CHAPITRE PREMIER
Calorifères à air chand placés dans les pièces qui doivent être
chaufTées et ventilées.
1832. Le cas que nous considérons est celui des salles des écoles primaires, des salles d'asile, parce que les calorifères doivent y être surveillés par les maîtres eux-mêmes, et qu'en plaçant les calorifères dans les salles, on profite de toute la chaleur produite, ce qui n'arriverait pas si l'appareil était placé en dehors. C^est aussi le cas des petites salles d'hôpital.
1833. La disposition la plus simple de ces appareils consiste en une colonne verticale rectangulaire ou cylindrique de 1",50 à 2 mètres de hauteur, renfermant le foyer, surmontée d'un tuyau également vertical
qui se recourbe ensuite horizontalement pour aboutir à la cheminée ; la colonne qui contient le foyer est environnée d'une enveloppe de tôle ou de maçonnerie légère; Tintervalle de la colonne et de Tenveloppe communique par le bas avec un canal qui s'ouvre au dehors, et, par le haut, avec Tair de la pièce. Cette disposition est évidemment la plus économique sous le rapport des frais d'établissement et de TefTet utile du combustible ; car le tirage a lieu dans la partie verticale du tuyau, et la fumée pourrait être complètement refroidie dans le tuyau horizontal.
1834. La surface de la grille peut se déterminer d'après la quantité maximum de combustible à brûler par heure ; cette quantité doit représenter le nombre de calories qui passent dans le même temps à travers les vitres et les murailles, dans les circonstances les plus défavorables. Mais il convient toujours d'employer de très-grandes grilles de manière à avoir des feux dormants.
1835. Connaissant la hauteur de leur partie verticale, on pourrait calculer avec une approximation sufiisante la section des tuyaux, par la même méthode que pour les générateurs. Mais cette section doit être déterminée par une autre considération, celle de l'étendue de la surface de refroidissement, ce qui, à moins que les tuyaux n'aient une très-grande longueur, conduit à des sections plus grandes que celles qu'exigerait le tirage. Dans la disposition que nous avons indiquée, on ne peut pas compter que le foyer soit à une température supérieure à 600 ou 700% à cause de la chaleur rayonnée sur l'enceinte constamment refroidie par le courant d'air traversant l'espace qui la sépare de l'enveloppe extérieure. L'air brûlé qui sort du foyer se refroidit dans les tuyaux, et toujours davantage à mesure qu'il s'approche de la cheminée : ce refroidissement dépend à la fois de la vitesse d'écoulement, de la perte de chaleur par le tuyau et de la répartition de la chaleur dans chaque tranche transversale. Ces phénomènes sont si compUqués et si variables, qu'il est impossible de calculer exactement la température des différents points des tuyaux et par suite l'étendue de la surface de chauffe. Mais on peut trouver une valeur suffisamment approchée pour les applications, en admettant que l'air brûlé s'échappe du foyer à une température voisine de SOO"", qu'il se refroidit complètement dans son parcours, que la température de la pièce est de iS"*, et que la quantité de chaleur émise est la même que si le tuyau avait dans toute son étendue la température moyenne de 2S0''. D'après cela, la quantité de chaleur émise par mètre carré et par heure, pour un tuyau de