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CHAPITRE V. — CHAUFFAGE DE L'AIR PAR LA VAPEUR

deviendrait un peu supérieur, si ces métaux étaient recouverts de papier.

1934. D'après des expériences faites par Tredgold sur le refroidissement de vases pleins d'eau exposés à Tair, et rapportées dans son ouvrage sur le chauffage, les quantités de vapeur condensées par lieure et par mètre carré dans des tuyaux de différentes substances exposés à Tair libre à 13**, sont :

Pour le fer-blanc 1^,07

— le verre ^^,76

— la tôle neuve 1^,80

— la lôle rouillée 2'',i0

D'après des expériences faites par Clément à une température de 23% les quantités de vapeurs condensées sont :

Pour la fonte nue en tuyau horizontal i*^,600

-— la fonte noircie i>^,oOO

— le cuivre nu en tuyaru horizontal i\3nO

— le cuivre noirci en tuyau horizontal 1^,500

— le cuivre noirci en tuyau vertical 1 '',750

En ramenant ces nombres à une température extérieure de 13% on trouve :

Pour la fonte nue en tuyau horizontal l%8î

— la fonte noircie en tuvau horizontal i*,70

— le cuivre nu en tuyau horizontal i *^,47

— le cuivre noirci en tuyau horizontal i ^^10

— le cuivre noirci en tuyau vertical i^'jOS

Les nombres obtenus par Tredgold sont beaucoup plus élevés que ceux qui résultent de mes expériences, parce que cet ingénieur n'a pas pris toutes les précautions nécessaires pour observer le refroidissement de Teau chaude dans un vase ; précautions indispensables, à défaut desquelles on obtient des résultats qui peuvent varier dans des limites très- étendues. Lorsqu'on observe, à Tair libre, la présence de Texpérimentateur, les mouvements qu'il produit dans l'air peuvent augmenter de beaucoup la vitesse qu'on trouverait dans une enceinte où les mouvements de l'air proviendraient uniquement de son échauffement. En outre, et pour toutes les espèces de surfaces, les quantités de chaleur émises varient, avec la forme des vases, leurs dimensions et leurs positions. Cependant le rapport entre les

quantités de vapeurs condensées par le fer- blanc et la tôle rouillée est, dans Tredgold, à peu près ce qu'il devait être.

1935. Dans les expériences de Clément, il manque divers éléments assez importants : la température de la vapeur, les rayons des tuyaux, et, en outre, la hauteur pour ceux qui étaient verticaux. En admettant, pour le premier résultat, la vapeur à 100**, un rayon de 0",10 qui se rencontre assez ordinairement, la quantité de vapeur condensée excéderait celle qui résulte de mes expériences, à peu près de 1/6 ou de 0,17 ; la différence pourrait être attribuée à la quantité d'eau entraînée mécaniquement; car, dans les expériences dont il est question, la quantité de vapeur condensée se déduirait de celle de l'eau écoulée. La seconde expérience, qui est relative à un tuyau de fonte horizontal noirci, indique une condensation plus petite que lorsque la surface du tuyau était à son état naturel ; ce résultat, qui paraît singulier, ne peut pas résulter de la faible conductibilité deTenduit ; il provient probablement de ce que la surface de la fonte, qui est trèsirrégulièreàcause des aspérités, était devenue plus régulière par l'enduit, et que la surface rayonnante avait réellement diminué. Les deux premières expériences, faites sur un tuyau de cuivre horizontal, prouvent que le cuivre nu était oxydé ; car s'il eût été brillant, la quantité de chaleur émise aurait été à peu près la moitié de celle qu'on a observée pour le cuivre noirci.

1936. Yoiei enfin les résultats de deux expériences faites dans deux fabriques chauffées à la vapeur, l'une par des tuyaux de fonte, et l'autre par des tuyaux de cuivre, en grande partie horizontaux, et de O^jlO de rayon ; les tuyaux de cuivre étaient fortement oxydés. Dans la première, un chauffage de 11 heures, par 253"^ de surface de fonte, a produit 4950 litres d'eau de condensation, ce qui correspond à 1*^,77 par heure et par mètre carré; dans l'autre, par un chauBage de 9**,12', une surface de 136"%2 de tuyaux de cuivre a fourni 2214 litres d'eau de condensation, ce qui correspond à 1^,75 de vapeur condensée par mètre carré et par heure. Le nombre relatif à la fonte se rapproche plus de mes expériences que ceux de Clément. La difféï-ence peut s'expliquer en admettant qu'il y avait 0,15 d'eau entraînée mécaniquement par la vapeur, nombre qui est bien souvent dépassé. Quant aux tuyaux de cuivre, si leur surface avait été parfaitement terne, l'effet produit aurait dû dépasser celui delà fonte.

Malgré les résultats que je viens de rapporter, je pense que ceux que j'ai obtenus, dans des circonstances exemptes des causes d'er-

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