CHAPITRE PREMIER. — CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES. i3i
élèverait la température de 1000 mètres cubes de 33*", 33; le volume d'acide carbonique produit serait de l'"%42 ; la proportion d'acide dansTair, de 0,00142 ; le poids de vapeur produite serait de J^,197, et par mètre cube de 0^00119, tandis qu'à cette température, un mètre cube d'eau pourrait dissoudre 0'',029 de vapeur.
2472. Observations sur les quantités de chaleur employées par le chauffage. — Supposons d'abord que le chauffage soit continu et que la température intérieure des pièces soit maintenue jour et nuit au même point. La diflérence entre les températures des surfaces intérieures et extérieures des murailles étant peu considérable, on pourra admettre, sans s'écarter beaucoup de la vérité, que si la quantité de chaleur fournie intérieurement est convenable, le régime des murailles sera constamment établi, et que la quantité de chaleur employée sera proportionnelle à l'excès moyen de la température intérieure sur la température extérieure. C'est, en effet, ce qu'on a constaté par expérience dans plusieurs grands établissements chauffés par différents procédés, comme nous le verrons en parlant du chauffage des églises et des prisons cellulaires. Dans les cas que nous considérons, il y a à déterminer la quantité de chaleur perdue par les murailles, par le sol et par la partie supérieure des édifices. J'examinerai d'abord ces deux derniers points.
2473. La perte de chaleur par le sol des édifices est en général assez faible. En effet, dans nos climats, la couche de température constante est à peu près à 8 mètres de profondeur, et la température est égale à la température moyenne annuelle, qui est de 10 à 11 degrés. Cette profondeur suppose que la surface du sol est libre ; elle varie avec la nature du terrain ; elle doit diminuer au-dessous des lieux couverts de constructions, parce qu'ils sont soustraits aux variations diurnes et annuelles de température, surtout quand les constructions qui dépassent le sol sont faites sur cave. Le sol des édifices maintenus à une température constante doit transmettre peu de chaleur, parla raison que je viens d'indiquer, et aussi à cause du flux permanent de chaleur qui arrive des grandes profondeurs. Cependant cette quantité de chaleur n'est pas négligeable et on peut
la supposer égale, au point de vue de la pratique, aux \ de celle qui traverse un mur d'édifice ordinaire.
2474. Les édifices publics et les maisons particulières étant toujours terminés à la partie supérieure par une charpente horizontale, épaisse, dont la partie inférieure forme le plafond du dernier étage.
et cette charpente, qui conduit déjà si mal la chaleur, étant surmontée de celle qui soutient la toiture, il en résulte que la perte de chaleur par la partie supérieure des édifices est faible; on peut la prendre égale à la moitié à peu près de celle qui se produit par les murs. Il en est de même dans les églises dont les voûtes sont en pierre, parce que, en général, la toiture est soutenue par une grande quantité de pièces de bois qui rendent la diffusion de la chaleur très-lente. Mais quand les éghses n'ont point de voûtes au-dessous de la toiture, il y a par la partie supérieure une perte de chaleur qui dépend de la nature des matériaux employés, et de leur épaisseur.
2475. Quant à la chaleur qui passe à travers les murs et les vitres, nous avons calculé séparément, dans le premier volume, les quantités de chaleur transmises, par mètre carré et par heure, dans des cas extrêmes qui ne se rencontrent jamais exactement; il est évident que ces quantités dépendent des surfaces totales des vitres et des mu* railles. Nous examinerons, dans les différents cas particuliers, les modifications que les nombres indiqués doivent éprouver.
2476. Dans la pratique, pour les constructions ordinaires, et en supposant une différence de température de 25^ de l'intérieur à Textérieur, on peut prendre pour quantités de chaleur transmises par mètre carré et par heure
Pour les murs 45 calories.
— les vitres U»0 —
~ les plafonds 20 —
— le sol 30 —
Ces nombres représentent, pour nos climats, le maximum ou à peu près de la perte qui doit se produire.
*. 2477. Température des moi$ de chauffage à Paris. — La connaissance des températures moyennes des mois de chauffage étant indispensable pour la détermination des surfaces de transmission de la chaleur et pour le calcul approximatif des quantités moyennes de combustible à brûler, j'ai réuni, dans le tableau suivant, les résultats des observations faites à TObservatoire de Paris, de 1840 à 1830 inclusivement :