‹ Traité de la chaleur (volume 2)Chapitre 264 sur 283 · CHAPITRE V. — CHAUFFAGE DE L'AIR PAB LA VAPEUR. S · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. — CHAUFFAGE DE L'AIR PAB LA VAPEUR. S

ifig. 496) d'une série de troncs de cônes égaux réunis alternativement par leurs petites et leurs grandes bases ; ils sont très-flexibles, fX leur longueur peut varier du simple au double.

Fig. 40i. Fig. 498.

1958. On emploie fréquemment pour les grandes conduites ii compensateur qui rappelle celui de

M. Bourdon par son principe. Il est rcprésenlé figure 497 ; il est formé d'un faisceau de disques élastiques en tôle douce et dont le nombre se détermine par la longueur de la conduite.

1959. De quelque manière que leis p. ^^^ compensateurs soient disposés, ils

compliquent toi^ours les appareils, ils sont d'un prix assez élevé, et il est par consi^quent important de chercher à en diminuer le nombre autant que possible, ou même à les éviter.

Dans beaucoup de chaufTages à vapeur, quand les tuyaux ont une petite longueur, on n'emploie point de compensateur ; on compte sur l'élasticité du métal pour éviter les fractures. Par exemple, lorsqu'un tuyau de fonte vertical distribue de la vapeur à des tuyaux horizontaux, souvent ces derniers sont directement embranchés sur le tuyau vertical, et les tuyaux horizontaux sont suspendus et entièrement libres à leur extrémité. H résulte de là que les parties des tuyaux horizontaux voisines de l'embranchement sont soulevées quand le métal est échauffé, que les tuyaux se courbent et qu'ils ne portent qu'à une ceilaine distance de leurs supports. Cette disposition est sans inconvénient, quand il n'y a qu'un ou deux étages à chauffer, c'est-à-dire quand le luyau vertical n'a que 6 à 7 mètres de longueur ; au delà, il serait dangereux de l'employer. On peut également éviter les compensateurs, quand les tuyaux sont librement suspendus dans une pièce et peuvent se mouvoir sans obstacles dans divers

sens. C'est ce à quoi on arrive en disposant les tuyaux en parties aussi longues que possible, chacune d'elles étant formée de parties rectilignes formant une ligne brisée; ces différentes portions sont réunies par des courbes de grand rayon. On obtient ainsi une flexibilité du tuyau qui rend Taction de la dilatation sans inconvénients. D'ailleurs, dans tous les cas qui se présenteront, le calcul de l'effet produit par la dilatation fera facilement connaître s'il est indispensable d'employer des compensateurs.

1960. Souffleurs. — On désigne ainsi de petits tubes garnis de robinets, placés aux extrémités des grandes lignes de tuyaux de chauffage, et destinés à expulser l'air qui remplit les tuyaux lors de l'arrivée de la vapeur. Les souffleurs sont toujours placés à la partie supérieure des tuyaux [fig, 498), et conduisent l'air au dehors. Dans

les petits appareils, les souffleurs se composent simplement d'une vis fixée sur une des faces du vase de condensation, et renfermant un canal intérieur, qui débouche Fia 498 ' latéralement près de la tête de la vis. On

ouvre les robinets des souffleurs au commencement du chauffage, et on les ferme quand ils commencent à laisser dégager de la vapeur. On est cependant obligé de les ouvrir de temps en temps pendant le chauffage, pour laisser dégager l'air qui s'est accumulé dans les tuyaux ; quelquefois même on est obligé de les laisser constamment ouverts : ce dernier cas se présente surtout quand les tuyaux sont d'un grand diamètre.

1961. Il est facile de.se rendre compte delà nécessité d'expulser l'air des apppareils au commencement du chauffage, et d'ouvrir de temps en temps les souffleurs pendant l'opération, ainsi que des circonstances qui peuvent rendre nécessaire leur ouverture permanente. Supposons les tuyaux pleins d'air, fermés et communiquant avec une chaudière à vapeur ; la vapeur se propagera lentement dans la masse d'air des tuyaux, et ne se condensera qu'en petite quantité. Mais si les tuyaux sont d'un petit diamètre et si l'on ouvre un orifice à leur extrémité, l'air sera chassé par la vapeur comme par un piston, et quand la vapeur commencera à sortir à l'autre extrémité, tout l'air aura été expulsé : alors, en fermant l'orifice, la vapeur se condensera sans obstacle contre les parois des tuyaux ; et s'il n'arrivait pas d'air avec la vapeur, le souffleur pourrait rester fermé pendant toute la durée du chauffage, sans que la condensation fût ralentie. Mais, comme l'eau d'alimentation, à moins qu'elle ne provienne de

Page 1