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CHAPITRE PREMIER. — CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

lent lentement. Dans tous les cas, le foyer doit être placé dans la cheminée, ou mieux dans un renflement communiquant avec elle, et le cendrier doit être garni d'un tuyau à registre qui permette de régler à volonté la combustion. Un poêle à alimentation continue serait d'un service très-commode. On peut aussi se servir avec avantage d'un ou plusieurs becs de gaz.

2390. Il semble au premier abord que, pour éviter tout dégagement de Tair des fosses, il suffit qu'un courant s'établisse des cuvettes aux fosses, quelque petit qu'il soit ; mais il n'en est pas ainsi^ à cause des variations de la pression atmosphérique. Si la pression barométrique descendait brusquement, ou dans un temps assez court, de 2 centimètres, variation qui se manifeste assez fréquemment, le volume d'air de la fosse deviendrait 1,027 de ce qu'il était; et si, pendant le temps de la variation, la cheminée n'avait pas appelé un volume d'air égal aux 0,03 de celui de la fosse, il est évident que l'air de celle-ci se serait dégagé dans les cabinets. Il est donc important que la ventilation dépasse une certaine limite, afin de diminuer la durée du dégagement de l'air des fosses, lorsque le baromètre descend. Si l'on voulait fixer à une minute la durée de la sortie des gaz des fosses pendant les plus grandes variations brusques du baromètre, qui ne dépassent jamais 3 centimètres, il faudrait que la cheminée appelât par minute un volume d'air égal aux 0,04 de celui de la fosse; en supposant que la capacité de cette dernière soit de 50"*, 7S"% 100"^% les 0,04 de <;es valeurs sont de 2"% 3""% 4"*; et les volumes à évacuer par seconde seraient de 0"%033 ; 0"*,050 ; 0'% 066 ; et par conséquent, en supposant une vitesse seulement de 1 mètre, les sections des cheminées seraient de 0"%033 ; 0"%0S0 ; 0"%066.

2391. On trouve dans quelques établissements une disposition des tuyaux de communication des cuvettes avec les fosses, consistant à prolonger les tuyaux au-dessous de la voûte de la fosse, et à fixer à la partie inférieure une cuvette dont les bords sont plus élevés que les extrémités des tuyaux. Par cette disposition, aussitôt que la cuvette est remplie, toute communication des cuvettes et des fosses est interceptée par un joint hydraulique, et par conséquent les émanations des fosses ne peuvent pas se répandre dans les cabinets, si les fosses communiquent avec l'extérieur au moyen d'une cheminée, et dans le cas où la fosse serait exactement fermée, quand la (lifi'érence des niveaux de l'extrémité du tube et des bords de la cuvette est suffisante pour qu'un excès de pression de 2 ou 3 centi-

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mètres de mercure (variations de pression qui se manifestent assez fréquemment), c'est-à-dire de 27 à 40 centimètres d'eau, ne puisse pas faire descendre le liquide de la cuvette au-dessous des bords du tuyau. On évite ainsi le dégagement de Tair des fosses; mais les cabinets restent infectés par les matières récentes qui occupent la partie inférieure des tuyaux, et il faut, par conséquent, que ces cabinets soient fortement ventilés pour faire disparaître toute odeur.

2392. Influtnce des dimensions de la cheminée d'appel. — Nous avons vu que Teffet des cheminées d'appel augmente proportionnellement à la racine carrée de leur hauteur; par conséquent, il convient de leur donner la plus grande hauteur possible, pourvu toutefois que les circonstances locales le permettent sans trop grande dépense. Les cheminées d'appel qui partent de la surface du sol ont rarement plus de 30 mètres de hauteur; mais celles qui sont employées à la ventilation des mines de houille, étant formées, en grande partie, par un puits qui descend jusqu'à la profondeur des travaux, atteignent jusqu'à 200 mètres de hauteur; pour ces dernières, un prolongement plus ou moins considérable au-dessus de la surface du sol est presque sans influence.

Il est encore plus important de donner aux cheminées une section convenable. Considérons, par exemple, un canal d'une section constante, aboutissant à une cheminée ayant la même section ; si l'on rendait la section de la cheminée 2 fois, 3 fois, 4 fois plus petite, pour que l'appel restât le même, la vitesse d'écoulement par la cheminée devrait croître dans le même rapport, et, par suite, les excès de température de l'air dans la cheminée devraient augmenter dans un plus grand rapport que les carrés de ces nombres, comme on peut le voir à l'inspection de la formule (2377). Si, au contraire, on augmentait la section, il y aurait seulement un accroissement d'effet l'ésultant de la détente et de la diminution des frottements dans la cheminée. On voit, d'après cela, que, quelles que soient la forme et les dimensions du canal qui précède la cheminée, il y a toujours avantage à donner à la cheminée la plus grande hauteur et la plus grande section; mais, dans chaque cas particulier, la hauteur est limitée par les dépenses de construction, et la section par la nécessité de donner à l'air qui s'écoule une vitesse suffisante pour éviter l'influence des vents, et pour que l'écoulement se fasse à plein orifice, ce qui n'aurait pas lieu avec une section trop considérable relativement à la hauteur.

2393. Influence de la résistance du canal etma^iière de la déter^

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