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CHAPITRE VI. — BLANCBISSAGK

mêmes principes. Le foyer F est placé directement au-dessous du cuvier. La lessive, renfermée dans le double fond mm, moule, quand elle est chauffée, par le tube aÔ, se répand sur le linge M et revient dans le double fond par le tuyau t'. La pompe P amène la lessive sur le linge, par le tuyau tt au commencement de l'opération.

2110. Les buanderies économiques de la maison S. Charles sont tout à fait portatives et peuvent servir dans les ménages; elles se composent essentiellement d'une cuve en tôle galvanisée en forme de tronc de cône rétréci par le bas ; les petits appareils sont sans foyer et se posent sur un fourneau quelconque ; les appareils plus grands ont un foyer spécial placé au-dessous du Fi,j. ijn.

cuvier. Un double fond à clairevoie, en bois, se place dans le cuvier à une petite distance du fond ; ce double fond présente un trou central dans lequel on fait passer un ou plusieurs gros bâtons placés verticalement, et des entailles disposées à son pourtour dans l'intérienr desquelles on place des 'barrettes appliquées contre la paroi de la cuve. La cuve présente une douille à la partie inférieure pour la vidange et un tube de trop-plein au point que le niveau du Nquide ne doit pas dépasser dans la cuve, et qui est inférieur à celui du double fond. On prépare une lessive en faisant dissoudre 4 kilogrammes et demi à 5 kilogrammes de cristaux de soude ou de savon mou dans 100 litres d'eau. Le linge le plus sale est directement plongé dans cette lessive qui marque environ 3' à l'aréomètre ; le linge le moins sale est trempé dans une lessive moins forte oblenue en ramenant la lessive précédente, au moyen d'une addition d'eau pure, à ne plus marquer que l*à i" et demi; le linge bien imbibé est ensuite essoré.

On bouche la douille de vidange et on verse dans le cuvier de l'eau pure jusqu'au (rou de niveau d'eau qu'on laisse ouvert pendant la mise du linge au cuvier. On jette alors au fond du cuvier le linge le plus sale après l'avoir délordu, et on finit d'emplir avec le linge le moins sale, en ayant soin de lasser partout également; quand le PUm. m. 3

cuvier est presque plein, on relire les bâtons et les barrettes et on achève de remplir de linge en tassant toujours et en bouchant avec du linge les trous laissés par les bâtons ; on ferme le couvercle du cuvier, on bouche le tube de niveau et on fait bouillir Feau qui se trouve à la partie inférieure du cuvier jusqu'à ce que la vapeur sorte autour du couvercle par petites boufiées ; on laisse le feu s'éteindre et on laisse ensuite l'appareil fermé jusqu'au lendemain. On peut ensuite procéder au lavage. Dans l'appareil que nous venons de décrire se trouvent réalisées très-heureusement les conditions du coulage à la vapeur, sans emploi de pompe, et l'opération réduite alors à sa plus simple expression devient d'un emploi facile dans l'usage domestique.

2111. Les appareils mécaniques de lessivage ont tous pour objet d'agiter le linge au contact de la lessive. Ils peuvent être disposés d'un grand nombre de manières différentes. En Angleterre, un de ceux qui ont obtenu le plus de succès est la roue à laver {dasfi^wheel). Elle consiste en un grand tambour en bois, mobile autour de son axe et divisé en plusieurs compartiments fermés ; dans chacun d'eux on introduit la lessive et le linge renfermé dans des sacs de toile trèsclaire. Parle mouvement de la roue, le liquide entre et sort des sacs de manière à renouveler constamment celui qui est en contact avec le linge.

2112. A l'exposition universelle de 1855, se trouvait un appareil mécanique de lessivage présenté par M. Lejeune. Il se compose de six roues à laver, analogues aux dasli-wheel : chaque roue plonge dans une auge renfermant, la première de l'eau pure, les autres des dissolutions de soude à des degrés croissants de concentration et à des températures de plus en plus élevées. Une machine à vapeur sans condensation fait tourner les roues, et la vapeur qui en sort est employée au chauffage des lessives ; au bout d'un certain temps, les roues sont relevées et reçoivent un mouvement de translation qui amène chacune d'elles au-dessus de l'auge suivante ; en abaissant les axes, les roues plongent de nouveau dans les auges et on reprend le mouvement de rotation. L'opération est terminée dans une roue quand elle est revenue au point dé départ. Cet appareil, qui présentait des dispositions ingénieuses, ne s'est pas répandu.

2113. Il faut reconnaître que, malgré son importance, la question du blanchissage est réellement peu avancée ; car on ne connaît pas bien les phénomènes physiques qui se produisent dans le lessivage. Il paraît bien établi qu'il est avantageux d'élever progressivement la

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