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CHAPITRE V. — ALIMENTATION DES CHAUDIÈRES A VAPEUR

que daDS le cas précédent, quoiqu'il existe encore pour les tuyaux. On emploie depuis longtemps en Alsace un grand nombre de dispositions de récbauffeurs de ce genre.

1187. On a pensé également à chauffer Teau, en Tinjectant, sous forme de pluie, dans une partie du circuit parcouru par la fumée, et en recueillant dans un réservoir ouvert, placé au-dessous, Teau qui a été échauffée et qui est prise par la pompe pour être introduite dans la chaudière. L'appareil peut être disposé de manière que Teau soit séparée des dépôts avant d'arriver à la pompe. Mais cette disposition a rinconvénient de refroidir sans utilité Tair brûlé par la formation de la vapeur, de salir Teau par les matières qu'entraîne la fumée, et en outre de diminuer le tirage par le volume de vapeur qui se forme.

1188. Quand les machines sont sans condensation, la chaleur renfermée dans la vapeur à sa sortie est complètement perdue, et

il suffirait d'en utiliser à peu près g pour chauffer à 100° l'eau d'alimentation. Pour cela on peut employer différentes méthodes. La première consisterait à faire écouler la vapeur par un cylindre d'un assez grand diamètre, dans lequel serait placé un faisceau de tubes parcourus par l'eau refoulée par la pompe alimentaire ; les tuyaux devraient être disposés de manière à ce qu'on pût facilement en extraire le carbonate de chaux déposé par suite de réchauffement de l'eau. L'appareil pourrait être formé de deux boites circulaires parallèles, opposées et réunies par un grand nombre de petits tubes verticaux que l'eau parcourrait simultanément; le tout serait placé dans un cylindre vertical, dans lequel la vapeur pénétrerait par un orifice central ménagé dans la boite inférieure. Le nettoyage de la boîte supérieure et des tubes s'effectuerait en enlevant le couvercle supérieur, et celui de la boite inférieure par une tubulure latérale.

1189. On fait aussi l'inverse, c'est-à-dire que la vapeur de fuite de la machine passe dans un faisceau tubulaire placé dans un réservoir fermé où circule l'eau d'alimentation; cette disposition est préférable à la précédente au point de vue du chauffage.

1190. On chauffe aussi l'eau en la faisant affluer dans une capacité fermée que traverse la vapeur de fuite ; les eaux chaudes sont recueillies dans une bâche où le carbonate de chaux se dépose et où se trouve le tuyau d'aspiration de la pompe alimentaire. MM. Legris et Choisy ont construit un appareil fondé sur ce principe. La figure 257 représente cet appareil : A, tuyau d'arrivée de la vapeur ;

90 LIVRE Vil. — VAPORISATION.

H, réservoir d'eau froide qui s'écoule par le tuyau FD et sort de la bâche ce que surmonte le tuyau d'échappement de la vapeur ; le débit de l'eau est réglé par le robinet G dont le mouvement est commandé par le-flotteur J; E, tuyau d'écoulement de l'eau chaude dans la bâche I ; R, compartiment de la bâche où se dépose le carbonate

Fig. Î57.

de chaux ; K, tuyau d'aspiration de la pompe ; L, corps de pompe ; M, boite à clapets ; N, tuyau de refoulement muni d'un robinet b communiquant avec la chaudière Q ; P, tuyau muni d'un robinet a communiquant avec la bâche et avec le tuyau N, destiné à débarrasser ce tuyau de l'air et de la vapeur qui pourrait interrompre le jeu de la pompe. Cet appareil est assez compliqué, et il ne serait pas toujours facile de l'adapter à une pompe alimentaire existante, car on ne peut aspirer de l'eau chaufTée à un certain degré. On peut y substituer des appareils plus simples et atteignant tout aussi bien le même but.

1191. En Amérique on emploie souvent une forme de réchauffeur qui est remarquable par sa simplicité ; l'eau arrive dans une bâche fermée par un tuyau qui communique avec un réservoir supérieur; à la partie supérieure de cette bâche débouche un tuyau vertical qui se termine par une pomme d'airosoir et descend à une petite dislance du niveau de l'eau dans la bâche ; ce

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