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CHAPITRE II.— CHAUFFAGE ET ASSAINISSEMENT DES IIADITATIO.NS

une coupe verticale suivant PQ (%. G36). Les figures 65i, 653, 656 sont des coupes horizontales faites suivant les plans GII, CD, et AD ifig. 651). Les circulations centrales, représentées dans la figure 652, sont destinées à chauffer de l'air qui entre dans le poêle par la partie inférieure. Le foyer est en a, l'air hrùlé parcourt simultanément les deux séries de canaux 6, c, d, e, qui se trouvent de chaque cùté' des canaux à air; puis les deux courants se réunissent en un seul qui communique avec la cheminée.

Dans tous ces appareils, les circulations ont toujours lieu dans des canaux verticaux et non horizontaux, parce qu'on a trouvé, par expérience, que le tirage s'établit plus vite dans la première disposition que dans la seconde. L'explication en est d'ailleurs facile. Au commencement du chautTage, lorsque les briques sont froides, le courant d'air brûlé se refroidit peu, du moins dans sa partie centrale, lorsqu'il s'élève d'abord, tandis qu'il n'en est point ainsi quand il marche dans des canaux horizontaux. C'est d'ailleurs ce que j'ai constaté dans deux poêles où les circuits étaient horizontaux dans l'un et verticaux dans l'autre : le premier fumait toujours quand on l'allumait; et, dans le second, le tirageétait très-bon dès les premiers instants.

2550. Poêles en briques et en fonte, à bouches de chaleur. — Ces poêles [fig. 657) sont très-répandus en France ; ils sont principalement employés dans les salles à manger.

Ordinairement le foyer est environné de tuyaux en fonlc, qui s'ouvrent d'un côté au-dessous du poêle, et de l'autre dans une cage en briques, où se réunit l'air échauffé dans les luyaux, et d'où il s'écoule dans la pièce par des orifices désignés sous le nom de bouches de chaleur; l'air brûlé, en sortant du foyer par lesinler\'alles des tuyaux de fonte, circule dans la masse de terre cuite, un montant el descendant un cehaiu nombre de fois avant de se rendre dans la p. .

cheminée. Ces appareils sont en général assez mal disposes; la combustion n'a pas lieu complètement sur la grille ; il y a beaucoup de chaleur perdue, résultant de ce que l'air brûlé est abandonné à une trop haute température, et les bouches de chaleur sont en général beaucoup trop petites.

23.^1. Une disposition qui scroit bien préférable à celle qui esl généralemenl employée, consisteriiit à placer autour du foyer une série de canaux verticaux que l'air brftié parcourrait successivement : chacun d'eux renfermerait un tuyau de fonte ; et tous ces tuyaux seraient maintenus par des talons appuyés sur les bords d'orifices circulaires pratiqués dans deux plaques de fonte parallèles : la plaque supérieure formerait la partie inférieure du réservoir d'air chaud qui alimenterait les bouches de chaleur. Il serait même plus simple et plus commode de laisser descendre librement la fumée autour des tuyaux de fonte, et de la faire écouler dans la cheminée par la partie inférieure de la caisse, qui pourrait être en tôle, en fonte, ou en maçonnerie.

2332. Ces poêles, en faïence et à circulation de fumée, sont quelquefois isolés au milieu des pièces qu'ils doivent chauffer ; alors le tuyau it fumée rhomine sous le sol pour se rendre à la cheminée. Dans cette disposition, il faut nécessairement que la cheminée soit pourvue, a sa partie inférieure, d'un petit foyer pour déterminer le tirage.

Ce foyer se réduit le plus souvent i) une ouverture munie d'une porte

Fij. 658 ri 659. Fig. 600,

qui permet de brdier quelques copeaux ou du papierdont la flamme détermine l'appel.

Les figures 638 et 659 représentent une coupe verticale et une coupe horizontale d'un poêle isolé, disposé comme je viens de l'in-

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