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CHAPITRE PREMIER. — CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

canaux d'étage [fig. 608) et on laissera ouverts les orifices inférieurs ainsi que les ouvertures des canaux du toit ; Tair descendra alors par ceux-ci et s'écoulera après avoir traversé la pièce de haut en bas par les orifices inférieurs des tuyaux d'étage en vertu de son excès de pression dû à son excès de densité à l'intérieur.

Fig. 607.

Fig. 608.

Si Ton veut profiter de l'action solaire à laquelle une des façades peut se trouver exposée à un moment donné, les canaux d'étage de ces murs seront ouverts en bas et à l'extérieur, et en haut à l'intérieur {fig, 609) ; les canaux d'étage du mur opposé seront ouverts à la partie inférieure ; l'air s'élèvera dans les premiers pour se déverser dans la pièce à la partie supérieure et sortira à la partie inférieure des seconds.

Fig, 609.

Fig. 610.

Dans le cas où l'une des façades est exposée à l'action d'un vent plus ou moins énergique qu*on veut utiliser pour la ventilation ; on laissera ouverts les orifices des canaux d'étage de ce côté {fig. 610) et on laissera sortir l'air par les orifices inférieurs des canaux d'étage de la façade opposée, et quelquefois il sera avantageux aussi de laisser ouverts les orifices des canaux du toit pour l'évacuation de l'air.

Enfin en hiver, tout en appliquant les moyens indiqués, on s'ar« rangera de façon à ce que, comme dans la figure 61 1 , Tair soit

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Fi^. 611.

échauffé par un poêle ou un calorifère avant son entrée dans la pièce.

On comprend sans peine que ce mode de ventilation doit être variable ; les différentes causes qui peuvent le produire étant pour ainsi dire fortuites, il faudra les prendre comme elles se présenteront, et dans tous les cas on ne pourra qu'en diminuer Faction au moyen des valves sans qu'il y ait moyen au contraire de l'augmenter.

Ce système sera donc d'application restreinte ; il ne conviendra guère que dans les cas où aucune des autres dispositions ne serait possible à cause des dépenses constantes qu'elle entraine.

D'un autre côté, la nécessité d'une surveillance constante des conditions d'entrée et de sortie de l'air et la manœuvre des valves qui doit être faite au moment convenable et pour chaque changement dans les conditions de l'extérieur ou de l'intérieur de la pièce rendent bien difficile l'emploi régulier de cette méthode, qui cependant a eu un certain nombre d'appUcations en Allemagne et en Autriche.

2370. Il est facile de se rendre compte de ce qui arriverait dans un canal vertical, creusé dans le sol, ne communiquant avec le jour que par l'orifice supérieur. En hiver, l'air étant plus chaud au fond du puits qu'à sa surface, il s'établira nécessairement deux courants qui renouvelleront l'air plus ou moins rapidement. En été, la température, à la surface du sol, étant, en général, plus élevée qu'au fond du puits, les courants n existeront plus.

237 1 . Examinons maintenant ce qui arrivera dans un canal allongé, creusé dans le sol, et dont les deux extrémités viennent s'ouvrir à la surface du sol.

On sait que, à une profondeur peu considérable, la température est constante et ne participe point aux variations diurnes et annuelles de température de la surface du sol; à de plus grandes profondeurs, la température reste invariable pour chaque couche,, mais va en augmentant à peu près de 1 degré par 25 à 30 mètres à mesure qu'on descend ; la température de la première couche à température constante est égale à la température moyenne de la surface du sol. Il résulte delà que les parois des grandes excavations souterraines sont, en général, plus chaudes en hiver que la surface du sol, et que, pour celles

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