GHAP. II. — CALORIPËRES PLACÉS LOIN DES LIEUX A CHAUFFER. S
qu'un kilogramme de houille échauffe 252"' d'air ou 327^ de SS"", ou 10790^ de l^ Ainsi Teffet utile d'un kilogramme de houille est de 2700 unités de chaleur. Dans une autre expérience faite avec un calorifère portatif, construit sur le même principe, mais perfectionné, l'auteur a échauffé 12500^ d'air de i "" par kilogramme de houille. Ces résultats font voir que, dans les calorifères dont il est question, la chaleur est employée bien moins avantageusement que dans les autres appareils; la raison en est évidente: la surface de chauffe est trop petite, et on n'utilise guère que la chaleur rayonnante. Cette disposition a cependant l'avantage d'empêcher le métal, chauffé directement par le foyer, d'acquérir une température élevée, à cause du courant d'air froid amené sur sa surface.
1889. Depuis l'époque de l'apparition de ces calorifères, on en a construit sur de plus grandes dimensions, en donnant aux tubes une enveloppe en tôle au lieu d'une enveloppe en briques. La cloche est plus longue que dans les premiers, d'environ la profondeur du foyer ; celui-ci est en fer, il a la forme d'une trémie sur trois côtés, et la paroi antérieure va rejoindre verticalement la cloche ; il est entouré de briques sur les trois côtés obliques, et sur le devant il a une ouverture pour l'introduction du combustible. Par cette disposition, le conduit de la fumée commence dans un petit espace à droite et à gauche de la cloche, entre elle et la partie extérieure du foyer, et sur une largeur d'environ un centimètre ; cet espace, en raison de la forme en trémie du foyer, s'élargit en descendant, de telle sorte qu'au niveau de la grille il a une largeur asssez considérable ; ces cavités latérales se réunissent à une cavité semblable pratiquée sur la partie postérieure du foyer, d'où la fumée passe dans un canal construit sous le sol, et ensuite dans la cheminée. Cette dernière partie du canal qui conduit la fumée à la cheminée est séparée du cendrier par une porte en tôle qui s'ouvre à volonté pour permettre de nettoyer les conduits de fumée.
Comme Tair qui entre par la rangée la plus basse des tubes doit s'élever entre les tubes de la deuxième rangée ; que celui qui entre par la première et la deuxième doit passer entre les tubes de la troisième ; et finalement, que l'air qui est entré par tous les tubes au-dessous de la rangée la plus élevée de la chambre à air frais doit passer entre ceux-ci pour gagner la chambre à air chaud, où il se dégage ; il s'ensuit que l'espace compris entre les tubes de la rangée la plus élevée doit être égal à la somme des surfaces des bouches de tous les tubes qui sont au-dessous de cette rangée, afin que l'air.
dans sa course, ne soit pas obligé de changer de vitesse. Ces considérations ont engagé l'auteur à donner aux calorifères la forme indiquée.
1890. Un appareil qui a beaucoup d'analogie avec ceux dont je viens de parler a été établi dans les bâtiments des archives de la guerre. 11 se composait d'une cloche chaufTée exactement comme celle de la figure 467 ; mais l'air à chauffer circulait autour de sa surface dans un canal rampant.
1891. Tous les calorifères, dans lesquels l'aime circule pas librement autour des surfaces de chauffe, sont compliqués et d'une construction difficile ; ils ne produisent qu'un faible effet utile à cause du peu d'étendue des surfaces de transmission de la chaleur ; aussi ne se sont-ils pas propagés.
1892. Calorifères à alimentation continue. — Les foyers de ces calorifères peuvent être disposés comme ceux des calorifères placés dans les pièces h chauffer et à ventiler ; mais, comme ces appareils doivent renfermer de grandes surfaces de chauffe, et qu'il est important de diminuer autant que possible la transmission de la chaleur
^ par l'enveloppe du calorifère, il est
plus commode de placer le foyer sur une des faces latérales. Tous les calorifères horizontaux ou verticaux peuvent facilement être modifiés de manière à satisfaire à cette condition. 11 est impoi-tant de remarquer que, ces foyers devant être alimentés par du coke ou des houilles sèches, on a moins à se préoccuper, dans la disposition de l'appareil, des moyens de nettoyage des tuyaux.
1893. M. Poncini a présenté à
l'Exposition universelle de 1855 un
calorifère à alimentation continue,
dont la figure 468 représente .une
. coupe verticale. Le foyer est alr-
p- ^^g mente par une trémie et l'air brûlé
s'élève dans trois tubes verticaux B,
qui le conduisent dans un tuyau perpendiculaire au plan de la figure
et ensuite dans deux tuyaux parallèles C ; il redescend ensuite de
chaque cdté par cinq tuyaux verticaux E dans deux tuyaux horizon-