‹ Traité de la chaleurChapitre 127 sur 301 · CIIAPITBK II. — CHAUFFAGE ET ASSAINISSEMENT DES HABITATIONS · texte numérisé non relu

CIIAPITBK II. — CHAUFFAGE ET ASSAINISSEMENT DES HABITATIONS

tant l'accès de l'air, soit en utilisant une plus gi-ande fraction de a chaleur rayonnante, et une partie de celle renfermée dans les gaz chauds. Nous allons passer en revue les principaux types qui ont été ou qui sont encore appliqués.

2507. Cheminées à ventouses. — La figure 624 représente la coupe d'un système de cheminée aujourd'liui à peu près abandonné, mais qui, lots de son invention, a eu beaucoup de vogue : c'est ce qu'on appelle une cheminée à ventouse. Un canal, placé sous le parquet de la chambre , prend l'air à l'extérieur, débouche dans un des jambages de la cheminée que l'on fait creux à cet efTet, et porte l'air tlans la capacité A' d'où il s'écoule «n nappe par la fente B. Parfois cette fente est placée d'une manière plus incommode encore, car elle est en A au-dessus de la plaque garnie de faience AB. Cela se fait ainsi quand on emploie le rideau mobile delà figure 619; certains fumistes ^- ^j^

dans ce cas posent ces ventouses

dans les parois latérales de l'ébrasement garni de faïence; enfin il y a même des fumistes qui font déboucher la ventouse dans la gaine même de la cheminée sous ce prétexte que l'air extérieur pousse ainsi la fumée et empêche la cheminée de fumer; celte dernière disposition est absurde; les précédentes sont inintelligentes en ce sens que, si elles font brûler le combustible, elles ont l'inconvénient de produire devant la cheminée un courant d'air froid et incommode, sans efîecluer la ventilation de l'appartement.

2508. Cheminées à foyer mobile, — Il y a une trentaine d'années, M. Bronzac, pour augmenter l'efiet utile du combustible, a eu l'ingénieuse idée de rendre le foyer mobile. Ce foyer se compose d'une caisse en fonte (/i'^. ^2"i, 620), ouverte en avant, et mobile Kur quatre galets ; la caisse est logée dans une cheminée ordinaire de Lhoniond. ï'our allumer le feu, on enfonce le foyer dans la cheminée, dont on baisse le tablier; quand la combustion et le tirage sont bien établis, on l'avance dans l'intérieur de la pièce, de manière à profiler autant que possible, sans qu'il en résulte de fumée, de la chaleur rayonnante. Ces appareils, bien exécutés à l'origine, ont eu l'ËCLtiT ni. iti

beaucoup t)e succès ; mais, après l'expiration du privilège de l'inventeur, leur construcUon moins soignée par des Tumistes qui vou- . aieut Jes livrer à Irop las prix, a élé probablemenl, une des causes qui en on) beaucoup reslreint l'usage; et les seules cheminées de ce

Fig. «4. Fig. 6!e.

genre que Ton rencontre encore quelquefois sont de celles que Bronzac avait construites ; les aulrcs ont complètement disparu.

2509. A l'Exposilioii universelle de 1855 su trouvait un appareil du même genre. Le foyer pouvait s'avancer de plusieurs mètres dans rinlérieur de l'appartement; la fumée se rendait alors dans la cheminée par un tuyau formé de tubes rentrant les uns dans les autres, comme pour un télescope. Cette disposilion n'est nullement à recommander, elle constitue un ensemble qui n'est ni beau ni commode.

2510. Foyers découverts à flamme renversée. — La figure 627 représente un appareil dans lequel le foyer est /fj 0j, entièrement découvert. La

flamme, au lieu de s'élever verticalement, se' renverse dans la masse en ignition, et la totalilé de l'air appelé est ainsi obligée de traverser le foyer. Pour étublir

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