CHAPITRE IV. — CHAUFFAGE ET VENT. DES SALLES DE RÉUNION
L'air vicié de ces grands salons du premier étage est évacué en majeure partie par des bouches placées au niveau du sol le long des murs et communiquant avec des cheminées ménagées dans la construction et pourvues d'hélices produisant Tappel nécessaire. Une autre partie est évacuée par le haut en même temps que les gaz chauds et viciés produits par la combustion dans les lustres ; cette fraction d'air vicié va rejoindre dans les combles les gaines où se rend Tair vicié évacué à la partie inférieure.
On a appliqué les mêmes dispositions d'ensemble à la grande salle à manger de gala. Seulement au Ueu d'y envoyer par Tinsufflation un excès d'air neuf, on donne au contraire un excès de puissance à rappel de manière à éviter la communication des odeurs du dedans de la salle avec le dehors.
Les cuisines, les écuries et les closets sont ventilés par appel. Si pour la grande salle à manger il faut des moyens de ventilation puissants, mais n'agissant qu'à de rares intervalles, il faut au contraire pour les écuries, cuisines et closets une ventilation beaucoup moins énergique, mais fonctionnant d'une façon permanente. On obtient facilement ce résultat pour les cuisines en faisant passer les *
tuyaux de fumée des fourneaux dans une gatne de ventilation, où il se produit ainsi un appel constant de Tair vicié. Dans les écuries et les closets, on établit des brûleurs à gaz qui servent en même temps d'appareils d'éclairage.
La ventilation mécanique est prévue pour le service du préfet à raison de 8000 à 10000 mètres cubes pour chaque grand salon, de 20000 à 25000 pour la grande salle à manger.
2716. Le service des fêtes comprend l'escalier d'honneur avec ses paliers et galeries d'accès, les grands salons du premier étage et la grande galerie des fêtes qui se trouve au-dessus de la salle Saint- Jean.
Le régime ou chauffage préalable est établi dans tous ces salons par des surfaces de chauffe placées en contre-bas, et desservant des bouches de chaleur placées sur le sol ; aussitôt que commence l'occupation des salons, on arrête l'arrivée de la chaleur sur le sol, et l'on met en mouvement les appareils mécaniques qui doivent fournir les résultats suivants : introduction de l'air plus ou moins chauffé, selon que les salons sont plus ou moins occupés ; introduction d'un volume d'air proportionné à l'occupation des salons et pouvant atteindre, dans le cas où les salons seront remplis, 100000 mètres cubes d'air par heure ; arrivée de Tair à la partie haute des PÉCLET. m. 23
salons et à mi-hauteur ; évacuation de l'air vicié pour les trois quarts du volume total à la partie basse, et pour un quart à la partie haute, au-dessus des appareils d'éclairage ; léger excès dans l'introduction de l'air sur l'appel, de façon à obtenir une pression plus forte à l'intérieur, ce qui fournit un courant très-faible d'air des salons aux couloirs.
Ce chauffage des escaliers est établi à niveau du sol avec faible ventilation. La température des salons est maintenue moins élevée dans les salons que dans les escaliers et dépendances.
2717. La superficie occupée par le nouvel Hôtel de ville de Paris est notablement supérieure à celle de l'ancien. La construction primitive n'occupait guère qu'une surface de 6300 mètres carrés, tandis que le nouvel édifice couvre environ 9000 mètres carrés.
Le volume total des pièces chauffées par la vapeur et ventilées, soit naturellement, soit mécaniquement, n'est pas inférieur à 150000 mètres cubes; enfin le volume d'air à fournir mécaniquement aux salles du conseil municipal, des emprunts et tirages, aux salons du préfet et aux grands salons des fêtes, peut s'élever à 362000 mètres cubes par heure.
Les générateurs présentent une surface de chauffe totale de 250 mètres carrés ; cette surface suppose un excès suffisant pour assurer le service pendant le nettoyage et les réparations, et fournit, dans tous les cas, outre la vapeur employée au chauffage, celle qui est dépensée pour la mise en mouvement des appareils de la ventilation mécanique.
Palais d'hiTer de FEmpereuF de Biuiile à i^alnt-Pétersbonry.
2718. A l'exposition d'hygiène et de sauvetage de Bruxelles, la société impériale polytechnique de Russie a présenté le mode de chauffage et de ventilation employé dans la partie de ce palais réservée aux appartements de l'Impératrice .
Le chauffage est fait en partie au moyen de quatre calorifères en fonte à nervures placés dans le sous-sol; l'air s'y échauffe à une température de 25 ou 30% s'élève ensuite dans des gaines pratiquées dans l'épaisseur des murs de façade et est amené de là dans l'intervalle laissé dans chaque fenêtre par deux châssis vitrés qui la garnissent ; l'air pénètre dans la salle par des orifices pratiqués audessus des fenêtres ; au-dessous de ces mêmes fenêtres se trouvent des orifices d'évacuation de l'air vicié, qui communiquent avec des cheminées d'appel.