CHAPITRE III. — MANOMÈTRES ET THERMOMÉTHES
donne facilement au cylindre de plomb la forme des cannelures des bouts des tuyaux, et le joint devient parfaitement étanche quand le mastic a pris un peu de consistance.
11 1 1 . Les figures 222 et 223 représentent la disposition, qu'on donnait assez généralement aux manomètres à air comprimé. Le mercure était renfermé dans une boite en fonte, à la partie supérieure de laquelle le réservoir de vapeur communiquait par un tube de fer ; cette cuvette portait à la partie inférieure un tuyau de fer dans
lequel plongeait le tube de verre, afin d'éviter qu'une partie de l'air du tube ne s'échappât par un décroissement brusque de pression.
Les manomètres à air comprimé sont maintenant complètement abandonnés, parce que le volume d'air qu'ils renferment diminue graduellement par l'oxydation du mercure. On reconnaît facilement qu'il y a absorption d'oxygène, parce que les instruments indi(|uent, sous la pression de l'atmosphère, une pression plus grande, et parce
que le mercure acquiert en peu de temps f,j. bj-j. fig, jïs. ta faculté de mouiller le verre, ce qui indique qu'il tient de l'oxyde en dissolution. On a cru obvier à cet inconvénient en introduisant une petite couche d'eau au-dessus du mercure ; mais, parce moyen, le métal s'oxyde encore plus facilement.
1112. L'inconvénient que je viens de signaler pourrait facilement être évité en substituante l'air de l'hydrogène, de l'azote ou de l'acide carbonique, et cette substitution ne présenterait aucune difïl-
culté. Par exemple, pour
la disposition du manomètre )[
indiquée figure 221. on remplù-ait l'appareil de mercure jusqu'au point a, l'extrémité /( étant ouverte ; en inclinanl légèrement le tube, le mercure arriverait au point ù. On meltrait alors le tube en communication avec une vessie renfermant le gaz qu'on voudraitinlroduire dans l'appareil, et on placerait l'extrémité /> du tube dans l'ouver-
p^uT. M. 4
Fig. !M.
Ml LIVRE Vil. — VAPORISATION.
Iiirc d'un bouchon de liège fixé dans l'ajutage du robinet de la vessie ; en pressant la vessie ou en redressant l'appareil, le gaz s'introduirait daiis le tube ; on le fermerait au chalumeau, en un point où il aurait été étranglé, afin de faciliter l'opération. On obvierait ainsi complètement à l'inconvénient qui a fait abandonner les manomèlres à air comprimé.
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1 1)3. On emploie maintenant pour tous les générateurs à haute pression, et surtout pour les locomotives, des manomètres dont le jeu repose sur l'élasticité de certains métaux. Ces instruments nedonnent pas des mesures de la pression aussi exactes que les manomètres à air libre, et que les manomètres à gaz comprimés disposés comme nous l'avons indiqué (1112) ; mais comme ils sont d'un emploi beaucoup plus commode, et d'un prix peu élevé, l'usage en est très-répandu, et ils ont fait disparattre tous les autres systèmes de manomètres.
IHi. Manomètres de Bourdon. — Ces manomètres sont fondés sur le principe suivant. Lorsqu'un tube creux et courbe est soumis intérieurement à une certaine pression, il tend à s'ouvrir d'autant plus que la pression est plus considérable. Les I figures 225 et 226 représentent
la disposition la plus simple de l'appareil ; la section du tube est une ellipse très-aplatie ; l'une des extrémités est fixe et communique avec la chaudière ; l'autreestlibre et porte l'aiguille indicatrice de la pression. La graduation de l'échelle se fait Fia. sîs. Fig. 3î6. P^"" Comparaison avec un mano-
mètre à air libre. Dans quelques appareils pour augmenter la course de l'index, l'extrémité libre du tube agit sur un levier ou sur un engrenage qui fait mouvoir l'aiguille indicatrice. M. Bourdon a donné à ces instruments un grand nombre de formes différentes : les uns permettent d'apprécier de