CHAPITRE PREMIER* — CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
la grande étendue des surfaces de chauffe de ces appareils réchauffeurs, et il occasionne une perte considérable de chaleur par la cheminée du foyer de chauffage, tandis qu'avec la cheminée partant du sol, le chauffage de Tair appelé peut avoir lieu directement par Tair hrùlé, et toute la chaleur du foyer est utilisée.
2415. En résumé, il y a toujours une économie considérable dans la consommation de combustible pour la ventilation d'hiver, et surtout pour la ventilation d'été, et en même temps dans les frais d'installation des appareils, à faire descendre au niveau du sol les gaz qui ont servi à Tassainissement et à les faire sortir par une haute cheminée d'appel.
2416. On a proposé plusieurs fois un autre mode de ventilation qui, sous le rapport de la salubrité, présenterait beaucoup plus d'avantages que ceux dont nous venons de parler et qui, sous le rapport de la consommation du combustible, rentrerait à peu près dans le premier cas que nous avons considéré. Dans ce système, l'air extérieur, préalablement échauffé, entre par tous les points du sol, sort par le plafond, et ensuite descend extérieurement par un canal communiquant avec le bas de la cheminée d'appel. Par cette disposition, chacun ne respirerait que de l'air pur, et la dépense de combustible serait à peu près la même que dans le premier cas. Ce mode présente, pour les orifices d'entrée et de sortie et pour l'égale répartition de l'air, des difficultés d'installation telles qu'il est rarement possible de l'employer.
2417. Dans tous ces systèmes^ la ventilation d'été peut être mesurée exactement par un manomètre communiquant avec un tube placé au bas de la cheminée et perpendiculairement à sa surface ; quant à la ventilation d'hiver, ces mêmes appareils ne donnent une évaluation de la ventilation qu'avec une approximation qui dépend des dispositions du circuit parcouru par l'air; quand l'air descend pour gagner une haute cheminée d'appel, les variations sont en général assez petites pour être négligées, et l'uniformité de ventilation peut s'obtenir par une consommation constante de combustible ou par la permanence dans l'excès de la température de l'air sur la température extérieure; il n'en est point ainsi quand la cheminée part des combles, à cause de la petite hauteur de la cheminée ; l'emploi des anémomètres permanents devient alors indispensable.
Remarque sur les calculs relatifs aux cheminées d'appel, — Dans tous les calculs qui précèdent, nous avons toujours pris les températures moyennes de l'hiver et de l'été, mais les variations considérables
PÉCtXT. lU. M
qui se produisent dans la température, non-seulement d*une saison à l'autre, mais encore dans une même journée, sans rien changer aux résultats comparatifs que nous avons obtenus, pourront modîGer notablement les résultats obtenus.
La ventilation par les cheminées d'appel fonctionne d'une manière à peu près régulière dans les grands appareils où la chaleur renfermée dans les parois de la cheminée compense les variations inévi^ tables dans le chauffage ; mais, dans les applications restreintes, le tirage des cheminées est influencé par les rayons solaires, par Tétai hygrométrique de l'air et par les vents qui agissent à la fois sur les orifices d'entrée et de sortie. 11 suffit de voir ce qui se passe dans les cheminées d'appartement, même dans celles qui ont une assez grande hauteur, pour comprendre combien l'action des agents extérieurs peut être considérable.
Différents modes de ehaaffaye dee ehemlaéee d'appel.
Indépendamment du chauffage direct de l'air appelé, que nous avons indiqué, il en est plusieurs autres que nous devons examiner.
2418. Appel de l'air de vetitilatioiipar les cendriers des fourneaux de chauffage. — Les cheminées des appareils de chauffage appellent ordinairement de 9 à 18 mètres cubes d'air par kilogramme de houille brûlée sur la grille (302 bis) ; cet air peut être pris dans les lieux qui doivent être ventilés, et par conséquent cet appel ne coûte absolument rien. Si l'on couvrait seulement en partie la grille de combustible, on pourrait appeler dans le foyer des volumes d'air variables dans des limites très-étendues ; mais alors la ventilation coûterait beaucoup plus que par une cheminée spéciale. En effet, supposons qu'on appelle dans le foyer 400 mètres cubes d'air par kilogramme de houille, c'est à peu près le tiers de ce qu'on appelle dans les cheminées d*aérage bien disposées ; le poids de cet air sera de 400.1,3 =520*'; une petite partie des 8000 unités de chaleur produites par la combustion pénétrera par rayonnement dans les surfaces du calorifère qui environnent le foyer, le reste se distribuera dans les 520 kilogrammes d'air ; si l'on négligeait la chaleur provenant de ce rayonnement, comme il faut 520 . 0,24= 124,8 calories pour échauffer la masse d'air de r, elle serait portée à 8000 : 124,8 = Gi"" 10 ; tandis que si la cheminée appelait seulement J8 mètres cubes d'air par kilogramme de houille, l'air brûlé sortirait du foyer à 1200*. Il résulte évidemment de là que le calorifère, qu'il soit à