CHAPITRE VI. — DLANCniSSAGE
cendant partant des chaudières ; G, calotte qui termine le tuyau ; H, tuyau descendant ramenant la lessive dans la chaudière ; II, grille en bois sur laquelle on place le linge; LL, charpente portant les cuviers ; a, a, flotteurs ; b, b, leviers à contre-poids auxquels sont at-
Fig. S53.
lâchées les liges des flotteurs ; c, c, soupapes à air ; d, soupape pour la fermeture du tuyau descendant ; e, e, couvercles des chaudières serrés par des vis. La vapeur formée dans la chaudière presse le liquide et le fait monter par le tuyau F sous la calotte G, cjui le projette sur le linge dans tous les sens. Lorsque tout le liquide est monté, le flotteur a fait ouvrir la soujiape à air c; alors la soupape d s'ouvre par la pression du liquide, et la lessive qui a passé sur le linge retourne à la chaudière par le tuyau 11. Aussitôt que lu chaudière est remplie, la soupape à air se ferme parreiretdel'élévation du flotteur. L'équilibre s'établissant, la soupape d se ferme, et les mêmes elTels se reproduisent périodiquement.
Cet appareil est un des premiers qui aient apporté dans le lessivage une gninde économie de temps et de combustible. H a toutefois le grand inconvénient de projeter immédiatement la lessive bouillante sur le linge ; ce qui rend souvent les taches presque indélébiles.
Comme on le voit dans la ligure, un même foyer peut servir pour deux appareils distincts de lessivage.
2105. On a employé quelquefois dans les blanchisseries un peu importantes, la disposition indiquée par la ligure 554, dans laquelle.
la lessive est àla fois^chautTée et élevée par la vapeur. Dans le double fond du cuvier A, se trouve un (uyau DD. percé de petits trous et communiquant avec une chaudière à vapeur par le tube E ; un tuyau central B descend près du fond et s'élève à la partie supérieure oii il est surmonté d'un chapeau.
Lorsque la lessive s'est écoulée dans le double fond, on ouvre la communication avec la chaudière, la vapeur arrive dans la lessive, la chauffe, et, ne pouvant s'échapper à travei*» le linge placé entre les deux grilles de bois IJtl et II, produit une pression qui fait monter la lessive. On ferme ensuite les robinets jusqu'à ce que le liquide ait de nouveau tra-
Fig. Wl.
versé les toiles. GG est un cou-
vercle placé pour empêcher les vapeurs de se répandre dans la pièce; CC, un cylindre en bois qui préserve du contact du linge le tuyau métallique B ; F, un robinet qui sert à faire écouler la lessive à la fin de l'opération.
2106. Le lessivage par circulation continue peut s'effectuer simplement par une disposition analogue à celle que nous avons décrite figure 539. La chaudière et le cuvier sont placés à la même hauteur et communiquent par des tuyaux situés l'un près du fond, l'autre à la partie supérieure. Onrempht l'une etl'autre de lessive, et, en chauffant sous la chaudière, il s'étaUit une circulation continue comme dans le chauffage à l'eau chaude décrit (198). Ce système exige une quantité considérable de lessive, et par suite une dépense beaucoup plus grande de sel de soude et de combustible. La saponification se fait en outre très-lentement ; il faut 25 à 30 heures pour lessiver le linge convenablement.
2107. La figure 555 représente l'appareil de lessivage deMM.Muller et Bouillon, qui peut être rangé dans la classe des appareils à circulation continue. Il se compose d'une chaudière en fonte A placée dans le sous-sol, et construite de manière à présenter une grande surface de chauffe, tout en renfermant un faible volume d'eau ; le linge est disposé sur un grillage dans un cuvier M, fermé par un couvercle, autour d'un tube placé dans l'axe et surmonte d'un chapeau. Le cuvier communique à son centre, par le tuyau II, avec la partie