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CHAPITRE II. — CHAUFFAGE ET ASSAINISSEMENT DES HABITATIONS

le tirage, on brûle quelques menus combustibles par la porte placée au-dessus de la grille. Les foyers à flamme renversée, qui utilisent plus de chaleur rayonnante lorsque toute la masse de charbon est embrasée, exigent un tirage puissant, qui ne suffit même pas toujours pour empêcher le dégagement de la fumée dans la pièce. La disposition de la figure 627 est indiquée comme principe, et ne saurait être employée qu'avec de nombreuses modifications.

25ii. Les figures 628 et 629 représentent une cheminée imaginée par M. Millet, et dans laquelle la combustion se fait à flamme renversée, dans des conditions qui diminuent les chances de dégagement de fumée dans la pièce. L'appareil se compose de trois pla-

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Fig, 628.

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Fig. C29.

ques métalliques cintrées, ABCD, ahcd. Les trois grands côtés AB, BC, CD, se raccordent avec le chambranle de la cheminée ; les trois petits côtés encadrent le foyer ; le tablier mobile / sert à fermer plus ou moins le cadre du foyer ; il reste en équilibre dans toutes ses positions à Paide du contre-poids P, fixé à une chaîne attachée au tablier, et qui passe sur la poulie g; hi, ouverture pratiquée dans le contre-cœur, et que l'on ferme plus ou moins, à l'aide du voleta/. La position de ce volet se règle au moyen de la poignée m ; cette dernière, mobile autour de Taxe horizontal ?i, porte au point p deux chaînes dont l'une, après s'être enroulée sur la poulie ^, supporte le poids r, et dont l'autre s'enroule sur les poulies s et /, et s'attache à un crochet fixé au volet Le contre-poids r est destiné à maintenir le volet dans une position quelconque. La fumée peut s'écouler dans la cheminée par l'orifice hi et par une fente percée dans la partie

i\i LIVRE KV. — CHAUFFAGE ET TESTIUTIOX DES LIEUX HABITÉS.

supérieure de la caisse, el qui diminue de seclion à mesure qu'on élève le tablier, sans pouvoir jiuiiaîs être complétemenl fermée.

2512. Par cette disposition, la combustion est plus complète que dans les appareils ordinaires; ce qui est loin d'élre ici un avantage pour le chaulTage, parce que la flamme se produit en grande partie dans la clieminéc. La combustion s'effectue avec une quantité d'air peu supérieure à celle nécessaire, ce qui est un grave inconvénient ; car les appartements ne sont réellement salubres qu'avec une assez grande ventilation. En outre, il arrive encore assez fréquemment que de la fumée se dégage dans la pièce.

2.Ï13. Plus tard, M. Touet-Chambor a cherché à répandre un appareil {fiç- 630, 6;H] basé sur le même principe que le précédent, mais disposé pour brûler de la houille; et, à cet effet, une grille F remplace les chenets. L'air qui afflue sui le combustible produit une

Fig. 830. Fig. 631.

flamme renversée, qui pénètre dans la cheminée à travers une seconde grille G, dont on règle la section libre par un registre H pissant entre deux rainures, et maintenu par un contre-poids. Au-dessus du foyer se trouvent deux ouvertures, fermées en partie par deux registres C, C, et par lesquelles s'écoulent les produits de la combustion qui auraient échappé à l'appel par la grille G. Cet appareil ne présente pas plus d'avantages que celui de M. Millet; toutefois, pour éviter de perdre la chaleur des gaz chauds, M. Touet-Chambor

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a ajouté dans la cheminée un tuyau serpentant 6 B, en tôle , dans lequel de l'air venant de l'extérieur circule et s'échaufle avant de pénétrer dans l'appartAmcnt.

2514. M. le docteur anglais Arnott a présenté à l'Exposition universelle de 1853 une cheminée dont j'ai déjà parlé, et qui avait le douhie objet de brûler la fumée et do renfermer du combustible pour un grand nombre d'heures. Comme cet appareil présente en outre des dispositions relatives à la ventilation, j'y reviendrai plus loin.

2515. Foyers découverts, dans lesquels on utilise une partie de la chaleur de l'air lirùlé. — Dans toute cette série d'appareils, il existe à l'arrière ou autour du foyer une espèce de calorifère qui communique par le bas avec l'air extérieur, et par le haut avec l'appartement. L'air, en s'y échauffant, détermine un appel d'autant plus actif que le calorifère a une grande hauteur, et que la température y est plus élevée ; il entre donc constamment dans la pièce un courant (l'air qui produit la ventilation, et sert ensuite à la combustion. Avec ce genre de cheminées disparaîtrait l'inconvénient de l'air froid ap-

pelé par les lissures des portes et fenêtres, si les appareils avaient des sections suffisantes pour laisser passer tout l'air que l'appel de

la cheminée peut enlever. Les cheminées tendent également moins à fumer, parce que l'air peut pénétrer plus facilement dans l'appartement. Une condition importante à remplir, dans tous ces appareils, est de rendre le nettoyage facile, ainsi que le ramonage de la cheminée.

2516. Une des dispositions les plus simples, employée quelquefois, consiste h placer dans la cheminée (fig. 632) un tuyau de tôle communiquant par le bas avec l'air extérieur, et s'ouvrant dans la pièce près du plafond. L'appel d'air extérieur s'établit ainsi d'une manière Irès-enicace ; mais il faut démonter le tuyau pour le ramonage. On a évité cet inconvénient, en faisant passer la fumée dans le tuyau, et l'air extérieur tout autour, comme te montre la figure 633. Mais ces dispositions, qui exigent que la cheminée ait une assez grande section, nécessitent en outre des constructions accessoires toujours gênantes quand il faut les faire après coup. La disposition de la figure 633 a été appliquée en Angleterre par M. Douglas Galton au chauffage des casernes.

2317. M. Leras, professeur de physique au lycée d'AJençon, a exposé en 1855 une cheminée, représentée figure 634. Le foyer a très peu de profondeur, et, par suite, l'amplitude du rayonnement du combustible est trèsétendue. L'air extérieur circule d'abord sous l'àtre de la chemi- Pj „34 née, puis derrière, et enfla de

chaque coté du foyer; il vient s'échapper par plusieurs bouches placées latéralement. L'ouverture du foyer est environnée d'une plaque en cuivre poli, pour augmenter la chaleur rayonnée. Tout cet ensemble ne laisse pas de donner une économie importante ; toutefois l'avancement du foyer nsque d'occasionner souvent de la fumée dans les pièces.

2518. Les figures 63o et 636 représentent une élévation et une coupe transversale d'un autre appareil destiné à utiliser une partie

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delà chaleur de l'air brûlé. Sous le foyer est une caisse rectangulaire, en fonte ou en tôle, d'une petite hauteur ; elle communiqua avec un canal qui s'ouvre à l'extérieur. Sur la partie postérieure de la caisse se trouvent Tués un certain nombre de tubes rocnurbé«.

qui viennent aboutir à une autre caisse placée au-dessus du cadre du foyer, et qui est fermée en avant par une toile métallique. L'air brfllt', passant entre les tubes pour se rendre dans le tuyau de la cheminée, échauffe l'air froid qui circule dans leur intérieur, et qui vient se dégager ensuite dans la pièce. Il n'est pas possible, avec celte disposition, de brûler de la houille ou du coke ; la combustion se maintiendrait trop difficilement au contact des tubes. De plus, l'air chaud en quantité assez faible introduit dans la pi^ce ne sert guère à sa ventilation. Cependant ce mode remplace avantageusement la ventouse du n. 2507, en ce que les personnes qui se chauffent ne sont pas soumises au choc de nappes d'air froid. Mais ces tubes sont sujets à se disloquer et sont un obstacle au ramonage.

La figure 637 représenle une disposition du mitme genre dans la quelle les tubes sont placés horizontalement au-dessus du foyer. Elle est toutefois moins bonne que la précédente dans laquelle l'appel de y- g^,

l'air froid est déterminé dans les tubes par

la hauteur de la colonne d'air chaulîé ; avec des tubes horizontaux cet appel n'existe plus.

2519. L'appareil représenté dans les figures 638, 639, 640, 641 . se compose d'une caisse en lôle A'A'CD, dont la face antérieure \A.'BB' s'ajiisle sur le cliambranle de la cheminée ; celte caisse est ouverte à la partie inférieure, et enveloppe le canal qui amène l'air extérieur. Sur la face antérieure est percée une ouverture L, par laquelle l'air extérieur échauffé se rend dans la chambre. Cette caisse en renferme une autre phis petite en fonte, abcd [fig. 641) et

Fig. 638. Fig. Cal).

adef{fig. 639), qui sert de foyer; le tuyau t, muni du registre r, conduit l'air hriMé dans la cheminée. Les faces latérales de la caisse du foyer sont traversées par des plaques m, m, venues de fonte et qui se prolongent en dedans et en dehors. L'air extérieur arrive au-dessous du foyer par deux canaux o, o. Les orifices p servent à introduire dans l'appareil l'air de la pièce, quand la section du canal d'appel est trop petite. La figure 640 est une coupe Yï; la figure 641, une coupe suivant XX.

Fig 640. Fiy. 2\\.

Cet appareil est assez compliqué, et la surface de chauffe de l'air

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