‹ Traité de la chaleurChapitre 186 sur 301 · GIIAPITHB V. — CHAUFFAGE ET ASSAINISSEMENT DES EGLISES · texte numérisé non relu

GIIAPITHB V. — CHAUFFAGE ET ASSAINISSEMENT DES EGLISES

<;baleur le démontre avec la dernière évidence ; dans les chauffages continus, Tair chaud n'atteint son maximum qu'après trois jours. Ainsi le mode de chauffage le plus économique, indépendamment de quelques difficulfés de service^ consisterait à laisser le vaisseau se refroidir de 1 ou 2 degrés, au-dessous de la moyenne qu'il con- Tient alors de prendre au-dessous de IS"" et à le chauffer d'une manière continue de quelques degrés au-dessus, une variation de quelques degrés dans une église n'offrant pas d'inconvénient.

2753. Maximum de puissance de f appareil. — ^ Lorsque la température intérieure restant constante, la température extérieure s'abaisse, la vitesse du refroidissement augmente ; il faut alors un chauffage plus vif et plus soutenu pour maintenir la température intérieure, et on conçoit facilement que quand l'appareil par un chauffage continu sera amené à produire son maximum d'effet, la température intérieure s'abaissera de manière que sa différence avec la température extérieure reste constante.

On a eu deux fois l'occasion de constater ainsi le maximum de puissance de l'appareil, le 21 décembre et le 2 janvier, jours où la température a baissé subitement en une nuit de 8 à 10 degrés pour tomber à — 3 ou à — 6 degrés. Il fut observé alors que bien que le chauffage fût permanent, la température intérieure s'abaissa brusquement* de manière que son excès sur celle de l'air extérieur se maintint à 16 degrés. Ainsi c'est cet effet qui mesure le maximum de puissance de l'appareil.

Pour une température extérieure de — 6 degrés, la température intérieure atteindrait donc seulement 10 degrés. Ainsi l'appareil serait juste suffisant pour maintenir dans l'église une température de 12 à 13 degrés, quand l'air extérieur est à — 2* ou — 3". Mais il est important de remarquer que la tempéraHure que nous recherchons et qui nousplatt lliiver, n'est que relative, et elle est d'autant moins élevée que l'air est plus froid. Aussi il a été constaté que la température de réglise n'avait jamais paru si élevée que dans les deux circonstances que nous venons de citer, quoiqu'on réalité elle n'eût jamais été aussi faible, parce qu'en y entrant on éprouvait une variation de température de 16 degrés, tandis que la moyenne des différences, pendant l'hiver, est moitié moindre.

2754. Réchauffement spontané de P église. — A partir du 14 janvier, jour où l'on a cessé définitivement le feu, la température de réglise a baissé lentement jusqu'à se trouver seulement supérieure à celle de l'extérieure de 4 à 5 degrés. La température extérieure

s'étant élevée lentement, celle intérieure a suivi le même mouvement; il était faible, mais bien caractérisé et soutenu depuis trois jours, au bout desquels, le temps venant à se refroidir, la température intérieure s'est abaissée de nouveau. On peut se rendre compte de ce phénomène en considérant que la différence des températures des surfaces des murailles est toujours plus petite que celle de Tair intérieur et de Tair extérieur , à cause de la chaleur produite à Fintérieur par les personnes qui s'y trouvent, que quand cette dernière différence n'est que de 5 degrés, la première est très-petite et qu'un faible réchauffement de Fair extérieur peut changer le sens de la variation de température dans les murailles.

2755. Extrême lenteur du refroidissement. — En admettant que la température moyenne de Thiver soit à Paris de S degrés, et que le vaisseau soit maintenu à une température de 12 degrés, la différence est de 7 degrés ; il résulte des expériences que pour cette différence de température la vitesse du refroidissement est si lente qu'il faut interrompre le chauffage pendant cinq à six jours pour obtenir un abaissement de h degré.

2786. Influence de la foule et de toy!oeTtwre des portes. — Pendant les cérémonies qui appellent un grand nombre de fidèles, la température monte de 2* à 3"* ; mais une demi-heure après Técou- Icment de la foule, il ne reste plus de trace de cet échauffement. Cet effet, qui parait singuher au premier abord, résulte de la quantité très-considérable de chaleur que peuvent absorber les murailles.

On n'a observé aucune influence résultant de l'ouverture des portes, quoique à plusieurs reprises cette ouverture ait été maintenue pendant trois à quatre heures.

2757. Répartition de la chaleur à différentes hauteurs. — Deux thermomètres étaient suspendus sous l'orgue à 8 ou 9 mètres du sol ; un troisième était suspendu à la corniche du dôme de la chapelle de la Vierge à 18 ou 20 mètres, comme il a été déjà dit. Ces trois thermomètres consultés de trois à cinq fois par jour, pendant vingt jours, ont indiqué une température supérieure à la moyenne des dix thermomètres placés à 2 mètres du sol de 0'',25 à 0'',75 seulement et jamais plus.

Le fait dont il est question, et que j'avais déjà remarqué dans des circonstances analogues, provient de ce que les courants d'air chaud sortant des bouches de chaleur sont à une température peu élevée, d'une petite section, d'une petite vitesse, et qu'alors leur

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