaude, doit être abandonné, parce que la dépense d'établissement est très-considé-