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CHAPITRE V. — CHAUFFAGE ET ASSAINISSEMENT DES ÉGLISES

circulation, iii degrés; différence maximum du niveau, 3 à 4 mètres. L'air chaud est versé dans Téglise par vingt-deux bouches fermées par des grilles ; vingt et une ont une surface Ubre de 0'"'i,135, et la dernière, celle qui est placée au-dessous de Torgue, 0'''i,400 : la somme de ces surfaces est de 3""i,23a.

2749. Méthode d^ expérimentation suivie par MM. les experts. — Chaque matin la houille destinée à la consommation du jour était pesée et mise par tas de 200 kilogrammes. Le chauffeur marquait l'heure de la mise en feu, Theure de Textinclion etTheure où il en* tamait chaque nouveau tas ; le reste du dernier tas était pesé avec soin.

Cinq fois par jour on observait la température de l'intérieur et de l'extérieur. Dans ce but, dix thermomètres préalablement comparés étaient suspendus sous les lustres à 2 mètres au-dessus du sol, la moyenne de ces dix thermomètres donnait la température intérieure. Deux thermomètres placés, l'un dans une petite cour attenante au fourneau, l'autre sous le portail, indiquaient la température extérieure. Deux autres thermomètres étaient suspendus à 2 mètres audessus des bouches de chaleur. Six thermomètres appliqués contre la paroi intérieure des murs latéraux et la face tournée contre ces murs, indiquaient la température de ces parois. Enfin deux thermomètres suspendus sous l'orgue à 8 ou 9 mètres d'élévation, et un troisième suspendu à la naissance de la coupole de la chapelle de la Yierge à 18 ou 20 mètres, servaient à étudier la répartition de la chaleur à différentes hauteurs.

Les résultats de même nature ont été représentés graphiquement par des courbes.

2750. Résultat des expériences. — Par suite d'une économie mal entendue, ou plutôt des conditions du service et de la nature des engagements du constructeur^ l'égUse n'avait été chauffée jusqu'alors que par intervalles irréguHers, et jamais d'une manière continue. La température intérieure n'avait pu dépasser 9 à 10 degrés et descendait notablement pendant les gelées.

Le 16 novembre, jour où commença l'expertise, la température extérieure était de 3 à 4 degrés, et la température intérieure de 9 degrés.

Du 17 au 27 novembre, par un chauffage non interrompu de jour et de nuit, la température intérieure fut amenée successivement à 18 degrés.

Du 27 novembre au 6 décembre, la température de l'église a été

maintenue entre 15 et 16 degrés par un chauffage intermittent; et du 6 décembre au 20 janvier à une température de 12 à 13 degrés en faisant varier la durée des chauffages et des intervalles qui les séparaient. Dans ce dernier laps de temps, la température extérieure est restée comprise entre + 5 et + 6 degrés.

275! . Effet produit par la cmitinuité du chauffage, — M. Léonce Thomas, en examinant la puissance et la disposition de Tappareil, avait pensé dès Tabord que les faibles résultats obtenus les années précédentes provenaient uniquement de ce que les murailles n'avaient point été amenées au régime, qu'on parviendrait à les y amener par un chauffage continu jour et nuit pendant un certain temps, et qu'alors une plus haute température serait obtenue d'une manière permanente avec une moindre dépense de combustible. Ces prévisions ont été parfaitement confirmées par l'expérience. Par un chauf* fage continu de huit jours la température intérieure, comme nous l'avons dit, s'est élevée progressivement jusqu'à 16 degrés; elle dépassa même 18** pendant les offices les plus suivis du dimanche; cette température est insupportable dans un lieu où l'on arrive bien vêtu ; aussi beaucoup de personnes furent obligées de sortir. En outre, comme nous le verrons plus loin, ces résultats ont été obtenus avec une notable économie de combustible ; on en conçoit facilement la raison : quand la grande masse de l'air, les murailles intérieures et extérieures^ possèdent la température qui correspond à celle qui doit être maintenue dans l'édifice, il n'y a de pertes de chaleur que par les transmissions régulières, tandis que quand cette condition n'est pas remplie, il y a beaucoup de chaleur absorbée par les murailles et qui se disperse sans utilité.

2752. Chauffage intermittent. — Aussitôt que le régime est étabU, il n'est plus utile de chauffer d'une manière continue, il suCGt de faire fonctionner le foyer quelques heures tous les jours, ou d'attendre que la température intérieure se soit abaissée de 2 ou 3 degrés, et de chauffer le temps suffisant pour remonter la température au point de départ. Or, il résulte des expériences faites dans les mêmes circonstances de température extérieure, que cette dernière méthode est plus économique, car dans le premier cas, la consommation moyenne par heure de trois expériences a été 41^,02, et dans le second cas seulement de 38^,35. Cette différence provient de ce qu'il y a toujours une grande perte de chaleur au commiencement de chaque chauffage pour amener le fourneau, les canaux, etc., à leur température maximum. La courbe des températures des bouches de

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