CHAPITRE XIY. — SÉCHAGE DANS LE VIDE
ce serpentin est alimenté par un réchauffeur chauffé par la chaleur perdue du foyer des générateurs.
L'air est admis par six ouvreaux inférieurs i, /, s'élève en se chauffant, débouche dans la chambre par six ouvertures supérieures d, cl, récupère, au contact des tuyaux u, u, la chaleur qu'il cède au plateau A, descend, traverse le malt de haut en bas et s'échappe par la cheminée C où il est appelé par l'aspiration naturelle ou par un moyen mécanique, ventilateur ou jet d'air comprimé. Au bout de 6 heures, le malt a perdu plus de la moitié de son humidité, et il est alors introduit dans l'appareil à vide, sa température étant de 40''.
Cette seconde partie de l'appareil, tout en tôle, est formée d'une trémie cylindro-conique D, munie d'un presse-étoupe et d'un trou de chargement Q, la partie inférieure hh, est en tôle trouée ; cette trémie se prolonge par un cylindre vertical GG, muni d'une tubulure I et qui se termine par une trémie inférieure cylindro-conique K, fermée par une porte à charnière L, Taxe XX pénètre presque vers le fond de l'appareil. La tubulure I communique avec un condenseur à eau S, dans lequel une pompe à air fait le vide pendant toute la durée de l'opération ; en même temps cette pompe enlève l'eau condensée et la vapeur qui a échappé à la condensation. Les trémies D et K peuvent contenir une charge entière, c'est-à-dire tout le malt séché en six heures sur le plateau B. Deux bras r, r égalisent le malt versé par le trou Q ; ce malt, glissant sur le cône h h, s'engage dans le séchoir. EE' est une capacité cylindrique annulaire dont les parois sont en tôle percée, elle est surmontée d'un cône FF fixé par deux croisillons à l'axe X, la partie inférieure des bras Y ainsi flxés à l'arbre supportent le système qui est entraîné dans le mouvement de rotation de l'arbre. Cette espèce de vase tourne au-dessus du plateau fixe mm^ percé d'une ouverture 0, de telle sorte que le malt, passant successivement sur cette ouverture, s'abaisse d'une manière continue et régulière dans le cylindre et qu'il est remplacé au fur et à mesure par du malt de la trémie D ; la largeur de l'intervalle EE' est de 0'",20 ; la partie médiane de cet intervalle est occupée par un vase en tôle HH annulaire, haut de 1 mètre et large de 0",10 fixé par quatre bras à la paroi du cylindre GG. Un tuyau //amène de Teau à 75* en deux points au fond de ce vase ; un tuyau gg la reprend en deux autres points à la partie supérieure ; on obtient ainsi une grande surface de chauffe avec une faible hauteur ; le malt descend à Touverture du courant d'eau, et sa température s'accroît de 40 à 60", tandis que celle de l'eau décroit de 75 à 50^ Pour faciliter la des-
cente du malt, les parois du vase EË' présentent une inclinaison de 2 centimètres sur la hauteur. Le mouvement de rotation renouvelle constamment les surfaces, et l'agitation du grain détermine la séparation des germes.
Sous rinfluence combinée delà chaleur et du vide, le malt a perdu la seconde moitié de son humidité ; il tombe alors dans le torréfacteur MM' par Touverture 0 ; ce torréfacteur est semblable au séchoir placé au-dessus, sauf en ce qui concerne la hauteur, qui n'est que de O^^TS ; le vase à eau PP reçoit par le tuyau CC de Teau à lOO'el c'est cette eau refroidie à 75** qui se rend par le tuyau f f dans le vase HH du séchoir. L'eau à 100° vient d'un réchauffeur tubulaireR chauffé par la vapeur d'échappement de la machine motrice, cette vapeur circule autour des tubes, Teau est dans le faisceau tubulaire. Cette eau quitte le réchauffeùr par le tuyau e et y retourne par le tuyau g qui l'amène à la partie supérieure du réchauffeur. Dans le torréfacteur, le malt perd les dernières portions de son eau et prend dans le vide une température qui s'élève jusqu'à TS"" ; le malt quitte le torréfacteur par l'ouverture p et tombe dans la trémie K où des bras 5, s l'égahsent ; il s'y refroidit et on peut l'entraîner par la porte L, toutes les 6 heures. On pouvait obtenir une température plus élevée dans le torréfacteur en introduisant dans le réchauffeur R une dissolution concentrée de sel qui pouvait être portée à 108* ; les vapeurs d'échappement, pour fournir cette température, devaient être légèrement surchauffées, ce qu'on pourrait faire au moyen de la chaleur perdue du foyer.