‹ Traité de la chaleurChapitre 124 sur 301 · GHAPITHE PREMIER. ~ CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

GHAPITHE PREMIER. ~ CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

Mai i4 40 26 89 4 39 il 0 à 17 3

Juin 17 90 30 51 7 53 15 o à 21 0

Juillet 18 67 32 44 10 17 16 0 à 20 8

Août... .4 18 48 30 65 9 60 14 85 à 20 95

Septembre 16 10 28 34 6 60 14 2 fi 18 5

Octobre 1100 20 43 0 84 8 5 à 12 3

Novembre 7 00 16 00 —2 40 54 à 84

Décembre 3 01 1187 —6 70 —23 à 58

2478. A Paris, il y a sept mois de chauffage, du commencement d'octobre à la fin du mois d'avril ; la température moyenne de ces sept mois, déduite de dix années d'observations, est de 6''4; mais cette température moyenne peut varier de 2** 71 à 8" 71 . En supposant la température intérieure maintenue à 13", l'excès moyen de la température intérieure sur la température extérieure sera de S^'ô; et cet excès pourrait varier de IB'» — 2°71 = 12»29,à 15* — 8°71 =n 6*29.

2479. Lorsque le chauffage est intermittent, il est impossible de calculer, même approximativement, les dépenses de combustible nécessaires pour maintenir les pièces pendant un certain temps à ime certaine température, parce qu'une très-grande partie de la chaleur produite est absorbée par les murailles, et que cette quantité varie suivant l'épaisseur et la nature des murailles, la température extérieure et la durée de l'intermittence.

2480. Pour les grands établissements publics, dans lesquels la température doit être constante, comme dans les hôpitaux, les prisons cellulaires, l'étude détaillée des projets doit être accompagnée du calcul des quantités de chaleur maximum à fournir dans les circonstances les plus défavorables, et de la quantité moyenne de chaleur consommée pendant la durée du chauffage. La consommation moyenne de combustible se déduit facilement de la quantité de chaleur à fournir, mais il faut dans chaque cas tenir compte de la chaleur perdue, qui peut -s'élever jusqu'à 50 p. 100.

2481. Les dimensions des appareils doivent être calculées pour les circonstances les plus défavorables. On pourrait cependant, pour les surfaces de chauffe, rester un peu au-dessous de celles qui correspondent au minimum de température extérieure, du moins quand ce minimum n'est pas de longue durée (comme cela a lieu dans la majeure partie de la France), et que les murailles ont une grande épaisseur, parce que l'énorme quantité de chaleur qu'elles renferment suffit pour pourvoir à un froid exceptionnel; d'ailleurs, si la température intérieure s*abaissait de 1 ou 2"", pendant les plus grands froids.

i34 LIVRE XV. — CHAUFFAGE ET VENTILATION DES LIEUX HABITÉS.

on ne s'en apercevrait pas, car la sensation qu'on éprouve dans les lieux échauffés dépend surtout de l'excès de leur température sur celle de l'air extérieur. Mais l'économie qu'on obtiendrait pourrait avoir de graves inconvénients ; si par une circonstance quelconque le chauiTage avait été interrompu, et s'il fallait établir le régime dans les murailles au milieu de l'hiver, on n'y parviendrait pas avec des appareils qui n'auraient pas une puissance suffisante.

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