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CHAPITRE lY. — CHAUFFAGE ET VENT. DES SALLES DE RÉUiNlON

par des conduits horizontaux placés entre les deux plafonds avec le grand tuyau dont nous venons de parler. Ce tuyau de descente doit être en métal, afln que Tair se refroidisse le plus possible, car si on parvenait à lui donner la température extérieure, la descente de Tair ne produirait d'autre perte que celle qui résulte du frottement et des changements de direction.

2726. La cheminée d'appel devrait être en briques; le foyer serait placé latéralement ou formé d'une grille mobile, en forme de panier, qu'on pousserait au milieu de la section de la cheminée et qu'on retirerait en avant pour la charger. Le tuyau d'accès de l'air dans la cheminée devrait être garni d'un registre tournant, destiné à régler la ventilation, et à la supprimer complètement, pour commencer le chauffage, en faisant retourner au calorifère Tair de la pièce par un orifice pratiqué près du sol.

2727. Il sera nécessaire de n'introduire Tair dans Tamphithéâtre qu'à une température très-peu différente de celle qui y règne, au moins au voisinage des auditeurs ; cette condition est indispensable toutes les fois que Tair est introduit par des orifices placés près des personnes qui se trouvent dans la salle ventilée, quelle qu'en soit la nature ; aussi Tair chaud doit-il arriver précédemment dans une chambre de mélange où il rencontre de l'air froid en quantité convenable pour arriver à la température voulue ; dans le cas des amphithéâtres l'espace qui se trouve au-dessous des gradins peut avantageusement être employé comme chambre de mélange. En général pour obtenir le mélange de l'air chaud et de l'air froid il suffira de faire arriver le premier par des tubes verticaux recouverts de chapeaux destinés à diriger les mêmes verticalement ou obliquement, mais toujours de haut en bas.

2728. Le canal horizontal qui conduit l'air dans le tuyau de descente pour l'amener au bas de la cheminée d'appel doit être garni à sa partie supérieure d'un large orifice, ayant la section du tuyau, et fermé par un couvercle à joint hydraulique ou de sable, afin de pouvoir faire écouler directement Tair qui a traversé la salle, quand la force ascensionnelle est suffisante, ce qui arrive quand l'air extérieur est à une température assez basse relativement à la température intérieure.

2729. On pourrait aussi placer une cheminée avec foyer d*appel dans les combles du bâtiment, mais c'est une disposition trop dangereuse ; d'ailleurs, la direction du foyer exigerait un chauffeur spécial, tandis que, par la disposition indiquée, le chauffeur qui

surveille le calorifère, peut diriger le foyer de la cheminée. Cet inconvénient n'existerait pas si le calorifère était à vapeur ou à eau chaude, parce qu'on pourrait établir dans la cheminée des combles des vases alimentés à volonté de vapeur ou d'eau chaude, qui échaufferaient l'air avant sa sortie ; mais la dépense de combusti- • ble se trouverait dans la plupart des cas notablement plus grande que quand l'air descend au niveau du sol pour s'élever dans une cheminée, parce que les cheminées qui partent des combles ont nécessairement une petite hauteur, et que, dans la disposition indiquée, l'air prenant sensiblement la température extérieure, le tirage qui se produit dans la salle s'ajoute au tirage d'une grande chemi* née, comme dans le cas où la cheminée part des combles ; à la vérité, il y a une certaine perte de charge résultant du frottement dans le canal de descente et dans la cheminée, mais cette perte de charge est plus que compensée par l'accroissement de hauteur de la cheminée. En comparant une cheminée de 5 mètres partant des combles, d'un diamètre de 1",60, avec une cheminée partant du sol, de même section et de 15 mètres de hauteur, si nous supposons de plus que les résistances antérieures soient les mêmes dans les deux cas, en appHquant à chacun d'eux la formule du n"" 582

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