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CHAPITRE lY. — CHAUFFAGE ET VENT. DES SALLES DE RÉUNION

respiration. En effet, en désignant par v la vitesse dans le cas que nous avons considéré d'abord, et par v' la nouvelle vitesse, on aurait évidemment

ou en remarquant que j est sensiblement égal à 2, si 15"* est la température moyenne de Tété, on aura :

— = 0,5 V? ; ou v' = 0,7r .

En hiver, en supposant que Tair d'accès soit à 15% et en négligeant la chaleur transmise par les vitres et les murailles, qui est toujours très-petite relativement à la chaleur émise par la respiration, quand la salle est remplie, la température de Tair au-dessus de l'espace occupé dépasserait certainement SS"", et par conséquent la ventilation naturelle dépasserait celle de l'été.

2733. Mais tout cela suppose que la salle est rempUe. Si elle ne l'était pas, les orifices d'accès et de sortie par la partie supérieure étant ouverts, la vitesse d'ascension de l'air serait diminuée en été, mais la ventilation pourrait encore être suffisante par les remous qui se produiraient autour des personnes présentes, et d'autant plus facilement qu'elles seraient plus espacées ; en hiver, les phénomènes seraient encore beaucoup plus compliqués, parce que la température de l'air chaud, en sortant du calorifère, dépendrait à la fois de la consommation de combustible et de la ventilation, que la température de la pièce varierait avec la température et le volume de l'air chaud qui y pénétrerait, et avec le nombre des personnes qui l'occuperaient.

J'ajouterai que la ventilation naturelle exigerait néôessairement que les orifices d'accès de l'air, dans l'amphithéâtre, allassent en décroissant de surface de bas en haut ; cela tient à ce que l'appel provenant de l'accroissement de température causé par la respiration augmente de bas en haut, par suite de la diminution de hauteur de la colonne d'air surchauffée. Ces variations de sections ne seraient pas absolument nécessaires si lappel avait heu par une grande cheminée partant du sol, parce qu'alors les inégalités de ventilation, dans les différentes parties du sol, deviennent très-faibles avec des orifices d'accès égaux.

2736. Ainsi, il est très-avantageux, sous le rapport de la ventila-

(ion totale, et sous le rapport de rimiformité de la ventilation générale et de sa répartition, de la produire par la cheminée d'appel, même quand la ventilation naturelle pourrait être momentanément suffisante, et de la diriger toujours comme si la salle. était constamment remplie. Le chauffeur cjevrait consulter constamment Tanémomètre et un thermomètre placé dans la salle, et s'arranger de manière que les indications restent constantes, au moyen du registre du tuyau d'accès de l'air dans le foyer de la cheminée d'appel, et du registre du tuyau à air brûlé du calorifère.

2737. Dans les salles occupées par un grand nombre de personnes qui se tiennent debout, comme les salles d'audience des tribunaux, le mode de ventilation devrait être le même ; l'air devrait parcourir les salles de bas en haut ; mais ici, excepté dans la partie de la salle qui n'est pas occupée par le public, on ne peut plus éviter l'inconvénient qui résulte de l'accès de l'air par des calorifères placés audessous du sol ; heureusement, cet inconvénient est moins grave que dans les amphithéâtres. L'air pourrait arriver par un grand nombre d'orifices fermés par des grilles en fonte à jour, et dans la partie réservée de la salle, par des ouvertures pratiquées dans le plancher et sur le devant des bancs. L'air vicié passerait par le plafond pour gagner la cheminée d'appel, comme pour la ventilation des amphithéâtres.

2738. Quand la température extérieure est basse, on peut, en plaçant le calorifère à air chaud à une hauteur convenable au-dessous de la salle, obtenir un excès de pression de l'air qui arrive et par suite maintenir la pression intérieure égale et même supérieure à la pression extérieure, mais il n'en est plus de même quand l'air ne doit pas être chauffé, ou quand il ne doit être chauffé que d'une quantité insuffisante, et alors il faut une action mécanique pour donner à l'air neuf l'excès de pression qui doit neutraliser la raréfaction produite par l'appel.

2739. Grandes galeries, — Le cas que nous considérons maintenant est celui de la Bourse et des grandes gares de chemin de fer, salles de pas-perdus, etc. Dans ces salles, la ventilation s'effectue par les portes qui s'ouvrent fréquemment, et on n'a à s'occuper que du chauffage. La meilleure disposition de chauffage qu'on puisse employer, consiste dans un chauffage par des plaques de fonte pleines, au niveau du sol, et des courants d'air chaud, sortant de quelques plaques à jour fixées dans le plancher, et d'orifices percés dans les faces de différents socles convenablement placés comme à la Bourse

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