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CHAPITRE X. — TORRÉFACTION DU TABAC A FUMER

s'enflamment diftlciiement; mais la combustion delà fumée doil absolument être complète ; car, lorsqu'elle ne l'est pas, il en résulte dans le* voisinage une odeur insupportable.

La figure 411 représente une coupe longitudinale suivant la ligne OP du four dont il s'agit ; la figure 412, une coupe horizontale, et la fignre 413, une coupe verticale suivant la ligne M. — a, foyer à houille; b, foyer à côtes de tabac; c, partie des cameaux où se réunissent les flammes des deux foyers ; d, d, d, d, carneaux par-

Fig. 4i|. Fig. 41Ï eMI3.

courus par l'air brûlé; g g-, bassin en fonte, composé de trois parties; sur ce bassin est boulonnée une grande plaque de tôle hh, sur laquelle se fait la torréfaction du tabac : cette plaque est terminée à un boni par une plaque en fonte sur laquelle est fixée la cheminée /. La cheminée est composée de deux cyhndres concentriques, dans l'intervalle desquels circule de l'air qui, après s'être échauffé, alimente un séchoir placé à un étage supérieur. Le bassin de fonte gg est appuyé sur des murs en briques m et n, qui renferment un espace vide, dans lequel de l'air s'échauffe et s'écoule par le tube 0.

Pour mettre cet appareil en train, on commence par allumer le foyer à houille; lorsqu'il est en pleine activilé et que la plaque de torréfaction a atteint 120° à 150°, on commence la combustion des côtes et le travail de la torréfaction. On étale uniformément sur la table à peu près 40 kilogrammes de tabac, que deux ouvriers retournent pendant 20 minutes environ; la dessiccation du tabac se termine ensuite dans les séchoirs. On consomme, terme moyen, PCcLET. n. 39

-12^,3 de houille pour torréfier lUO kilogramines de tabac, el 72',IS pour évaporer lOO kilogrammes d'eau, sans compter la chaleur fournie par la combustion des côtes. Dans l'appareil décrit, on brûle environ S kilogrammes de côtes par heure.

1800. Les fours de torréfaction à la vapeur que l'A^dministration des tabacs de France a fait établir à la manufacture de Paris, avaient d'abord la forme d'un parallélipipède à base rectangulaire. Ces appareils, construits tantôt en fer, tantôt en cuivre, ne pouvaient résister à la faible pression de la vapeur, qui n'excédail pourtant jamais Cidô de mercure. L'administration, sur la proposition de Gay-Lussac, décida, en 1834, qu'ils seraient remplacés par d'autres, formés de tuyaux de cuivre, et M. Rudler fui chargé d'en faire les plans et d'en surveiller l'exécution.

1801. Chacun de ces nouveaux appareils {fig. 414 et 415) est formé d'un châssis de fonte nnnn, horizontal, de 1 2 mètres de lon-

gueur, monté sur6 pieds/, m..., aussi en fonte; le fond du châssis se compose de deux parties parfaitement symétriques, dont chacune

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