CHAPITRE Y. — ALIMENTATION DES CHAUDIÈRES A VAPEUR
tation ait lieu de manière que le niveau de Teau, dans la chaudière, reste sensiblement constant ; car, si le niveau baissait au delà d'une certaine limite où les gaz chaufferaient la vapeur directement, on pourrait brûler la chaudière, et on se trouverait dans des circonstances favorables aux explosions ; si, au contraire, le niveau s'élevait trop, la vapeur, étant gênée dans son dégagement, pourrait entraîner beaucoup d'eau avec elle.
La hauteur de Teau dans la chaudière doit toujours dépasser de plusieurs centimètres la Umite de la surface qui est chauffée par le courant d'air brûlé, du moins quand la chaudière fonctionne, afin que dans les temps d'arrêt, pendant lesquels l'eau n'est pas mêlée de vapeur, le niveau ne descende pas au-dessous de cette limite. La différence de hauteur, d'après les ordonnances, doit être de 0"',10.
1154. Quand les chaudières sont à basse pression, et que l'eau d'alimentation est placée dans un réservoir suffisamment élevé, l'appareil le plus simple consisterait en un tube communiquant avec le réservoir supérieur, plongeant jusqu'au fond de la chaudière et muni d'un robinet. La hauteur de l'eau dans le réservoir, au-dessus du niveau de l'eau dans la chaudière, correspondant à une pression plus grande que celle de la vapeur, il est évident qu'en ouvrant le robinet on introduira de l'eau dans la chaudière^ En réglant convenablement les intermittences, on pourra ne faire varier le niveau de l'eau qu'entre des limites aussi resserrées qu'on voudra ; et même, en laissant le robinet ouvert d'une certaine quantité qu'on déterminerait par tâtonnement, le niveau de l'eau dans la chaudière pourrait rester rigoureusement constant, si la production de vapeur et le niveau de l'eau dans le réservoir ne changeaient pas. Cette disposition est employée ; mais elle a le grand inconvénient d'exiger de la part du chauffeur une surveillance sur laquelle on ne peut pas toujours compter.
1155. On employait autrefois un grand nombre de dispositions différentes pour régler par un flotteur Talimentation des chaudières à basse pression ; ces appareils sont maintenant à peu près abandonnés, parce qu'on n'emploie plus guère la vapeur à basse pression. Je me bornerai à indiquer deux des dispositions les plus simples.
1156. La figure 241 représente un appareil souvent employé dans les chaudières de Watt. L'eau d'alimentation est amenée par une pompe dans la cuvette M, d'où elle tombe dans la chaudière par une soupape, dont le mouvement est réglé par un flotteur.
La figure 242 représente une disposition qui produit le même
"0 LIVKK VII. — VAPORISATION.
eïFet ; le tuyau N communique avec un réservoir d'eau supérieur, et la boite M laisse écouler l'eau dans la chaudière quand le niveau descend au-dessous de la limite fixée ; la tige qui porte la soupape, et sur laquelle agit le flotteur, se prolonge au dehors et indique sur
Fig. 2*!.
Fig. Î12.
une échelle le niveau de l'eau. Je n'insisterai pas sur d'autres appa^' reils plus ou moins analogues, parce qu'on ne les emploie plus.
1137. Alimentation par machine à vapeur. — Maintenant toutes les chaudières à vapeur, ou presque toutes, sont à haute pression, et
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l'alimentation s'effectue par une pompe mise en mouvement par la machine elle-même, quand le générateur est appliqué fi une machin e, et, dans le cas contraire, par une petite machine à vapeur spéciale