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CHAPITRE IV. — CHAUFFAGE ET VENT. DBS SALLES DE RÉUiNION

2679. Les dispositions employées nous paraissent, au point de vue du principe adopté pour la ventilation, supérieures à celles qui ont été précédemment décrites. Cependant elles peuvent donner lieu à quelques observations. L'entrée de Tair neuf par la partie supérieure de la salle et son évacuation par une partie au moins par la cheminée du lustre peuvent rendre une bonne partie de cet air inefficace, en établissant un courant direct des ouvertures d'entrée à la rosace du plafond. Il est vrai que la sortie par les orifices des loges et du parterre est ici rendue indépendante de Tappel du lustre et que Taction mécanique qui la détermine fournit toujours par ces voies, une évacuation qui peut être déterminée à volonté.

Nous avons de plus des réserves à faire sur le moyen adoplé pour la mise en mouvement d'air ; nous avons dit (2440) ce qu'il faut penser de remploi de l'injection comme moyen de mettre l'air en mouvement ; ce moyen est peu économique et, comme nous l'avofis dit, ne doit être utilisé que quand les autres ne sont pas d'un emploi possible.

2680. Opéra de Vienne [Autriche). — Nous avons à examiner maintenant une solution du problème très-différente des précédentes, et pour laquelle l'étude des moyens a été reprise complètement. C'est celle qui a été adoptée et mise en œuvre à l'Opéra de Vienne par le docteur Bœhm. Les indications générales que nous pouvons fournir sur cette installation sont extraites d'une brochure publiée à Vienne en 1866 [Sur Niât de la question de la ventilation) par le professeur Auguste Sicard von Sicardsburg. Cette brochure, avec quelques planches faites pour la collection de la Wiener Bau-Hûtte^ constitue tout ce qui a été publié jusqu'ici sur cette importante installation.

2681. Le nouvel Opéra de Vienne contient 2700 personnes qui se répartissent de la façon suivante :

Étages. Loges. SUUes. Sièges. Places debout. TotaL

Parterre 32 400 160 240 992

t" rang 32 >» » » 216

2682. On a conservé dans ce théâtre l'emploi du lustre, et on s'est servi de la pulsion comme moyen de ventilation, voici les raisons principales qu'indique l'auteur à ce sujet : il remarque d'abord que p«ci.ET m. "12

remploi du plafond lumineux nuit à Teffet de la salle , à cause de réclairage insuffisant des loges basses. Il ajoute ensuite que par les dispositions employées dans le mode d'appel, Tair chaud et vicié de la salle est dirigé vers le bajs à rencontre de sa direction naturelle de façon à s'échapper par le plancher du parterre, que la masse de Tair évacué et celle de Tair entrant dépendent de la différence de température entre l'air extérieur et celui de la cheminée qui surmonte le plafond lumineux, et comme cette différence est variable, la ventilation n'est pas régulière, c'est-à-dire qu'elle est trop forte en hiver et trop faible en été.

Enfin on doit remarquer, dit l'auteur, que la rentrée de l'air frais dans ce système ne suit devant lui le chemin qui lui a été assigné, qu'autant que toute entrée lui est fermée, mais que l'air trouve facilement passage accidentellement par l'ouverture d'une porte ou par les fissures, et qu'il en résulte des courants sensibles et désagréables au voisinage de ces ouvertures.

Ces observations ont conduit aux dispositions adoptées pour la ventilation du théâtre de Vienne représentées figures 680, 681 et 682, la première est une coupe horizontale au-dessous du parterre ; la seconde est une coupe verticale en avant de la scène ; la troisième est une coupe horizontale à la hauteur des loges.

2683. Le lustre occupe dans la salle la place ordinaire; pendant que la scène est ouverte, il est soulevé de façon à ne pas empêcher la vue de la scène par les galeries supérieures, et sa lumière est renfermée au moyen de 16 couronnes de 25 becs de gaz {sonnenbrenner) munies de réflecteurs et placées autour de l'ouverture du plafond ; l'écoulement de l'air pour la sortie suit le chemin naturel, et se fait de bas en haut vers le lustre. L'air neuf, chaufle préalablement et suivant le besoin, est introduit à travers le plancher du parterre et les points les plus bas de toutes les loges et des galeries, avec une vitesse faible et insensible.

2684. L'introduction de l'air neuf est déterminée au moyen d'un ventilateur de Heger actionné par une machine de 1 6 chevaux ; ce ventilateur est à vis et présente à l'extérieur une série d'aubes directrices comme dans les turbines ; la théorie et la description n'en ont pas été publiées jusqu'à ce jour ; l'air sort du ventilateur avec une pression de 1*",2 ; le débit du ventilateur est de 140,000 mètres cubes au maximum.

2685. L'air extérieur arrive par deux puits qui sont ménagés aux deux côtés du théâtre dans le sol du jardin, et se rend dans deux longs

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