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CHAPITRE II. — CHAUFFAGE ET ASSAINISSEMENT DES HABITATIONS

en brûlant 8^88 de bois ; un appareil Fondet existait dans celte cheminée et la mesure directe de Tair fourni par sa bouche de chaleur a été de 19 mètres cubes par heure. L'appel total correspondait à 94 mètres cubes par kilogramme de bois. L'expérience sur cette dernière cheminée qui se rapproche plus que les précédentes des conditions ordinaires, nous montre que le chiffre de 100 mètres cubes d'air appelé par kilogramme de bois brûlé par heure, posé depuis longtemps par Péclet et consigné n*» 2503, est bien suffisant pour répondre à la réalité dans la plupart des cas.

2540. Les expériences sur la cheminée du cabinet du général, dans lesquelles on brûlait en ipoyennè 4 kilogrammes de houille à l'heure, ont donné une éTacuation de 1200 mètres cubes par heure, la température dans la gaine de la cheminée dépassant toujours 100"".

2341 . Les expériences en pareille matière sont tellement sujettes à donner des résultats différents suivant les lieux et les circonstances, qu'elles devraient être fort répétées, a6n de fournir des chiffres dont la concordance permettrait alors de poser des règles sûres.

On est donc obligé de se contenter d'approximations et de se régler sur le chiffre du minimum connu, plutôt que sur celui du maximum.

ChaulAiife Iniérievr par les poêles.

2542. Les poêles sont des appareils placés dans l'intérieur des appartements, formant une capacité plus ou moins considérable dans laquelle on brûle le combustible. La fumée se rend à la sortie du foyer, soit directement, soit après diverses circulations, dans un tuyau qui la conduit dans une cheminée. Les portes du foyer et du cendrier sont tantôt dans l'appartement, tantôt dans une salle voisine. Les poêles sont en tôle, en fonte, en faïence ou en briques.

2543. On donne souvent aux poêles le nom de calorifères ; mais nous réserverons cette dernière dénomination pour les appareils qui servent à chauffer de l'air pris à l'extérieur, et qui le versent ensuite dans les pièces destinés à le recevoir.

«2544. Les poêles en métal, pour la même étendue de surface et la même quantité de combustible brûlé, refroidissent plus la fumée que ceux qui sont en faïence ou en maçonnerie, parce que les métaux conduisent mieux la chaleur : ainsi les poêles en terre cuite doivent avoir plus de volume et plus de surface de chauffe que ceux en métal.

264 LIVRli XV. — CHAUFFAGE ET VENTILATION DES LIEUX HABITÉS.

2545. Les poêles en métal S'échauffent rapidement et se refroidissent de même ; ceux de maçonnerie et de faïence, au contraire, s'échauffent lentement ; mais, une fois échauffés, ils cèdent lentement leur chaleur et entretiennent longtemps une douce température.

2546. Dans les poêles en métal, il est avantageux que la combustion soit lente et permanente. Dans les poêles en terre cuite, il est bon qu'elle soit vive, et ne dure que le temps nécessaire pour échauffer la masse de maçonnerie, opération qu'on renouvelle à des inter- ' valles plus ou moins éloignés. Dans ces derniers appareils, quand le combustible est consumé, il est utile de fermer la porte du cendrier, et Un registre placé dans le tuyau à fumée, afin d'éviter que le poêle ne soit traversé par un courant d'air qui le refroidirait infructueusement.

2547. On prétend que les poêles en fonte ou en tôle ont l'inconvénient de donner à Tair une mauvaise odeur et de le dessécher. L'odeur de l'air chauffé par un métal provient probablement de l'altération qu'éprouvent les matières organiques en suspension dans l'air, pai: le contact du métal dont la température est souvent trèsélevée, et toujours supérieure, pour la nxême quantité de combustible consommé, à celle que prennent les parois d'un poêle en faïence ou en briques. Il est facile de s'assurer qu'il existe en effet dans Tair une grande quantité de corps légers, non-seulement par les dépôts qui se forment sur les surfaces qui restent longtemps immobiles, mais par la vue de cette poussière, quand un rayon solaire pénètre dans une chambre obscure; la poussière est alors fortement éclairée, et le seul aspect indique une origine organique. Cependant quelques expériences sembleraient indiquer que les métaux chauffés ont une odeur propre. Nous avons étudié n* 1859 les inconvénients propres aux surfaces métalliques chauffées.

Quant à la dessiccation de l'air, on n'a jamais fait aucune expérience exacte à ce sujet ; mais tout le monde sait que l'on est dans l'usage de mettre sur les poêles en fonte des vases pleins d'eau, pour fournir de la vapeur à l'air, et que les poêles en faïence rendent cette précaution moins nécessaire. Chacun a pu observer que les poêles en fonte, indépendamment de l'odeur qu'ils donnent à l'air, provoquent des maux de tête, quand on n'emploie pas le moyen que nous venons d'indiquer pour saturer l'air d'humidité. Mais la dessiccation de l'air par les poêles métalliques n'est qu'apparente ; l'air ne parait plus sec que parce qu'étant plus chaud, il peut dissoudre plus de

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