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CHAPITRE III. — MANOMÈTRES ET THERMOMÈTRES. 4i

réservoir est placé latéralement, mais Teffet produit est le même. Dans la figure 214, le réservoir M est supprimé, et l'appareil se compose d'un tube ABC, recourbé de manière à former deux branches parallèles ; Tune, la plus grande, est ouverte à la partie supérieure ; Tautre est recourbée et communique avec la chaudière. La pression de la vapeur fait descendre le mercure dans la branche CB, et le fait monter dans la branche BÂ. ; Texcès de pression se mesure par la différence des niveaux dans les deux tubes. La dernière de ces dispositions est la seule qu'on emploie pour les chaudières à vapeur. L'échelle est plus courte que dans les deux premières ; et comme, dans la pratique, il n'est jamais nécessaire d'avoir une grande précision dans l'estimation de l'excès de pression, que le plus souvent il suffit de connaître cet excès à un quart d'atmosphère, il est commode de mesurer la pression sur une échelle qui n'a pas une trop grande hauteur ; on emploie même des dispositions qui ont pour objet de diminuer encore l'étendue de la course du mercure.

1097. Quand les deux branches du siphon ont le même diamètre, l'ascension du mercure dans la branche communiquant avec l'atmosphère est égale à la descente du mercure dans l'autre branche, et, par conséquent, l'excès réel de la pression de la vapeur sur la pression atmosphérique est égal à deux fois Taccroissement de hauteur dans la première branche. Si les deux parties du tube avaient des diamètres différents, l'excès de la pression de la vapeur se déduirait facilement de l'ascension du mercure dans le tube libre et du rapport des diamètres des tubes ; en effet, désignons par h l'élévation du mercure dans la branche ouverte, par D le diamètre du tube en communication avec la chaudière, et par D| le diamètre du tube ouvert ; il est évident que, lorsque le mercure s'élèvera d'une hauteur h dans cette dernière branche, il descendra dans l'autre d'une hauleur telle que le volume du mercure sorti d'une branche soit égal au volume de mercure entré dans l'autre ; par conséquent, l'abaissement du mercure sera égal à -^-^ , et la différence des niveaux sera

11 suit de là que, les divisions de l'échelle devant indiquer directement l'excès de pression de la vapeur sur la pression atmosphérique.

42 LIVRE Vil. — VAPORISATION

les divisions, indiquant des centimètres, devront avoir une longueur égale à

i098. Quand il s'agit d'augmenter la longueur de réchelle pour observer de plus petites variations, on prend D plus grand que D^, et la plus grande longueur d'une des divisions existe quand D est assez

grand relativement à D^ pour que la fraction —^ puisse être négligée ;

alors la colonne de mercure dans la branche libre mesure exactement l'excès de pression, comme dans les figures 208 et 209. Quand, au contraire, on veut diminuer la course du mercure dans la branche , libre, afin que l'instrument, avec une petite hauteur, puisse indiquer de grandes pressions, on prend D^ plus grand que D ; et, avec des rapports de diamètres convenables, on peut réduire autant qu'on veut l'étendue de la course pour un excès donné de pression.

1099. Cette disposition peut donner lieu à des erreurs assez notables, dues à la quantité plus ou moins considérable d'eau que renferme la branche en communication avec la chaudière. Cependant, comme cette partie du tube est en général toujours pleine d'eau, on peut estimer assez facilement la correction à faire. En supposant que le zéro de l'échelle ait été pris quand la chaudière ne fonctionnait pas et que la branche en communication avec elle était pleine d'eau, il est évident que, quand le mercure descendra dans cette branche de.l centimètre, il sera remplacé par une colonne d'eau, et qu'alors la différence des niveaux, estimée en mercure dans le cas où les sections sont égales, sera diminuée de 1 : 13,6 ; ainsi, pour un accroissement h de hauteur dans la branche libre, l'excès réel de pression sera

Si les deux tubes avaient des diamètres différents D et D| (le premier étant celui du tube en communication avec la chaudière), pour un accroissement de hauteur h du mercure dans la branche libre, on aurait évidemment, pour la différence des hauteurs, estimée en mercure,

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