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CHAPITRE V. — ALIMENTATION DBS CHAUDIÈRES A VAPEUR

injecteur à jet ferme ; A esl l'arrivée de la vapeur, B est celle de l'eau, D est-un orifice de trop plein fermé par un clapet, C est le tuyau de refoulement qui porte la soupape de retenue. L'ajutage de sortie de l'eau et l'ajutage divergent ne forment qu'une seule pièce ; quatre

fiff. ÎM.

petites ouvertures percées au point de jonction des deux canes permettent la sortie de l'eau en excès ; une communication annulaire existe entre la chambre d'aspiration et celle de trop plein ; elle avait pour but, d'après l'auteur, de produire une seconde condeasation aux ouvertures latérales de l'ajutage de sortie. On a renoncé à cette dernière disposition, et l'appareil ainsi modifié est d'un emploi très-fréquent en Allemagne.

Les injecteurs employés en Angleterre ne diffèrent pas sensiblement de celui de M. Giffard.

1182. Ces différents appareils sont surtout employés sur les locomotives, pour lesquelles ils présentent l'avantage de permettre l'alimentation de la chaudière lorsque la machine esl au repos; pour les chaudières fixes, les différentes méthodes d'alimentation que nous avons indiquées précédemmentrestent toujours en faveur,

H83. L'injecteur modifié et simplifié sert sous le nom d'éjecleur de machine à élever l'eau ; il peut être d'un emploi utile lorsque fr^.. jse.

l'eau doit être à la fois chauffée et élevée.

I18i. Enfin, en intervertissant les conditions de l'injecteur,

c'est-à-dire en faisant arriver un jet d'eau dans Taxe d'une ou de plusieurs tuyères successives autour desquelles la vapeur pénètre par des espaces annulaires, on peut faire le vide dans des condenseurs de machine à vapeur ; avec le condenseur à jet représenté figure 256, et qui est dû à M. Kôrting, de Hanovre, on pourrait obtenir une dépression de 740"" de mercure en dépensant 12 litres d'eau par seconde et par force de cheval.

ChBvITagtt d« l-e«u d'»limentatlon par la chaleur perdve.

H85.Ily a, comme nous l'avons vu (573), une très-grande quantité de chaleur perdue par les cheminées, à cause de la haute température à laquelle l'air brûlé est abandonné. Nous avons également constaté que le tirage n'éprouvait que de faibles variations par des changements assez considérables de température ; et, comme il y a toujours dans les cheminées bien construites un grand excès de tirage, il s'ensuit qu'on peut toujours chauffer l'eau d'alimentation au moyen d'une chaleur perdue, et produire une économie notable de combustible, car elle peut s'élever à un sixième de la dépense.

H86. On pourrait d'abord faire circuler l'eau refoulée par la pompe alimentaire dans un tuyau d'un petit diamètre, diversement contourné, placé au bas de la cheminée ou à la suite de la chaudière. Mais cette disposition a un inconvénient grave : lorsque les eaux renferment du carbonate de chaux tenu en dissolution par un excès d'acide carbonique, ce qui arrive souvent, l'acide carbonique se dégage par l'action de la chaleur, le carbonate de chaux se précipite et engorge les tuyaux. Cet inconvénient pourrait être atténué en employant un faisceau de tubes parallèles que Teau parcourrait successivement ou simultanément, et qui seraient disposés de msiçnière à pouvoir être facilement nettoyés; si la chaudière devait fonctionner sans interruption, l'appareil devrait être évidemment double.

Cet échauffement de l'eau par la fumée, avant son issue par la cheminée, est souvent opéré dans des bouilleurs réchauffeurs, placés à la suite, ou au-dessous, ou à côté de la chaudière, ou bien dans des faisceaux de tuyaux de O^jlO à 0",12 de diamètre placés de même. Ces réchauffeurs ou ces tuyaux reçoivent l'eau d'aUmentation refoulée par la pompe alimentaire, et cette eau passe de là dans la chaudière; Tinconvénient des dépôts est moins sensible

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