CHAPITRE IV. — SOUPAPES DE SÛRETÉ ET PLAQUES FUSIBLES
La tige mobile doit être ramenée par le chauffeur dans sa position normale chaque fois qu'elle Ta quittée. Cette disposition, qui tend à faire baisser brusquement la pression dans la chaudière, a été abandonnée.
1148. M. Sorel a imaginé une soupape de sûreté à sifDet, qui est fort bien disposée; l'appareil consiste en une soupape ordinaire, au-dessus de laquelle se trouve une cloche à biseau aigu sur lequel vient agir la vapeur qui s'échappe.
1 149. Soupapes de sûreté contre un excès de pression extérieure^ ou reniflard. — Lorsque, par une trop grande injection d'eau froide d'alimentation dans une chaudière, ou seidement par son refroidissement, la tension de la vapeur s'abaisse au-dessous de la pression de l'atmosphère, la chaudière peut être écrasée par l'excès de la pression extérieure. Pour éviter cet accident, qui n'est réellement à craindre que pour les chaudières à basse pression, à cause de leur forme et -de la faible épaisseur du métal, on place sur les chaudières, et ordinairement sur la plaque qui ferme le trou d'homme, une soupape qui s'ouvre lorsque la pression intérieure est au-dessous de celle de l'atmosphère.
Plaques fusibles.
1150. Les plaques fusibles sont des lames plus ou moins épaisses, foroiées d'un alliage, dans des proportions variables, de bismuth, de plomb et d'étain, et qui est fusible à la température que l'on ne veut pas dépasser; elles ferment des ouvertures pratiquées sur la chaudière ; la plaque fusible est maintenue par une plaque de fonte à jour. Quand la température de la vapeur a atteint celle de la fusion de la plaque, cette dernière entre en fusion, et laisse un libre passage à la vapeur.
1151. Les anciennes ordonnances relatives aux chaudières à vapeur exigeaient que chaque chaudière fût munie de deux plaques fusibles : Tune, la plus petite, fusible à lO"" au-dessus de la température correspondant à celle du travail habituel, et l'autre à ^O"" audessus. La disposition était celle qu'indiquent les figures 239 et 240. 00 représente la plaque fusible; ÂA, une plaque de fonte percée d'ouvertures, qui la maintient. Les plaques devaient être placées à la partie supérieure de la chaudière, aussi peu éloignées que possible de sa surface ; et la plus petite, celle dont la fusion avait Ueu à la plus basse température, devait laisser, après sa fusion, un orifice de
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dégagement de la vapeur égal au moins à l'orifice de la soupape de sOreté. Plusieurs constructeurs avaient imaginé diverses dispositions. Il s'en trouvait dans lesquelles on pouvait, au moyen d'une soupape ou d'un robinet, intercepter la communication de la vapeur avec la tubulure fermée par la plaque fusible, afin que, par la fusion de la plaque, on ne fût pas obligé d'interrompre le travail et qu'on pi)t la remplacer. Toutes ont été abandonnées, et dans les nouvelles ordonnances il n'est plus question des plaques fusibles. On a reconnu en effet qu'avec le temps les alliages se transforment en d'autres alliages fusibles à des températures plus basses ou plus élevées, et que par suite l'emploi de ces plaques ne présente pas la moindre sécurité. En outre, pour les chaudières à haute pression, qu'on emploie presque généralement, une faible variation de température correspond a de trop grandes variations de pression ; et
Fig. 239. Fig. ïiO.
d'ailleurs les plaques fusibles ne prennent que lentement la température de la vapeur, à cause de leurs masses et du refroidissement de leur surface libre.
1152. Plusieurs constructeurs avaient imaginé aussi des appareils H plaques fusibles pour constater l'abaissement de niveau de l'eau dans les chaudières; mais aucun n'a été adopté par l'industrie, parce (|ue la fusibilité des alliages ne constitue pas une base d'indication certaine.