‹ Traité de la chaleurChapitre 130 sur 301 · CHAPITRE II. — CHAUFFAGE ET ASSAINISSEMENT DES HABITATIONS · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. — CHAUFFAGE ET ASSAINISSEMENT DES HABITATIONS

2522. L'appareil de madame veuve Cordier et lits, conslnicteur à Sens (Yonne), est une modification de l'appareil Fondât, dont le but est de remédier à quelques-uns des inconvénients de celui-ci. Dans cet appareil, l'air à échauffer arrive sous une plaque sur laquelle se pose la grille, et s'élève entre les parois d'une botte en fonte qui forme le fond du foyer; les deux arêtes longitudinales et supérieures de la boite forment des rigoles dans lesquelles se placent les deux arêtes inférieures et longitudinales d'un appareil mobile formé de tubes disposés comme ceux de l'appareil Fondet; lorsque l'appareil est en place, te tuyau supérieur transversal s'ajuste au moyen de manchons mobiles sur les bouches de sortie ; quand on veut ramoner, l'appareil mobile est rendu libre en faisant glisser les manchons, et on le relève contre le fond de la cheminée en le faisant tourner autour de son arête inférieure ; le ramonage terminé, l'appareil mobile est remis en place. Les tuyaux verticaux de l'appareil Cordier ont une section un peu plus grande que ceux de l'appareil Fondet.

Fig. 6te.

2523. L'appareil représenté {fig. 646 et647) paraît mieux rem-

252 LIVRE XV. — CHAUFFAGE ET VENTILATION DES LIEUX HABITÉS. |ilir que les précédents les conditions d'un foyer d'appartement comme sections et surrace de chaufTe. ]l se compose d'une caisse en tôle renfermant le foyer, derrière lequel se trouvent des tuyaux T disposés en quinconce, et qui établissent la communication entre une caisse inférieure à air froid C, el une caisse supérieure à air chaud B. Le foyer est séparé des tuyaux par une plaque de fonte qui peut s'enlever facilement pour le nettoyage. Le courant des gaz chauds sortant <lu foyer se recourbe par-dessus cette plaque, et vient, après avoir circulé en descendant autour des tubes, s'échapper dans la eheniinée par une ouverture F placée au point le plus

Fig. en,

bas. Un orifice muni d'un registre sert à établir le tirage quand on . allume le feu. L'air froid, venant de l'exlérieiir ou de la pièce, entre dans la caisse inférieure, s'échauffe dans les tuyaux en tôle et autour de la caisse à fumée en H, H, et vient se dégager dans l'appartement par une ouverture A pratiquée au sommet de la caisse à air chaud. Une plaque mobile permet de faire passer sur le combustible la proportion d'air qu'on juge convenable, tout en laissant visible une grande partie du feu. D est le cendrier. Cet appareil, constmil parPéclet pour son usage personnel, est peu répandu. Il se place sans construction ni démolition dans une cheminée ordinaire, el, comme il peut s'enlever tout d'une pièce, il ne gène nullement le ramonage, mais il a l'inconvénient de changer l'aspect auquel on est habitué pour les cheminées dans les appartements.

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