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CBAPITRE IV. — CHAUFFAGE ET VENT. DES SALLES DE RÉUNION

•chaleur. Mais ce rapport se trouverait diminué si on augmentait la hauteur de la cheminée des combles, si Texcès de la température •de l'air de l'amphithéâtre sur celle de l'air extérieur augmentait et si l'excès de température nécessaire à produire le tirage diminuait.

2730. On pourrait aussi produire le mouvement de l'air à travers l'amphithéâtre au moyen d'un ventilateur placé, soit en avant des calorifères, soit dan& les combles, soit au niveau du sol au bas du tuyau de descente. Le mieux serait de le disposer en avant des -calorifères et de le faire agir par insufflation.

2731. Je prendrai pour exemple particulier un amphithéâtre pouvant contenir 1000 personnes ; si la ventilation doit être de 13 mètres cubes par personne et par heure, le volume d'air total qu'il faudra faire passer à travers la salle sera de 15000 mètres cubes par iheure, et de 4"%16 par seconde ; en supposant une cheminée de 15 mètres de hauteur, un refroidissement complet dans le tuyau de descente, et un accroissement de température de l'air dans la cheminée de 30**, la vitesse d'écoulement de l'air, abstraction faite de toutes les résistances, serait égale à 5"',67, et en admettant que les résistances réduisent cette vitesse à un tiers, elle serait encore de 1,88; mais la force ascensionnelle de l'air dans l'amphithéâtre 4'augmentera notablement, et on peut sans crainte de se tromper notablement l'estimer à 2 mètres ; alors la section minimum de la cheminée serait égale à 2"',08 et son diamètre à 1",60. La même section devrait être donnée, au minimum, au courant qui passe dans les calorifères et au canal qui conduit Tair vicié dans la cheminée ; mais, dans tout le circuit externe, il serait convenable de ne donner à l'air qu'une vitesse inférieure à 1 mètre. En supposant que l'air soit échauffé de 30*, la dépense par heure pour la ventilation serait de 18000. l'^S. 30. 0,24= 140400% qui correspondent à 17^5S de houille. Quant à la dépense de chaufiage de l'air à son entrée dans la salle, elle yariera avec la température extérieure ; en admettant •6* pour la température moyenne des mois de chauffage, 15** pour la température de la salle, l'excès moyen serait de 9' et la dépense moyenne de combustible serait égale à 17,35. 9: 15 = 10^,53 ; •dans les plus grands froids, elle pourrait être plus que doublée, mais alors la ventilation pourrait s'effectuer directement par l'orifice ménagé au sommet du tuyau de descente.

2732. En connaissant les dimensions des différentes parties de l'appareil, on pourrait facilement calculer, avec une approximation suffisante, la somme des résistances que l'air éprouverait dans son

circuit, et, par suite, Texcès de température que Tair devrait recevoir dans la cheminée. Les plus grandes résistances proviennent des changements brusques de direction et des accroissements de section ; les frottements sont presque négligeables ; Tincertitude ne porterait que sur la température de Tair en arrivant dans la cheminée d'appel, mais elle devrait peu différer de la température extérieure, quand la cheminée d'appel part du sol et que le tuyau de descente est métallique.

2733. Occupons-nous maintenant de la manière de régler la ventilation. Pendant Tété, il faut remarquer que, avec une ventilation de i 5 mètres cubes d'air, les 42 unités de (5haleur produites moyen* nement par personne et par heure (2365) élèveront la température des lo mètres cubes d'air, de 9%l8;ainsi, en supposant que l'amphithéâtre soit toujours occupé par le même nombre de personnes, pour obtenir une ventilation constante, il suffirait que l'on brûlât toujours dans le foyer la même quantité de combustible, ce qu*on pourrait obtenir en réglant convenablement l'orifice d'accès de l'air dans le foyer, d'après les indications d'un thermomètre différentiel qui se trouverait dans la cheminée ou au moyen d'un manomètre qui indiquerait la pression latérale au bas de la cheminée. Pendant l'hiver, l'appel provenant de Tair chaud qui remplit la salle étant variable, il faut nécessairement se servir d'un appareil qui indique directement la vitesse d'écoulement, de l'appareil décrit (520), ou de l'anémomètre disposé comme je Tai indiqué (516) ; ces instruments auraient l'avantage de servir pour toutes les saisons, et on reconnaîtrait facilement à leurs indications quand il suffit d'ouvrir le registre de la partie supérieure du tuyau de descente, et quand il faut allumer le foyer de la cheminée d'appel.

2734. Il est important de remarquer qu'en été, en supposant seulement une ventilation de 10 mètres cubes par personne et par heure, la chaleur dégagée par la respiration élèverait l'air d'appel, dans la pièce, de 9%18. 3: 2 = 13%77, à peu près de 14% et qu'en supposant la hauteur de la salle de 10 mètres, la vitesse d'appel, par cet accroissement de température, abstraction faite des frottements, serait à peu près de 1 mètre, et la section des orifices d'accès et de sortie devrait être environ de 0"'',0027 par personne ; alors, dans l'hypothèse de 1000 personnes, ces sections seraient de S"",? ; et en supposant que la vitesse soit réduite à 0,5, par les résistances de toute espèce, la ventilation naturelle serait peu diminuée, à causé de l'accroissement de température de l'air par la

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