CHAPITRE V. — CHAUFFAGE ET ASSAINISSEMENT DES PRISONS
d'où Ton tire x = ^T ; la température de cet air sera alors 17+ 14 = 31*, et son excès de température sur l'air extérieur de 31 — 5 = 25**. Je n'ai point égard à l'échau£fement de Fair par le tuyau à fumée des générateurs, parce que Finfluence de cet échauflement est très-faible, comme le constatent les expériences du tableau D, citées plus haut. La hauteur de la cheminée étant de 29 mètres, la vitesse théorique d'accès de Fair sera
^= rF5?>^"(*-^^<*+'^> = l + oS5.3. V29. 25.(1 +0,0036». 6)
Or, la cheminée est cylindrique, de 2"',25 de diamètre et 3'',62: de section ; et, comme elle renferme le tuyau à fumée des calorifères, qui a (y^,8Q de diamètre et 0",SO de section, il s'ensuit que la section du canal, par lequel s'écoule Fair de ventilation, est réduite à 3"î,62 — 0»,50 = 3",12. La cheminée évacuant 30000 mètres cubes d'air par heure, ou 8"%33 par seconde, la vitesse d'accès sera de 8,33 : 3,12 = 2",67. Ainsi, la vitesse réelle n'est que de 2,67 :.6,64, =0,40 de la vitesse théorique, et par conséquent le travail réel n'est que (0,40)* = 0,16 du travail que produirait la cheminée, s'il n'y avait pas de résistance dans tout le parcours de Fair depuis les orifices d'accès de Fair extérieur jusqu'au sommet de la cheminée. Remarquons maintenant qu'en désignant parY la vitesse due à la charge, part; la vitesse réelle, par m la somme totale des résistances, on a
v=Y k/t-t— ; d'où f ^V = -ri — ; et m = 5,25.
Or, dans le trajet de l'air, il y a trois renflements : à l'entrée dans les galeries, dans les cellules et dans les caveaux où se trouvent les tonnes de vidange, et trois changements de direction à angle droit, deux dans le canal qui amène Fair dans les cellules et un à l'entrée de Fair dans la cheminée d'appel, qui produisent une perte de charge égale à 4,50 (462) (437) ; ainsi il ne reste que 0,75 pour les frottements.
2818. La surface totale des murailles exposées au contact de l'air est à très-peu près de 13000 mètres carrés, non compris les surfaces des voûtes et du sol, qui transmettent fort peu de chaleur ; leur épaisseur est de 0",60. La surface totale des vitres est de 2173 mètres carrés. En admettant le nombre 15 (993) pour la quan-
410 LIVBE IV. — CHAUFFAGE ET VENTIUnON DBS UECX HAHltS-
tité de chaleur transmise par mètre carré de mmiiilles éi parliem«, et 23 (998) pour la transmission des vitres dans les mêmes circonstances, la quantité totale de chaleur perdue moyennement par les vitres et les murailles sera 13000.15 + 2,173. 23 = 244979. Pour obtenir la quantité totale de chaleur fournie par les calorifères, il faut, à cette quantité de chaleur, ajouter celle qui est nécessaire pour élever 27,000 mètres cubes d'air de 6 degrés à 14, puisque Tair des cellules a 14 degrés, quantité qui est égale à 27000. 1, 3 . 8 . 0,24 = 67392, et en retrancher la chaleur produite par les détenus, qui est égale à 40 . 4225 = 49000. On trouve ainsi, pour la quantité de chaleur fournie par la vapeur, 244979 + 67392 — 49000 = 263371. En admettant ' que chaque kilogramme de vapeur ait fourni 600 unités de chaleur, la quantité de vapeur moyenne condensée par heure serait de 439 kilogrammes. Pendant les trois années de chauffage de 1851 à 1854, la consommation moyenne pour le chauffage a été de 413122 kilogrammes, et par heure moyenne de 413122 : (210 . 24) = 82^ ; pour que cette consommation produisit les 439 kilogrammes de vapeur, il faudrait admettre que chaque kilogramme de houille aproduit 5^,35 devapeiu*; or, il résulte d'une note lithographiée, adressée par H. Grouvelle à M. le préfet de la Seine, que les premières chaudières établies à Mazas avaient des dimensions trop petites, que les ordonnances ne permettaient pas de dépasser, et ne produisaient que 4^,48 de vapeur par kilogramme de houille, et que les nouvelles, plus puissantes, qui ont été ajoutées aux premières, produisent 6^,49. Ainsi la production de la vapeur a varié entre ces deux nombres, dont la moyenne diffère peu du nombre indiqué parle calcul.
2819. Description de la prison Mazas. — La figure 682 représente le plan des bâtiments au niveau du sol.
A, entrée.
B, cour de Tadministration.
C, corps de garde.
D,D, magasins.
E, salle des morts.
F, cuisine.
G, passage du greffe.
H, greffe.
1,1, salle des fouilleuses.
J,J, salles provisoires de dépôt.
Vj panneterie.