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CHAPITRE m. — CHAUFFAGE ET VENT. DES SALLES DE RÉUNION

nelle de la colonne d'air chaud, ayant pour hauteur la distance des calorifères à Torifice du lustre. Mais la ventilation d'été exigeait une surveillance des hommes chargés de faire mouvoir les ventilateurs, et à cause de cette circonstance la ventilation parut, bien à tort, moins certaine que celle qui provient des cheminées d'appel. Il aurait été facile d'établir dans la pièce des appareils de vérification du travail. Dans le choix du mode de chauffage, M. Talabot a été guidé par ce principe, qu'il fallait avant tout chauffer tous les bâtiments. Ce principe est vrai, mais à la condition de chauffer d'abord les parties supérieures du bâtiment, car alors la transmission à travers le sol est négligeable ; mais si on veut effectuer le chauffage d'un bâtiment par de l'air chaud circulant dans des caniveaux pratiqués dans le sol, la perte de chaleur devient très-considérable ; c'est ce qui résulte des expériences faites sur les bouches de chaleur du canal d'air chaud de l'orangerie. Ce canal établi dans le sol avait pour section un carré de O^^SO de côté; il recevait au milieu de sa longueur de Tair qui, en partant du calorifère, était à une tempérarure de 140'' ; il se divisait ensuite en deux branches, qui se prolongeaient au delà de l'orangerie dans les deux pavillons, et sur sa longueur, il portait des bouches pour l'écoulement de Tair chaud ; à celle du centre, l'air chaud sortait à 95% à des distances de 6", 12", 18", 24», les températures étaient réduites à 63% 55% 47% 27^* ; au delà, dans les pavillons, l'air sortait froid.

2619. Par suite de ce rapport, la même commission fut chargée de donner son avis sur le mode de chauffage et de ventilation le plus convenable pour le palais. Mon avis était de mettre la question au concours, mais il ne fut pas partagé par la commission, qui adopta un projet présenté par M. Duvoir-Leblanc. Ce projet, modifié sur plusieurs points par la Commission, consistait à établir, à la place de huit calorifères, deux chaudières à eau chaude en tôle ; de ces chaudières devaient partir deux tuyaux d'un grand diamètre qui s'élèveraient par le chemin le plus court dans les greniers des deux pavillons neufs qui donnent sur le jardinet aboutiraient chacun à un vase d'expansion fermé par une soupape chargée d'un poids correspondant à un excès de pression et 1 atmosphère et demie. De chacun de ces vases devaient partir vingt tuyaux de retour, en cuivre, garnis de robinets, alimentant des poêles placés dans les différentes pièces, et circulant dans des canaux destinés au chauffage de l'air. Le mode de renouvellement de l'air dans la salie des séances ne devait pas être changé, et l'orifice du lustre devait être surmonté d'une che-

minée dans laquelle $e trouverait un poêle à eau chaude, chauflé par un foyer spécial. Le devis des frais d'établissement s'élevait à 180000 francs. M. Duvoir s'engageait à ne pas dépasser ce devis, et se soumettait à faire régler toutes les dépenses, suivant la méthode ordinaire, à Texception des deux calorifères, dont le prix était fixé à 20 000 francs ; à se charger pendant douze ans du chauffage, sous la condition de maintenir dans la chambre et dans les vestiaires, pendant les séances, une température de IS"", une température de 15° dans toutes les pièces habitées et dans la bibliothèque, une température de IS"" dans toutes les pièces qui ne servent que de passage, et 10"* seulement dans Torangerie; de ventiler la salle des séances de manière à y faire passer de 7000 à 8000 mètres cubes d'air par heure, en hiver et en été ; moyennant 33 francs par jour de chauffage pour un chauffage continu de 7 mois, plus 5 fr. par jour de séance d'hiver, 10 fr. par jour de séance d'été, et 15 fr. en sus pour les jours de séance d'été, si Ton veut refroidir l'air de ventilation ; enfin à remettre, après douze ans, les appareils en bon état, moyennant une somme annuelle de 2000 fr., pour les frais d'entretien.

2620. D'après cela, en supposant 7 mois de chauffage, 30 séances d'hiver et 10 séances d'été, le chauffage, la ventilation et l'entretien des appareils coûteraient annuellement 9600 fr., tandis que le chauffage qui avait lieu par les appareils que nous avons décrits d'abord, par de petits calorifères distribués dans le bâtiment, et par des cheminées, chauffage incomplet et insuffisant sur beaucoup de points, aurait coûté, d'après quelques renseignements, 33500 francs, et environ 10 000 francs d'entretien. A la vérité, dans un certain nombre de pièces, on devait conserver des feux de cheminées qui exigeraient une certaine dépense, mais l'établissement du nouvel appareil devait produire une économie considérable, même en tenant compte de l'intérêt du capital dépensé.

Les chiffres pris comme point de comparaison par la commission étaient ou le résultat d'une confusion ou d'une mauvaise administration, car le chauffage par calorifère à air chaud et poêles revient évidemment à meilleur marché que le chauffage à l'eau chaude.

2621 . Les pièces qui devaient être échauffées ont ensemble un volume de 60000 mètres cubes ; les murs ont de 0",50 à 0",60 d'épaisseur, leur surface totale est de 7870 mètres, les surfaces des fenêtres sont de 3770 mètres; en prenant IS"" pour la température de l'air dans les pièces, &" pour la température moyenne des sept mois de chauffage, la quantité moyenne de chaleur transmise par

304 bis. — TABLEAU résumant toutes les condition

MATURE DIS eOMBUSTIfiLES.

Touf les nombres du tableau

se rappnrlcnl

i 1 kilogramme du combuslible

brûlé.

Carbone pur Iransrormé en

Carbone pur transformé en

CO

Hydrogène pur

Bois vert ou sciure de bois,

à 50 p. 100 d'eau

Bois contenant 30 p. 1 OOd'eau

Bois desséché à 1 50"

Tannée à. 48 p. 100 d'eau..

Tourbe

Lignite imparfait

Lignite parfait

Lignite Bitumineux

flouille sèche à lougue

tlarame

Houille grasse à longue

flamme.. . ,

Houille grasse maréchale..

Houille grasse à courte

flamme

Houille maigre uu anthra-

citeuse

Anthracite fpavs de Galles

et Pensvlvanlo)

Charbon de bois

Coke (bonne qualilô)

Huile de pétrole (Virginie

occidentale) i. ..

Huile lourde du gaz parisien

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