‹ Traité de la chaleur (volume 2)Chapitre 266 sur 283 · CHAPITRE V.— CnAUPFAGE DE L'AIR PAR LA VAPEUR · texte numérisé non relu

CHAPITRE V.— CnAUPFAGE DE L'AIR PAR LA VAPEUR

pape C ferme l'extrémité du tube B quand ce tube est plein de vapeur ; lorsque l'eau s'y accumuie, sa température s'abaisse, il se contracte et son extrémité ne repose plus sur la soupape : il en résulte une issue par laquelle l'eau s'écoule lentement, mais le tube se récbaufTant par la présencede la vapeur, l'allongement se produit de nouveau, et ainsi de suite. Cet appareil présente évidem- ^ ment cet inconvénient, que la dilatation et la contraction successives du tube amènent bientôt un changement de longueur de ce tube ; il est vrai pjg^ jo0

qu'on peut remonter la soupape au

moyen de la manivelle H, ce qui permet de régler l'écoulement ; mais le changement de longueur du tube doit être aussi accompagné d 'une déformation d'où il peut résulter que le tube et la soupape peuvent n'avoir plus au bout d'un certain temps qu'un fonctionnement imparfait. 1968. Le ballon allemand (fig. 500), employé surtout dans les fabriques de sucre, pour les retours d'eau des chaudières à cuire dans le vide, se compose d'une caisse A cylindrique, qui reçoit un tuyau B en communication avec l'appareil à purger et le tuyau C de purge ; ce dernier se recourbe verticalement dans l'axe de la caisse et se termine à une petite distance du fond où il s'appuie sur le fond d'un cylindre D ouvert par le haut et muni de guides que traverse le tuyau de purge. Cela posé, l'eau de condensation vient d'abord remplir l'es- ' pace annulaire laissé entre les deux cylindres et soulève le cylindre D qui, flollant, vient fermer l'extrémité du tuyau de purge, puis l'eau s'accumulant passe par-dessus le bord supérieur du cylindre D, tombe dans ce cylindre dont elle augmente le poids ; quand ce cylindre est presque plein, il redescend en vertu de son poids et l'orifice ouvert du tuyau de purge laisse passer l'eau de retour; le cylindre D, étant ainsi délesté, remonte, referme l'oniice du tuyau, et ainsi de suite.

1969. Le purgeur automatique de MM. Geneste fils et Herscher frères, est plus spécialement employé pour le cas des chaufi'ages à vapeur ; il est représenté figure 501 : dans une boîte en fonte se trouvent un flotteur C et un contre-poids h placés aux extrémités d'une tige fixée sur un arbre horizontal ; cet arbre porte un pignon qui engrène avec une crémaillère à l'extrémité de laquelle est fixé un tiroir E qui démasque un orifice de sortie B ; l'appareil se réunit eu A

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à la conduite de vapeur; quand l'eau monte dans la bolle, elle produit sur C une poussée qui fuit ouvrir le tiroir, alors le niveau descend, et le poids P descend avec lui et referme le tiroir.

1970. Il est toujours avantageux de se servir, autant qu'on le peut. des eaux de retour-pour l'alimentation de la chaudière; car, nonseulement on utilise la chaleur que renferme cette eau, mais ou évite encore les dépôts qui se forment toujoure quand on emploie de l'eau qui n'a pas été distillée, dépôts qui exigent des nettoyages fréquents et qui produisent une altération rapide des chaudières. Maintenant, dans les grands chaulTages. de petites machinesà vapeur spéciales sont préférées aux autres modes d'alimenlalion.

1971. Il est bon. autant que possible, de faire circuler la vapeur dans le même sens que l'eau de condensation et, pour cela, de distribuer les pentes de telle façon que la vapeur aille en descendant dans les tiiyaui de conduite; cette disposi- Ftg. LOI. tion facilite l'écoulement df

l'eau.

1072. Régulateurs de pression. — Dans uu grand nombre d'in- . dustrles oii le chanlfage s'exécute h la vapeur, ilest nécessaire d'obtenir dans les appaieils cliauffés une pression et par suite une température constante, quelle que «oit la pression dans le générateur. Cette condition est tout aussi indispensable à remplir lorsqu'il s'agit du chauffage de l'air, et cliacim des appareils qu'il s'agit de chauffer doit être dans les mêmes conditions par rapport à la vapeur, quelle qu'en soit la distance du générateur. On emploie dans ces dilTérenls cas des appareils qui ont pour effet de maintenir la pression de la vapeur constante et qu'on nomme régulateurs ou détendeurs de pression.

107li. Le régulateur de M. Rolland consiste en un récipient posé sur la conduite et dans lequel l'arrivée de la vapeur se fait par un tube supérieur percé d'orifices latéraux ; à la partie supérieure du

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